‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 499 sur 656 · I. ABAISSEMENT · texte numérisé non relu

I. ABAISSEMENT

Dans l’abaissement, l’opérateur enlève le cristallin du centre visuel, en l'abaissant à la partie inférieure de la chambre postérieure, entre les procès ciliaires et les premières mailles de l’éponge hyaloïdienne. A ce! effet, il se sert de l’aiguille de Scarpa, tige fine de 4 centimètres de long, montée sur un manche d’ivoire à pans et terminée par j une pointe élargie, aplatie, courbée en arc de cercle , plane sur sa convexité , taillée en dos d’ànc sur sa concavité, ou de celle de Dupuytren, qui ne diffère de la première que parce qu’elle est plane , sur la convexité et que la tige est un S 3cu conique. Peut -être est-il bien de ;ï lonner un peu plus de longueur à la kuamc : en tout cas, convient-il de marquer le manche d’une tache du côté qui •répond à la convexité. Une fois le ma- •j ade et l'œil placés convenablement,

S l’opérateur, la main armée de l’aiguille qu’il tient comme une plume à écrire,

prend un point d’appui sur la pommette avec les deux derniers doigts, puis présente l’instrument à 1 œil de maniéré à incliner le manche en bas et en avant , à laisser la pointe dans une posilion horizontale,(la convexité regardant en haut, l’un des tranchants vers la cornée et l’autre vers l’orbite, l.es choses étant disposées ainsi, il enfonce ensuite perpendiculairement l’instrument dans la sclérotique à 3 ou 4 millimètres de la cornée transparente et un peu au-dessous du niveau de son diamètre transversal. L’instrument a-t-il pénétré dans toute sa courbure, l’opérateur lui fait exécuter un demi-tour sur son axe, de manière à faire regarder directement la convexité en avant; ce qu’il reconnaît à la tache noire du manche : relevant ensuite celui-ci, il le porte un peu en arrière, afin de favoriser le glissement de l’aiguille entre l’iris et la capsule lenticulaire, jusqu’au moment où sa pointe apparaîtra à travers la pupille.

La faisant remonter alors au-dessus de la cataracte, il applique en plein la concavité de l’instrument sur le sommet du cristallin et il l’enfonce, à l’aide d’un mouvement de bascule en bas, en dehors et en arrière, au-dessous de la prunelle et du corps vitré. Là il le tient fixé pendant trente secondes, afin de s’opposer à son ascension , puis il dégage l’aiguille sans secousses, à l’aide de légers mouvements de rotation. L’instrument, ramené ensuite à la position horizontale par l’inclinaison du manche et dirigé en haut par sa convexité, est enfin retiré de l’œil par la même voie par laquelle il y est entré. Bien entendu que si le cristallin remontait, il serait saisi de nouveau pour être abaissé plus profondément. Dans le cas au contraire où, par suite de sa mollesse, il se romprait, l’opérateur s’efforcerait d’abaisser isolément chaque fragment ; et s’il ne pouvait y parvenir il les diviserait autant que faire se pourrait et les ferait passer ensuite dans la chambre antérieure, où ils seraient plus ou moins promptement absorbés. Que si le cristallin venait à s’introduire dans la chambre antérieure pendant l’opération l’opérater.r aurait alors à opter entre les deux moyens suivants, savoir , le reprendre avec l’instrument et le reporter en arrière pour le déprimer, comme dans 1 abaissement , ainsi que nous venons de le décrire ; ou pratiquer une incision à la cornée pour ensuite extraire

TRACTE

le cristallin, comme on le fuit dans l’opération de la- cataracte par extraction.

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