‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 142 sur 638 · CHOIX DES LUNETTES. KÉRATOSCOPH · texte numérisé non relu

CHOIX DES LUNETTES. KÉRATOSCOPH

Lorsque, par une extraction heureuse conduite, on a réussi à obtenir une pupille faitement noire, il faut encore, pour que V tire tout le bénéfice de son opération, qu lunettes parfaitement appropriées lui i données. Si exactement que soit exécuté extraction, celle-ci laisse, en général, aprè un astigmatisme qui pendant les pre temps est souvent considérable (6, 8 dio et plus). A mesure que la cicatrice corn^ se resserre, le rayon de courbure de la o qui, dans le sens vertical (il s*agit d'une e:

ASTIGUOUËTRE UE WËCKER ET HASSELON.

kluDbsaa pratiquée en baat ou en bas), 1 nnaiblsment Bllongé, tend à se rappro* tàa» une mesure variable de celui du méahoriiODtal, qai par contre s'Était alori racn. n ] aura donc tout avantage à retarder ri que possible le choix des lunettes afin fofl acquière les conditions siables dans ■des il se trouvera définitivement placé. I léformalion, inverse dans le méridien toi lequel l'opération a été pratiquée et le ifioi perpendiculaire, décroît parallèlement, ■te que lorsqu'avec le temps, on diminue faiire correcteur, on se trouvera dans l'obli- ■ d'accroître proportionnellement le verre ilqH (c'est-à-dire d'une dioptrie pour denx biesde réduction de l'astigmatisme), ■amen devra toujours commencer par la ■Inatiaii objective de l'astigmatisme dont se trouve atteint. Le cylindre propre i i|V cet astigmatisme étant placé dans la In d'essai, il suffira de chercher par Mments le verre sphérique qui, superposé |fadre, roamit la meilleure acuité visuelle,

pour donner à l'opéré le maximum de vision qu'il peut atteindre. Les lunelles pour voir de loin ainsi trouvées seront accrues pour la vision de près de 3 ou 4 dioptries, suivant que l'on voudra adapter l'œil pour 33 ou 25 centi* mètres.

C'est grâce à la kirataicopit, introduite dans la pratique par Placido et lavai, que nous pouvons objectivement déterminer l'astigmatisme cornéen, et éviter les longs t&ionnements de la méthode subjective, qui ne rournit souvent que des résultats bien incomplets chez les opérés de cataracte, dont la vision se trouve, dans nombre de cas, trop dérectueose pour qu'ils puissent donner des répooses utiles. Un kératoBcope qui répond parraitement aux besoins de la pratique est celui que nous avons conçu avec de Wecfcer et qui a été exécuté par Crétës.

ASTIGMOMÈTRS DE WSCKBR

ET MASSELON.

Llnstrument se résume essentiellement en

une figure carrée, en métal ou en carton noirci.

Fie. ixt. — Aitîgmoniètrs de Wccker et HukIod.

Fig. 1561. — Echelle de l'MtIgoiomètre

■Imî ofte sur son bord un liséré blanc de Ituinièlre et demi, et son centre est percé htna (A, flg. 1561).

*« propose d'étudier comment le cadre *! de ce curé se réQëchit sur la cornée, ■ nnégalilé de courbure est la cause de ^'pstitme. Ce carré peut exécuter sur son Kèe on moavemeDl de rotation que me*

sure un cadran placé derrière l'instrument (B, Ag. 1561).

Le patient tournant le dos à ta lumière, l'astigmomèlre bien éclairé est tenu verticalement, de façon à ce que son plan soit parallèle ft celui de la face du sujet. En outre, il faut veiller & ce que l'ceil observé se trouve vis-à-vis du trou central qu'il doit fixer. En procédant ainsi,

SOa HASSF.LO,>. — MALADIRS aiIRUElGICAI.BS DE I.VKIL ET DE SES ANNEXES.

on observe daos un cas normal que le bord blanc du carré vienl se peindre sur la cornée suivant un carré exacl, dont le côté est moindre que le tiers da la cornée, lorsque l'on tient l'inslrument à la distance babiluelle de U'°,20 environ.

Les dimensions do l'image réfléchie étant variables suivant le rayon cornéen, il en résultera que le carré se réllrébira sur la cornée dans un cas d'astigmatisme régulier, sous la Torme d'un rectangle, mais à condition toutefois que les côtés du carré de l'instrument correspondent aux méridiens principaux, autrement on aurait un losange. On tournera alors la Bgure jusqu'à ce que les angles deviennent droits, de manière à ce que l'image se montre euctemenl rectangulaire. On lira Et ce moment

sur le cercle divisé la direction des m< principaux. Ceux-ci connus, il reste à a] d'après le degré d'aplatissement du re'

Fi{c. 1&G3. — EumQtikdnioscopIque après

le nombre de dioptries que mesure l'a tisme ; c'est ce que permet de Taire un échelle jointe h l'instrument, et qui, te voisinage de l'œil, montre par compi d'une façon suffisamment exacte pour

Flg. I&et à isee. — Attigmamètre eoregisireiir de Wecker et H«sselon.

tique ordinaire, à combien de dioptries s'élève l'astigmatisme. La figure ISS3, qui représente cette étbelle est la reproduction en grandeur des reflets cornéens que fournit l'œil normal et les yeux astigmates.

Le degré de l'asligmalisme et les méridiens principaux ainsi déterminés en un instani, on placera dans la monture d'essai un cylindre égal, à <ute perpendiculaire au grand cÔté du

rectangle, si on fait usage d'un cylind vexe; ou à axe parallHe à ce même cô emploie un cylindre concave. Puis on tera l'examen par la recherche du ver riquequi, avec le cylindre, donne la n vision.

Chez les opérés de cataracte, on qu'on trouvera à peu près constammet carré de l'astigmométre se réfléchira su

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