‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 177 sur 638 · ABLATION DU STAPHYLOME TOTAL DE LA CORNÉE · texte numérisé non relu

ABLATION DU STAPHYLOME TOTAL DE LA CORNÉE

Procédé de Critchett.

Gritchett que revient le mérite d'avoir iremier, la nécessité d'obtenir Tocclusion ie de substance produite par l'ablation .^loaie. Quatre ou cinq aiguilles munies Une sont passées à la base du staphytxiTers la sclérotique, et laissées en uiB le but de faire obstacle (dans une mesure il est vrai) à la sortie du corps sdant que Ton excise le staphylome. Au i de fermer la plaie, ces aiguilles pert du moins de retrouver plus promples fils. Ce mode de sutures est auoi à peu près abandonné, et cela pour ôoDs: d'abord ces fils, pénétrant à 2 mils de la base de la cornée, entament néeoeot le corps cilidre, d'où une irridiis ou moins vive et prolongée, et suriinger d'une transmission sympathique, re, le rapprochement de haut en bas (rie de substance sur une surface sphé- KToque forcément la formation de deux hiènles qui peuvent devenir un obstacle port d'un œil artificiel.

Procédé de Knapp,

nt ces inconvénients qui ont engagé iwfifier l'application des sutures de tnmDte : il pénètre (fig. 1583) à peu

— Ablation da staphylome total. Satures de Knapp.

lillimètres au-dessus du bord cornéen en dedans du méridien vertical, avec Ue qui glisse sous la conjonctive pour k 4 ou 5 millimètres de distance. Cette uille doit alors pénétrer en bas de la »us la conjonctive, en un point situé ent au-dessous de son point de sortie (, puis glisser sous la conjonctive pour . une distance égale au chemin parlessus de la cornée,un peu avan t d*a voi r

atteint le méridien vertical. Une semblable suture est placée du côté externe de la cornée. Avant de pratiquer l'excision du staphylome, on aura soin, pour ne pas couper les fils, d'attirer sur les côtés les parties moyennes de ces sutures passant verticalement sur les côtés du staphylome. Puis on fermera successivement ces deux sutures qui ne permettront guère qu'une occlusion assez incomplète.

Comme dans le procédé précédent, les bords de la plaie scléroticale devant être plus ou moins rapprochés, il en résultera forcément qu'une portion variable de corps vitré se trouvera chassée. Le corps ciliaire n'ayant pas été traversé par les fils, on n'aura pas à craindre, il est vrai, qu'ils produisent une irritation de cette partie si sensible de l'œil; mais le moignon affectera encore de chaque côté une forme angulaire, en sorte que le frottement produit sur ces angles par l'œil artificiel pourra aussi entraîner une irritation susceptible de se propager à l'œil sain.

Procédé de de Wecker.

De Wecker agit tout autrement : il se propose d'obtenir une cicatrisation sous-conjonctivale de la plaie produite par l'excision du staphylome, mais il se garde bien de vouloir rapprocher les bords de la sclérotique, car il évite, autant que possible, une perte du corps vitré et cherche à obtenir un moignon de volume & peu près semblable à celui de l'œil sain. Pour cela il dégage amplement la conjonctive, le plus souvent épaissie, et le tissu sous-conjonctival, tout autour du bord cornéen, et prend dans les sutures un pont assez large de muqueuse afin que les fils ne coupent pas avant que la conjonctive, largement attirée, à la manière d'une culotte, au-devant de la plaie, n'ait pu fournir une réunion solide.

Voici comment de Wecker décrit son procédé d'ablation du staphylome :

Après avoir, lorsqu'il s'agit d'enfants, provoqué le sommeil anesthésique, on dégage tout le tissu conjonclival et sous-conjonctival, à partir du bord cornéen jusque vers l'équateur de Tœil, en formant une épaisse calotte. Ainsi que le montre le dessin (fig. 1584), on place quatre sutures (a,6,c,(2) de soie fine et de couleurs difl'érentes, afin de pouvoir plus aisément les reconnaître au moment de les lier. Il est vrai que les fils ayant longtemps trempé dans l'acide phénique, leur couleur se trouve plus ou moins altérée, et que l'avantage que Von se proposait de tirer de cette diversité de coloration est souvent illusoire. Les anses des deux sutures internes sont

renversées sur le dos du nez, les externes sur la tempe. Avant que l'an procède à l'uLlatioD du staphUorne, l'assistant met en ordre sur le front ellajouelesextrëmilësdesSU, afin de pouvoir, dès que le staphjlotne est enlevé, fermer rapiment les sutures.

lures doivent être successivement nouées, (( cela au moment où il importerait d'obturer U perle de substance le plus rapidement possible.

Sului

en boune.

\ Aussi de Wecker a-t-il perfectionné encore

son procédé, en modifiant la suture de la fit»

: suivante : le dégagement de la conjouctîTe et

, du tissu souS'COnjonclival largement opéré, od

I saisit, lorsqu'on est placé devant l'œil gauche,

la conjonctive en dehors et un peu au-dettiu

du diamètre horiiontal oculaire, h 2 ou 3 mitli-

Oii a soin, & l'aide de ciseaux courbes, de couper bien régulièrement k leur base les deux moitiés du ^taphvlome préalablement divisé, avec le rouleau de de GraeTe, par une section transversale. On laisse échapper le cristallin en incisant, pendant que l'assistant serre les sutures mojcnnes, la capsule avec le kystitome, mais on fait tous ses efforts pour ne pas avoir, dans la mesure du possible, de perle du corps vitré, ce à quoi on ne réussit jamais en appliquant les méthodes de Critchett ou de Knapp. Car ce n'est qu'à la condition d'avoir échappé à la sortie du corps vitré, qu'on est assuré d'obtenir un moignon de grandeur sensiblement égale à un œil normal. On achève de fermer exactement la calotte conjonctivale par une suture compUmentaire, si la plaie ue se trouve pas absolument close par les quatre sutures primitivement cniplojées.

En faisant garder le repos sous le pansement antiseptique, on tùche d'obtenir que les sutures soient maintenues Intactes pendant huit ou dix jours, avant qu'elles ne coupent les tissus et ne tombent d'elles-mêmes.

Bien que ce mode de fermeture de la plaie réalise un si^rieux progrés, il est cependant passible, à la rigueur, de deux reproches résultant, d'abord, du danger de s'embrouiller, au milieu des nombreuses sutures, lorsqu'il s'agiide nouer IcsfllB, et en second lieu, d'une certaine lenteur dans l'occlusion delà plaie, puisque quatre su-

métrés de son bord détaché, de façon I comprendre un pli qu'on traverse avec une ligoD^ munie d'un Ul de soie asset solide et bien désio' fcclé. On prend alors successivement, 4 II ditlance de 4 h 5 millimètres, de nouveaux pli* qu'on transperce, etl'on arrive ainsi, encontoor^ nant le bord détaché de la conjonctive, jasqa'i une petite distance au-dessous du diamëtiebo' rizonlal (Hg. laSS). Est-on placé, pour l'opéralio" de l'ccil droit, derrière le malade, on contouriK' d'abord le bord cornéen inférieur pour resiorfi' un peu au-dessus du diamètre horizontal. Ans' de procéder à l'enlèvement du stjphalomc, <>■■

Fig. 1586. — Fermetore de l« mtnre

écarte et l'on distend un peu l'ouverture de t> calotte conjonctivale, afin de bien garantit dP* instruments la suture pendant l'ablation S'^ staphvlome. Ce dernier temps exécuté, il solA^ de fermer la suture pour avoir une réunion aut^ prompte et aussi complète que possible.

Après avoir noué la suture, on obtient, ai^

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