PHYSIOLOGIE RÉNALE
Par le Dr AMBARD
. Le lecteur trouvera la physiologie rénale dans deux volumes successifs de cette encyclopédie. Le plan de l’ouvrage et la clarté de l’exposé ont nécessité cette division. Il convenait, après avoir exposé dans le premier volume de l'ouvrage l’anatomie et l’histologie du rein, de donner un aperçu de l’usage de ses diverses parties. Mais il suffisait de le traiter d’une manière générale à la manière des traités de Physiologie. Dans le second volume qui concerne spécialement l’exploration des fonctions rénales il convenait de rappeler au lecteur ce que la physiologie nous donnait d’utilisable au point de vue clinique. Nous devions donc dans ce volume serrer de très près les données physiologiques expérimentales et par conséquent reprendre à un point de vue pratique ce qui n’avait été envisagé qu’à un point de vue doctrinal. Nos deux chapitres de physiologie ne feront’ donc pas double emploi. Dans le premier volume, nous exposerons les problèmes généraux de la physiologie rénale, dans le second volume nous ferons un bilan de ses acquisitions.
Sous leur multiplicité apparente, les divers problèmes qui ont été envisagés dans la physiologie rénale se résument en définitive en trois problèmes principaux : 1° le rein est-il une glande ou un filtre ; 2° quel est le rôle du système nerveux ou de la composition du sang dans la sécrétion rénale ; 3° quel est le rôle respectif des glomérules et des tubes.
On peut dire que le premier de ces problèmes a passionné tous les auteurs depuis 1840 jusque vers 1895. Cette passion a son origine dans l’esprit même avec lequel les expérimentateurs ont abordé l’étude du rein. Etait-on vitaliste % il fallait démontrer que le rein était une glande ; était-on mécanicien % il fallait démontrer qu’il était un filtre. On opposait ainsi la biologie à la physique à l’occasion du rein comme on l’opposait à propos d’ailleurs de beaucoup d’autres organes. Mais pour le réin la lutte fut plus chaude que pour n’importe quel autre organe, car la sécrétion rénale apparaissait simple à
La différenciation sexuelle des organes dérivés du tubercule génital commence vers la neuvième semaine.
Chez le fœtus mâle, le tubercule génital augmente de longueur et de volume; il forme la portion pénienne et balanique de la verge, tandis que les bourrelets
• -J- - Tière avec le périnée abaissé, forment les
bourses. Les bords de la
lets latéraux demeurent indépendants de chaque côté de la gouttière urogénitale et forment les grandes lèvres.
Dans certaines no-
cbez la femme, formeront les petites lèvres et, chez l’homme, en s’unissant ils formeront l’urètre, tandis que les bourrelets génitaux sont plus externes ceux-là mêmes signalés plus haut, qui forment les grandes lèvres chez la femme et le scrotum chez l’homme. Les termes de plis génitaux internes et de plis génitaux ext '
V. La vessie est tapissée par l’épithélium cloacal endodermique, qnij à partir de la fin du 1er mois, augmente rapidement de volume ; elle est abdominale ; plus tard elle descend et acquiert sa situation pelvienne définitive vers la fin de la 2e année. Le segment supérieur de l’ouraque s’oblitère vers le 5e mois ; son segment inférieur persiste et s’ouvre dans la vessie. Les artères ombilicales s’oblitèrent de haut en bas (Ch. Robin) dans lècou- • rant du 11e mois.
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L 'orifice urétral on méat vésical de l’urètre présente en général l’aspect d’un hiatus transversal, quelquefois d’un orifice circulaire ; c’est le point déclive et fixe de la vessie ; sa lèvre postérieure est quelquefois saillante et forme la luette vésicale.
Les deux orifices urêtériques affectent l’aspect de petites fentes, parfois
a gauche
Connexions immédiates. Moyens de fixité.
— La vessie est solidement fixée par sa base, rattachée ' ’ paroi abdominale an-
transversalis
cernent vers le haut du cul-de-sac prévésical : après incision des plans musculo-aponévrotiques, on plonge l’index dans le bassin, au ras de la symphyse et, avec le doigt, on refoule vers l’ombilic la graisse prévésicale ët le eul-de-sac péritonéal.
b) Régions latérales. — La face antérieure de la vessie pleine, dans sou segment abdominal rétro-pariétal, ne se met pas seulement en rapport avec les plans de la ligne médiane et de la région paramédiane ; lorsque le réservoir urinaire est distendu, le segment de la face antérieure qui confine à la face latérale entre en rapport aussi à droite et à gauche avec lés régions du canal inguinal et de l’anneau crural, si intéressantes par la diversité des hernies qu’on y rencontre. Sous allons les rappeler sommairement.
La ligne qui sépare ces deux régions l’une de l’autre est l’arcade crurale, oblique en bas et en dedans vers l’épine pubienne, à laquelle elle se fixe. Audessus est la région inguinale, portion basse de la paroi abdominale daté-
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inférieure ou base de la vessie est, avec la face antérieure, la partie la plus intéressante du réservoir urinaire au point de vue de l’anatomie pratique, eu raison de ses connexions avec la prostate, les vésicules séminales, le canal déférent et, plus loin, le rectum.
On la subdivise en deux régions. L’une antérieure et inférieure, prostatique, dite quelquefois région du col de la vessie. L’autre postérieure et supérieure, vésiculo-déférentiellè, dite quelquefois région du bas-fond vésical.
Elle répond à son centre au trigone, mais en déborde les limites notablement, surtout en haut et en arrière. Le triangle du trigone forme comme un triangle plus petit, inscrit dans le triangle de la face basilaire de la vessie, les
aut et en arrière, l’angle intervésieulo-séminal. pparaît à la base au-dessus du point de pénétration de
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petite artère venue de la honteuse interne correspondante; c’est elle que ce tronc artériel périnéal prend part à l’irrigation de la vessie, honteuse interne est plaquée contre la branche isehio-pubienne, avec veines et le nerf honteux, dans l’épaisseur du plancher uro-génital: pour aborder la vessie, la vésicale antérieure ascendante est donc obligée de perforer le feuillet supérieur du plancher uro-génital, quelquefois le releveur près de son bord antérieur, et de monter dans le bassin au-devant de la prostate.
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