‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 52 sur 656 · II. b. Procédé nouveau · texte numérisé non relu

II. b. Procédé nouveau

A ce procédé on a substitué le suivant, qui se rapproche beau oup de la méthode ovalaire. — On fait partir d’un endroit voi-in de l’articulation carpienne du métacarpe sur lequel on agit une incision qui commence sur la face dorsale et se prolonge obliquement jusqu’à la commissure. Arrivé à cet endroit , le chirurgien contourne la ramure palmaire; puis, poursuivant l’incision , remonte du côté opposé jusqu’au point d’oii il était parti. Reste à isoler l’os des parties charnues auxquelles il adnère et a scier le métacarpe. M. Velpeau préfère se servir des ciseaux de M. Liston ; pour nous , nous aimons mieux la scie à molette.

B. Appréciation. Le dernier procédé est évidemment le meilleur et doit être préféré dans tous les cas; il est plus chirurgical en ce sens qu’il ress> mble réellement à une manœuvre scientifique et donne d'ailleurs de plus beaux résultats.

Pansements et suites. La si clion du métacarpe dans sa continuité donne

lieu

a une plaie assez étendue et plus

difficile à guérir que la désarticution des doigts. Aussi est-il préférable de recourir à cette dernière quand le mal n'exige pas qu’on ampute au delà. Il peut se faire aussi que les arlères collatérales n’aient été divisées qu’à la base du doigt, et cela a lieu inévitablement si l’opérateur ne s’est pas trop éloigné des surfaces osseuses. Dans tous les cas , il est rare qu’on soit obligé de lier ces vaisseaux. Un pansement simple suffit donc : quelques cercles de diach\lon placés en travers, et maintenus par trois ou quatre tours de bandes; et la guéiison se fera d’autant plus promptement qu’on tirai’ — lera moins les articulations postérieures.

D Accidents. Ce sont ceux déjà si ?ou vent signalés, et qui seront d’ailleurs d’aulant moins fréquents que les pansements auront été plus doux et les parties d’aulant moins irritées par leur rapprochement forcé. Si cependant ils survenaient , les moyens de les combattre seraient ceux que nous avons déjà indiqués.

§ II. Amputation simultanée des métacarpiens.

Louis a eu occasion de pratiquer l’amputation de la moitié postérieure de la main chez une jeune fille. On conçoit que, pour faire une semblable opération, il suffirait de pratiquer une incision demi-circulaire à la face dorsale , d’isoler les os les uns après les autres ; puis, une fois les surfaces osseuses mises à nu, de scier chacune d’elies et de terminer en formant un lambeau palmaire. — Une incision circulaire praliquéeà 9 millim. en deçà du point où la scie doit agir atteindrait le même but. M. Onsenort préfère, au dire deM. Velpeau , le procédé suivant. La main étant placée en supination, il pratique à cette région une incision rapprocliée des commissures et dont la convexité regarde les doigts. Cette incision doit comprendre toute l’épaisseur des parties molles ; et de chacune de ses extrémités doit parlir une incision oblique qui se dirige de l’un et de l’autre côlé du poignet. Une incision transversale, cl qui divise toutes les parties molles du dos de la main, réunit les deux extrémités de ces incisions obliques. Il ne reste plus qu’à dégager avec un bistouri étroit les os en enlevant toutes les parties molles qui y adhèrent.

A. Appréciation. La section circulaire nous paraît offrir le plus d’avantages ,

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TRAITÉ

et notre avis est qu'elle doit être préférée. Dans tous les cas, nous aimerions mieux le procédé qui consiste à pratiquer un lambeau dorsal et un lambeau palmaire que celui de M. Onsenort. Le pansement , les suites et les accidents de l’opération sont les mêmes que pour les amputations précédentes. On conçoit cependant que , à raison de l’étendue plus grande des surfaces divisées, les accidents doivent être plus à craindre.

§ III. Amputations carpo- métacarpienne.

Nonobstant la solidité et le défaut de régularité des articulations des trois os métacarpiens du milieu , il est possible cependant d’en opérer la désarticulation; et la science a déjà enregistré plus d’un succès de ce genre. Quant à ceux obtenus à la suite de l’ablation du premier et du cinquième métacarpien, ils sont si nombreux et l’opération est rendue si facile par la disposition de leurs surfaces articulaires qu’on se rend aisément compte des avantages qu’on en relire.

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