‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 206 sur 638 · TUMEURS DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

TUMEURS DES PAUPIÈRES

urs proprement dites des paupières lombreuses. Outre le granulome ou et l'épi Ihélioma que l'on rencontre emment, on peut encore observer, pières,le développement de tumeurs lhéromes,cysticerques), de lipomes, i et de carcinomes.

CHALAZION.

11 est aujourd'hui établi que cette petite tumeur des paupières n'est autre qu'un granulome. Toutefois les altérations et surtout l'infarctus des glandes de Meibomius jouent, dans la production et l'accroissement de ce granulome,

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un rôle important. En outre, lorsque la tumeur u acquis un certain développement, elle envahit la cavité glandulaire et détermine une rétention et une déliquescence plus ou moins accusée de son contenu.

Le granulome peut avoir surtout pris son . développement dans les parties externes du ; tarse ; d'autres fois il tend, après avoiraminci le | tissu enfeulré du tarse vers sa surface interne, à proéminer du côté de la conjonctive. Enfin on peut voir la petite tumeur se localiser de préférence au voisinage de Torifice d'une glande tarsienne et former une saillie de volume variable sur le bord tranchant de la paupière. Cliniqnement, on aura ainsi à distinguer un chalazion interne, externe, ou marginal.

Quant aux causes du chalazion, ce sont d'une façon générale celles qui déterminent une irritation des glandes de Meibomius. Ainsi les individus chez lesquels le contenu de ces glandes aura une tendance à prendre une consistance exagérée, comme on l'observe sur des personnes atteintes d'acné, seront prédisposés au développement du chalazion. Si le contenu glandulaire se trouve retenu, par suite d'une irritation prolongée du bord palpébral ayant déterminé l'épaississement du tissu cellulaire au voisinage du canal excréteur, il pourra encore en résulter la même prédisposition au chalazion.

Lorsqu'on a affaire à un petit chalazion encore en voie de développement, on peut tenter de le faire avorter, comme cela a lieu parfois spontanément, à Tuide de frictions avec une pommade à riodure de plomb ou de potassium. Mais si le chalazion a acquis un certain développement et persiste dans cet état, on devra en pratiquer l'extirpation qu'on exécute d'une façon différente suivant les cas.

Lorsque la petite tumeur proémine du côté de la lace palpébrale interne, surtout si son contenu, comme c'est le cas le plus fréquent, montre un degré de liquéfaction plus ou moins marqué, on saisira solidement entre le pouce et l'index le chalazion, après avoir préalablement renversé la paupière, et on l'incisera avec un bistouri. Sous l'action de la pression des doigts, qui a aussi pour effet de s'opposer à tout écoulement de sang, la partie liquéfiée de la tumeur s'échappera aussitôt, et on achèvera d'extraire celle-ci par un raclage amplement pratiqué avec la petite curette tranchante de de Wecker (fig. 1607) qui rendra toute cautérisation avec le nitrate d'argent inutile.

Si le chalazion ne forme aucune saillie à la surface de la conjonctive, mais proémine au

contraire vers le tégument externe, sa consistance étant plutôt solide, on devra attaquer du côté de la peau la tumeur que l'on saisira tout

Fig. 1607. — Curette tranchante de de Wecker.

d'abord dans l'anneau d'une pince de Desma^ res (fig. 1608). Après une incision transversale des parties cutanées et du chalazion, on extrain celui-ci par le grattage si sa consistance le pe^ met, ou, si la petite tumeur présente une cettaine dureté, on l'excisera à l'aide d'une pince et de ciseaux courbes. La plaie cutanée sera ensuite réunie par un ou deux points de suture.

Fig. 1608. — Pince de Desmarres.

A-t-on affaire à un chalazion marginal, on Hocisera du côté de la conjonctive dans une direction perpendiculaire au bord de la paupière; puis, le granulome excisé ou enlevé par le gntr tage, on terminera l'opération par un coup de ciseaux donné parallèlement au bord des paapières, de façon à égaliser celui-ci et à le dé* barrasser de toute production bourgeonnante qui pourrait faire saillie.

ÉPITHÉLIOME.

Parmi les tumeurs malignes qui peuvent envahir les paupières, l'épithéliome ou cancrolls est de beaucoup la plus fréquente. La forme qn^ l'on observe le plus habituellement est l'épithéliome p/af, apparaissant d'ordinaire au voisinage de l'angle interne et près du bord ciliaire, son» la forme d'une ou de plusieurs petites excroissances peu élevées au-dessus des parties voisines. Ces élevures, qui peuvent o&'rir une certaine transparence, sont légèrement bosielées. Plus tard, la tumeur s'excorie et donne lien ^ une ulcération taillée à pic qui saigne facile ment. Dans la îoTmephagédénigue, lemaloccop^ primitivement des parties moins voisines dn bord ciliaire et se signale par le développeffiss' de bosselures très marquées. La tumeur s'olcèf* au centre et gagne rapidement en étendueeten profondeur. Enfin on peut rencontrer encoi*

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