LA SÉRIE ANIMALE
En règle générale, les deux revus sont placés à la face supérieure de la cavité générale dans la région rachidienne. Us sont appliqués de chaque côté et en dessous le long de la colonne vertébrale. A leur face inférieure ils sont plus ou moins 'complètement couverts par le péritoine et en rapport avec la vessie natatoire. Us présentent chacun l’aspect d’un ruban de couleur rouge brun, allongé et étroit, habituellement d’une assez grande étendue. C’est ainsi qu’ils peuvent s’avancer antérieurement jusque sous la base du crâne et que chez des'Poissons allongés comme l’Anguille ils peuvent se prolonger en arrière dans l’arrière-cavité abdominale ou cavité caudale. Par contre, chez les Hippo campes ou Chevaux-marins, ils sont relativement courts.
Les deux reins contractent souvent entre eux en différents points, et surtout en arrière, une union plus ou moins étroite, comme on peut l’observer chez la Perche par exemple (fig. 228). Le canal primaire du rein primitif reste toujours simple et forme V uretère généralement situé sur le bord interne du rein. Les deux uretères droit et gauche se réunissent le plusrsouvent près de leur terminaison en un conduit unique auquel on donne le nom d'urètre1. Us peuvent en outre se dilater en un réservoir impair, sorte de vessie qui, bien entendu, n’a rien de comparable avec celle qu’on observe chez les Allantoïdiens-. L’orifice excréteur unique se trouve derrière l’anus ; tantôt il est isolé,, tantôt il est plus ou moins réuni aux conduits sexuels et forme un pore ou est situé au sommet d’une papille uro-génitale. C’est un caractère spécial aux Vertébrés inférieurs et opposé à ce que l’on observe chez les Mammifères, par exemple, que cette disposition des orifices génito-urinaires placés dorsalement par rapport à la fin du tube digestif ou anus;
A noter que chez les Téléostéens les sexes sont très généralement séparés ; ' cependant, dans quelques cas (Serrans), fait unique chez les Vertébrés, il y a hermaphroditisme.
Chez les Sélaciens, le pronéphros ne fonctionne jamais et reste réduit à quelques ébauches dans certains segments de l’embryon. Le mésonéphros est en règle absolue seul fonctionnel, ce qui s’explique par ce fait que ces Poissons naissent à un état de développement très avancé.
Primitivement segmentaire, comme en témoignent encore les nombreuses incisures de son bord externe, il ne tarde pas à perdre cette disposition métamérique. Les néphrostomes sont, en effet, moins nombreux que les vertèbres abdominales correspondant à la cavité viscérale. H y a, d’ailleurs, de grandes différences suivant les genres, puisqu’on voit ces néphrostomes persister toute la vie (Aiguillât, Centrophore, Hexanche, Roussette), ou au contraire disparaître chez l’adulte.
Le mésonéphros se divise, chez les . Sélaciens, en une partie antérieure étroite et en une partie postérieure plus large. La seconde seule conserve un rôle urinaire, la première entre en relation chez le mâle avec le testicule. En effet, tandis que chez les Téléostéens le remal primitif du mésonéphros
reste simple, chez les Sélaciens il se divise, comme on l’a vu, en un canal secon¬
daire et en un canal de Muller. Ce canal secondaire lui-mêine reçoit dans
s Tritons ou Salamandres et
s Vertébrés supérieurs (fig.
histologique, le rein est formé
canalicules urinaires, comme chez la Grenouille par exemple (fig. 232, A) Cependant chez certains Anoures comme les Disûoglossidés, le conduit séminal peut être indépendant du rein qui a alors son canal propre, particulier <fig.232,B).
Chez unEngystomatidé, le Bresiceps, le conduit séminal est unique pour chaque testicule et tous deux s’unissent pour déboucher dans les reins qui