SIMULATION DE LA SURDITÉ
Un malade atteint d'une affection de l'oreille peut simuler une surdité plus prononcée que celle dont il est atteint. Dans ce cas, l'appréciation de la lésion, l'observation du malade, les résultats du traitement, permettent de se rendre un compte suffisamment exact des prétentions du malade. Il ne faut cependant pas oublier que la surdité n'est pas toujours en rapport avec la lésion apparente.
La surdité complète est rarement simulée; la simulation ayant surtout pour but l'exemption du service militaire (i), c'est une surdité unilatérale qu'il déclare. L'application du diapason sur le crâne donnera des renseignements. Si le simulateur déclare ne pas l'entendre ou l'en-
tendre moins quand on bouche son oreille malade ou saine, il est certain qu'il trompe. U croit toujours devoir dire qu'il entend moins quand son oreille est bouchée.
On peut encore employer le tube binauriculaire de Gellé (1) : On pose la montre ou le diapason vibrant sur le milieu d'un tube dont les extrémités correspondent aux deux oreiUes, le patient ayant les yeux fermés. A cette question : Où est la montre? S'il répond : devant ou derrière, il n'est pas monosourd, car ce dernier ne peut avoir qu'une sensation latérale. De même en pinçant alternativement le tube à droite et à gauche on provoque des réponses erronées suffisamment significatives.