ART. VII. POLYPES DES FOSSES NASALES
Plus fréquents aux fosses nasales qu’en aucune autre partie du corps,, les polypes y siègent habituellement à la paroi externe. On les voit aussi ailleurs, mais rarement cependant à la paroi supérieure. Leur nature peut être variable , c'est-à-dire qu’ils peuvent être : 1° nuiqueux ou vasculaires , c’est-à-dire formés par uue membrane extérieure et par un tissu cellulaire rempli de sérosité, ce qui leur donne une consistance fort molle, quelquefois même on y observe une ou plusieurs vésicules ; 2° fibreux , c’.est-à dire composés de tissu fibreux accidentel et recouvert d’une membrane; 3° charnus, c'est-à-dire rouges, mous, sensibles-, et pourtant
non douloureux ; 4“ enfin , fongueux,, carcinomateux , c’est-à-dire, ou mous, rouges et saignant au plus léger contact, ou durs, squirrheux et donnant lieu à des douleurs lancinantes, ce qui leur donne un caractère malin qui n’a pas échappé aux auteurs et que John Bell considère comme une dégénérescence. — Quant à, leur siège , il varie d’habitude suivant la nature des polypes : toutefois, c’est ordinairement non loin du sinus maxillaire , entre les cornets supérieur et moyen, que se rencontrent les polypes à forme muqueuse* Pour les autres , au contraire , ils se trouvent le, plus souvent à la partie supérieure et externe; de la. cavité. Bien plus, en général ils se moulent en se développant sur cette cavité. Leur développement se fait , du reste , de haut en bas; et ce développement une fois parvenu à la paroi inférieure, ils prennent une direction horizontale. Alors aussi ils peuvent se diriger vers le pharynx ; et nous en avons un en ce moment sous les yeux qui se développe dans les deux sens , c’est-à-dire que d’un côtéf-la tumeur tend à se faire jour par les narines , tandis que de l’autre elle gagne le pharynx. Les polypes ne sont pas tous également graves. Suivant Richerand (1), les polypes de bonne:
nature parlent de la membrane muqueuse, tandis que ceux de nature dangereuse sclcndent jusqu’aux os. Mais celte proposition souffre de nombreuses exceptions , attendu qu’assez souvent des polypes muqueux et fibreux ont dégénéré en cancers; toutefois iLn’en est pas moins vrai d’une manière générale que les polypes muqueux sont les moins dangereux , et que ceux dont il faut le plus craindre la dégénères-* cence sont sans contredit les polypes durs, résistants et douloureux. Il est à. remarquer que la dégénérescence, dans ce cas, commence toujours par les parties les plus éloignées du pédicule , qui conserve toujours son caractère primelif, c’est-à-dire fibreux (Dupuytren). — Sciireger a appelé l'allenlion des praticiens sur une complication des poljpes assez singulière : elle consiste dans une dilatation anormale des vaisseaux, et qui 11e se rencontre jamais dans les polypes dont le développement a été rapide.
(I) Nosographie chir., 5» édit., t. iv, p. 324.
DE MÉDECINE
Snivant Schreger, on remarquerait surtout cette dilatation , à laquelle il a donné le nom de tclcangrrklasie , dans les polypes qui' ont succédé à une tuméfaction inflammatoire de la membrane' pituitaire , et elle s’accompagnerait 1° d'un écoulement blennorrhagique ; 2° d une sécrétion de mucosités sanguinolentes: 3° d'une diminution notable de l’étroitesse de la cavité nasale pendant la durée de l'écoulement sanguin ; 4° d’ime rougeur vive du polype; 5° d’un sentiment de tension ; C° d’hémorrhagies plus ou moins abondantes et se renouvelant au plus léger contact'. — Quoi qu’il en soit , la malàdiè dioiil nous nous occupons réclame toujours le seeours de la médecine opératoire, et un assez grand nombre de moyens ont été dirigés contre elle. Ce sont : 1° l’exsiccation; 2° la cautérisation; S» l’excision ; 4° le séton ; 5» l'arrachement; Go la ligature ; et 7« la compression.
A. EXSICCATION.
Applicable surtout aux polypes mous et indolents , celte méthode a pour but de déterminer le resserrement ou l’astnclion des parties malades. On emploie a cet effet des substances astringentes .guides ou solides, telles que 1 alun , le sullate de zinc , le sulfate de ernvre, etc. Ainsi, Joseph Dalioway a réussi a guérir complètement des individus atteints de polypes à l’aide de la
solution suivante :
Sulfatfr de zinc . . 4 grain.
Eau d'Sldlée. . . . 30 grnm.
Copcland Hulchinson et Thomas Chealher n ont pas été moins heureux, le premier dans trois cas, le second dans
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quelques-uns d’entre eux. Il faut en dire autant de l’acide sulfurique , du nilrate d’argent , des solutions d’alun , de vitriol , des décoctions astringentes et styptiques, qui ont aussi eu leurs succès. Bien plus, fl], de Saint-Amand a conserve 1 habitude de toucher les polypes muqueux avec la pierre infernale, et Aslley Cooper n’employait pas d autre moyen contre les fongosités qui se développent chez les cillants. — .
, Wa&?er, enfin, a publié en 1827 des ob erval.ons qui, bien que recueillies près d un medicastrc allemand , ne lui en paraissaient pas moins dignes d’attention^ Depuis lors il est parvenu à découvrir la composition de l’arcane
dont nVr‘ JenSCh ’ Ct le llrocédé don il lait usage a conservé le nom de
ce dernier.
Procédé de Jensch. — Le liquide dont se sert Jensch est composé Vum mélangé d acide sulfurique, de beurre d an 'morne et de nitrate d’argent ; et instrument dont il 5e sert pour Virrtroduire est composé d’une tige métallique dont la forme rappelle celle d une longue épingle et dont la tète est
‘celte demP qU’Un P°S '’°is’ ürte fois dernière enduile d’une couche
su disante de caustique, il la conduit sur
exlivmité saillante du polype et répète
1 operation deux, trois /quatre 2
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on. Reste ensuite à répéter charme • 0ür 1 operation, et de la même ma Se
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B. CAUTERISATION.
Le cautère potentiel et le cautère acael ont l’un et l’autre été employés >o»r la cure des polypes du nez.AiLi arsenic, 1 aeetate de cuivre et le sulte^de. ernvre, la sandaraque , le plomb ’ J? chaux vive, la potasse, le d an,,moine , le nitrate acide de
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l’un ca. ,cs. aute«rs anciens plus c>» de guérison obtenu à l’aide de
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^t Wù CC qiîe *a masse principale soit détachée, puis à toucher ce qui?» rS
avec lu pierre infernale, et .1 pratiquer pendant deux mois environ les iniections a prescrire au malade , dans le but de lui faire recouvrer l’odorat la poudre de naphlha (tcucrium verum) Quant au cautère actuel si vmu guère par D. Sacchi , Marchettis P™’
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de polype ^chaînée n°n co,13«">ée thodes. ^ aui ««1res mé-