SEMEN- CONTRA
(Semi/ia santonici.)
§ Ier. Caraclcr.s physiques. — Il règne une grande obscurité sur la patrie et l’espèce du genre artemisia dont on retire le semen-conlra , autrement dit scmencinc, se/nen- sanctum, sa/itonicum , santoline. On l’obtient dans le commerce sous forme de petits fragments, ayant l’aspect de graines, d’une saveur âcre , amère , d’une odeur forte , d’une couleur vcrdâlre. Il y en a de deux especes : l’une dite d’Aleppo , ou du Levant, l’autre de Barbarie. La première est la plus estimée; elle nous vient du Mogol et de la Perse, par la voie d’Alexandrie ou de Smyrne.a une couleur vert foncée, une odeur forte et agréable; elle contient une plus grande quantité de la véritable plante, qui est \ artemisia judaïca. On reconnaît la seconde aisément à son apparence grisâtre, à ses fragments plus petits, et à sa saveur moins aromatique. On présume qu’elle est constituée de plusieurs autres espèces du genre artemisia. Dans le semen-contra on remarque, à travers une loupe, des petites fleurs non développées, comme des tètes oblongucs, écailleuses, légères, mêlées à des fragments de tiges, des feuilles, des pellicules et des subst incos différentes, telles que poudre, sable, coquilles , etc.
§ IL Notions chimiques. — Parmi les analyses qu’on a laites du semen-conlra, la meilleure est celle de Wackenrodcr, Ce chimiste y a trouvé un principe amer, une substance brune, résineuse, amère, de la résine balsamique verte, âcre, de la cerine. de l’extractif gommeux, de l'alumine, du malale de chaux avec un peu de silex, du ligneux, et quelque peu de terre.
Une substance cristalline , non volatile,
insoluble dans l’eau, soluble dans les acides étendus , dans la potasse, dans la soude, dans l’ammoniaque et dans l'éther, qu’on a nommée sanlonine, et qui fait