INJECTIONS IRRITANTES
Conseillées par Louis, qui s’en est servi deux fois avec succès, les injections irritantes ne viennent qu’en troisième ligne dans le traitement des fistules salivaires. Il s’en faut, en effet, que l’usage de ces injections, pratiquées avec le vin, l’alcool ou tout autre liquide excitant, réussissent comme dans l'hydrocèle, par exemple. Dans ce dernier cas, en effet, la présence de ce liquide fait naître presque toujours une inflammation qui détermine l’adhérence réciproque des petits canaux excréteurs, et occasionne par conséquent leur occlusion; tandis qu’ici la différence de structure anatomique des parties, nonobstant ce qu’en a dit Louis, donne lieu le plus souvent à une phlegmasie suppurative, au lieu d’une inflammation adhésive ; aussi ne doit on se servir de ce moyen qu’après au préalable avoir fait usage de ceux dont nous avons déjà parlé, savoir : la cautérisation ou la compression.
EXCISION
Quelques chirurgiens ont conseille, dans le cas où aucun des moyens susmentionnés ne réussit, de comprendre la fistule dans une plaie elliptique , et de réunir ensuite , à l’aide de bandelettes agglutinatives ou de la suture entortillée. Quelques-uns même ont été jusqu’à conseiller, en cas d’insuccès, d’extirper la glande parotide; mais heureusement que personne jusqu'à ce jour n’a songé à mettre à exécution un pareil projet.
APPRECIATION
Dans notre pensée, ce qu’il y a Je mieux à faire dans le cas où on est appelé pour donner des soins à un individu atteint de fistule salivaire, c’est de recourir d'abord à la cautérisation, sauf à mettre en usage ensuite, en cas’d’insuccès , les vésicatoires , la compression ou les injections irritantes, ou même l’excision ; mais en aucun cas il ne convient d extirper la glande, attendu qu’on possède plus d un exemple de guérison de ees lésions.
TRAITÉ