‹ Encyclopédie française d'urologie, publiée sous la direction de MM. A. Pousson,... E. DesnosChapitre 62 sur 62 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

ANESTHÉSIQUES GÉNÉRAUX ET LOCAUX

Par le D' Paul ERTZBISCHOFF

Si l’anesthésie est aussi ancienne que la médecine et remonte aux premiers débuts de l’art de guérir, cen’estcependantqu’àladéeouvertedu protoxyde d’azote (Wells, 1844), de l’éther (Hobton 1846) et du chloroforme (1847) que l’anesthésie, et avec elle la chirurgie, se sont développées d’une façon

^ PomtanU’utüité et l’efficacité de l’anesthésie pour les interventions qui se font dans l’urèthre et la vessie ont été bien longtemps contestées et le chloroforme était depuis des années employé en chirurgie générale avant d’être accepté par les spécialistes.

On distingue I’anesthésie génébale et P anesthésie locale suivant que l’insensibilité doit s’étendre au corps tout entier ou se limiter à une partie du corps. Tandis que dans l’anesthésie générale l’insensibilité est provoquée par des inhalations de liquides très volatiles, elle est déterminée dans l’anesthésie locale par des injections locales ou par des irritations thermiques.

Les injections sous-arachnoïdiennes, qui introduisent au contact de la moelle l’anesthésique, provoquent Panesthésie génébalisée; enfin par les injections épidurales on détermine plutôt 1’ anesthésie bégionale.

ÏTous ne ferons pas une revue générale de tous les anesthésiques connus, mais nous nous bornerons à étudier ceux actuellement employés en Rance, leurs avantages et leurs inconvénients et plus particulièrement leur, action sur l’appareil urinaire.

îtfous n’envisagerons que les plus généralement employés : chloroforme, éther, chlorure d’éthyle et nous mentionnerons brièvement les autres ainsi

que les mélanges qui sont parfois utilisés. .

loi chirurgical des anesthésies a pour oc lé : il atteint son but lorsque l’on a rerla douleur. Mais la véritable anesthésie

fait disparaître la faculté chirurgicale comporte aussi

l’anéantissement de la mobilité.

Diverses théories ont été émises

expliquer l’action sur l’organisme

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après l’anesthésie, tantôt dès le réveil, tantôt an bont de 24 heures seulement.

L’ictère que l’on rencontre après la narcose chloroformique est en général bénin et disparaît assez vite. Habituellement il se produit chez des sujets prédisposés, tantôt congénitalement, tantôt par syphilis, alcool ou saturnisme. De Bovis et Chiableoni le rapportent à une action directe de l’anesthésique sur la cellule hépatique. QrrÉsxr et Ktrss distinguent des ictères par action sur la cellule hépatique, des ictères par action' hémolytique du chloroforme sur le sang, des ictères à pathogénie mixte hépatico-hématogène. Chevrier, Bené Bénard et Torbel ont signalé la cholémie après toutes les anesthésies chloroformiques. ■

Quand l’intoxication chloroformique atteint à un plus haut degré la cellule hépatique elle détermine l’ictère grave, complication très rare, qui d’après PoA ne surviendrait que chez les sujets dont la cellule hépatique était antérieurement lésée.

Troubles urinaires. — Hegar et Kaltenbach ont été les premiers, semble-t-il, à mentionner dès 1870 cette singulière action du chloroforme de provoquer chez les malades ayant subi une narcose prolongée, qu’il y ait eu ou non acte opératoire, de l’albumine et des cylindres. Mais leurs recherches restèrent à peu près inconnues. Ce n’est qu’en 1884-85 que Terrier et Patein attirèrent sérieusement l’attention des chirurgiens sur l’albuminurie post-chloroformique. Lutze, peu de temps après, nie l’action nocive du chloroforme sur le rein et dit qu’il ne provoque qu’une albuminurie légère, .jamais de néphrite. Luther en 1893 arrive aux mêmes conclusions que Terrier : pour luile chloroforme est avant tout un poison durêin. Eindshope, presque en même temps que lui, trouve, chez un tiers des malades qu’il observe, une albuminurie légère avecousans sédiments pathologiques, et met en garde contre les chloroformisations successives, l’action nocive du chloroforme se surajoutant. On retrouve les mêmes résultats chez Sirohi et Aiessandbi. Au contraire pour Kouwer, la proportion d’albuminuries postichloroformiques ne serait que de 5,37 p. 100. Ajello formule des conclusions analogues à ceux des auteurs qui l’avaient précédé. Dès lors, de divers côtés on compare les effets du chloroforme et de l’éther. Bisendrath trouve la chloroformisation plus nocive que l’éthérisation, de même que Bitschl. Pour Pnnw, éther et chloroforme auraient la même action nocive. Celle de l’éther serait plus grande au contraire pourBABACCi et Bebi. Ledoux, dans sa thèse inaugurale, étudie la question de l’albuminurie et de la cylindrurie post-chloroformique. DatimiEr, qui envisage l’action du chloroforme sur le rein, admet que l’albuminurie postehl oroformique survenant chez un individu à rein sain en apparence serait due à la débilité rénale. Mme de Stankiewicz montre que l’action du chloroforme, habituellement légère et transitoire, pourra, quand ils’agira d’un rein préalablement lésé, présenter d’autres caractères.

Examinons de plus près les variations qualitatives de la sécrétion urinaire qui surviennent à la suite de la narcose chloroformique.

Albuminurie. — L’existence de cétte albuminurie ne peut être mise en

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à goutte et en commençant la narcose d’une façon graduelle, alors que par les - procédés- indiqués plus haut il s’agit plutôt d’une narcose par suffocation. En général le chloréthyle a été employé en chirurgie urinaire pour les inter-

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alcooliques. Enfin on a cité quelques rares cas de mort dns à cet anesthésique (Lotheissen, Cardxe).

Troubles respiratoires. — L’anesthésie provoque une irritation tout à lait minime qui disparaît complètement au bout de 6 à 10 heures au plus et n’est pas capable de produire de complications. Le ehloréthyle ne semble pas d’autre part avoir d’iniluenee sur le centre respiratoire.

Troubles de l’appaeeil cibculatoibe. — Le kelène n’a

indiquée pour les interventions assez courtes, chez les cardiaques graves. îTous l’employons couramment dans les cas de cowpe: urineux, d’infiltrations d’urine, d’abcès de la prostate et nous en sommes toujours très bien trouvé. La pression sanguine se maintient bonne, le pouls varie peu comme intensité et on peut employer l’anesthésique plusieurs fois

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lement deuz morts, qui ue peuvent à la vérité être absolument impu seul mode d’anesthésie, puisque, dans le premier cas il s’agissait d’une de 65 ans, ayant un cancer de la matrice, de la néphrite chronique l’asystolie, dans l’autre, le malade mourut 3 mois après l’intervention de

Avantages de Ta rachi-anesthésie. — Elle supprime un aide, elle évite les inconvénients post-opératoires de la narcose par inhalation ; les malades

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qui en résulte et

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