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En général, ralï'ection, si toutefo;
(1) Hu^hlings Jackson, M éd. Tim^s w n août I86i.
(2) Forbes Winslow, On obscure di.^r fivnint etc.
(3) Manigault, Dubois, Wcstphal, Sand^
(4) Stalpart van der Wicl, Observât. ra> cine^ etc.
(5) Mackenzie, Irritation of the ^exiu as an clioluyical factor in tue produc*: d\sea.<es in Amn'ic. Journ. med, scicuce
.0) Russcl, Cas dil au cérumen, lintixh nal, vol. II, p. 9:j7, 1879. — Wcak^s, /, 1880, p. 203. — MiV/., nov. 1873, p. 8Gi. — i * Journal^ janvier 1879, p. 90. — Ibid., déc. 1
462 GEORGE LEFFERTS. — AFFECTIONS MÉDICALES ET CHIRURGICALES DU NEZ. [68
Traitement.
En général les résultats qu*on obtient n*ont rien d'encourageant. Si Tanosmie est de cause centrale, il n*y a pas d'espoir qu'elle se guérisse ; si au contraire elle dépend d'un obstacle mécanique, qui empêche les particules odorantes d'arriver jusqu'à la région olfactive, on peut y remédier en faisant disparaître l'obstacle par des moyens que nous avons indiqués en parlant des différentes causes d'obstructions; ainsi le traitement doit, dans beaucoup de cas, se borner à celui de l'affection primitive. Le traitement direct des parties affectées, à savoir les parties supérieures des fosses nasales, devra toujours être tenté ; on emploiera les courants interrompus pour tâcher de rétablir l'olfaction. Cohen (1) a constaté que, dans certains cas, ce qui réussissait le mieux, c'était d'introduire l'électrode négative dans la narine et de placer Télectrode positive sur le trajet du sympathique derrière l'angle de la mâchoire. Moller (2) a fait des badigeonnages sur la muqueuse avec un pinceau imbibé d'une solution de strychnine et s'en est bien trouvé. Notta n'a obtenu que des résultats négatifs en employant les sternutatoires ; mais il appelle l'attention sur un fait important, c'est que beaucoup de cas chroniques guérissent sans traitement.
HYPERESTHIÊSIE.
Le sens de l'odorat peut être développé d'une façon anormale à un tel degrô qu'il détermine une véritable gène pour celui qui en est atteint. On a rapporté bien des exemples, entre autres celui d'Anne d'Autriche qui se trouvait mal rien qu'en respirant l'odeur des roses (3). Mais d'autre part, on a fait des histoires absurdes sur ce développement exagéré de l'odorat; ainsi on a prétendu que ce sens suffisait à faire reconnaître la syphilis, que l'on pourrait distinguer une bronchite d'une pneumonie rien qu'au nez, et môme que l'on pouvait reconnaître des personnes qui venaient de se livrer au coït rien que par leur odeur spéciale (4).
(1) Cohen, loc, cit.^ p. 403.
(2) Moller, Revue des scienc, mid.^ oct. 1876.
(3) Voyez Piessc, Des odeurs^ des parfums et des cosmétiques^ 2° édition, Paris, 1877, et J. Chatin, Les organes des senSy dans la série animale. Paris, 1880.
(4) Isham, On smell in the diagnosis of diseases in Cincinnati Lance t and C Unie, 9 octobre 1875. — Clinton Wagner, On smell hygienically and medico-legnlj/ considered in The uEsculapian^ fév. 188 i.
D'autres faits, en rapport avec le développement exagéré de ce sens, ont une yalear pratique plus réelle. Il arrive souvent que des hystériques peuvent distinguer les plus petites traces de substances odorantes; les épileptiques (I) éprouvent des sensations subjectives d'odeurs, comme un signe avant-coureur de l'attaque; il en est de même des aliénés (2), ainsi que dans les différentes affections cérébrales (3) se compliquant parfois de perturbations de l'odorat; les tumeurs, le ramollissement, la dégénérescence des nerfs olfactifs, sont associés avec des phénomènes analogues qui disparaissent avec la destruction complète du nerf et l'établissement d'une anosmie permanente.
STERNUTATION OU ETERNUMENT EXCESSIF.
Il peut être le résultat direct de la simple irritation de la muqueuse, surtout si elle est dans un état un peu hypéresthésique, l'irritar tion étant portée à la moelle par la cinquième paire et de là réfléchie sur les muscles expi' rateurs. Ou bien la cause peut être centrais comme cela se voit dans les cas curieux a£i l'éternument est produit par les émotion» « ainsi Stalphat van der Weil (4) a publié de^ observations où le coït était toujours précéda de violents accès d'éternument (5). Schubar** a rapporté le cas d'une jeune fille qui, peii^ dant plusieurs nuits, était prise d'accès d'éter^ nument qui se répétait trois cents fois etmêm^ davantage à chaque occasion. Albrecht a cit^ le cas d'un enfant chez lequel l'éternument survenait cent fois par heure, et finit par amener la mort (Watson). Mosler parle d'une jeune fille atteinte d'une affection de l'oreille consécutive à la fièvre typhoïde, chez laquelle les accès duraient vingt-quatre heures. Des observations plus récentes exigent en grand nombre dans la littérature médicale (6).
En général, l'affection, si toutefois on peut
(1) Hughlings Jackson, Med. Times and Gazette, 13 août 1864.
(2) Forbcfl Win slow. On obscure diseases of the brain, etc.
(3) Manigault, Dubois, VVestphal, Sander, Schiager.
(4) Stalpart van der Wiel, Observât, rares de médecine, etc.
(5) Mackenzie, Irritation of the sexuat apparatus as an etiological factor in the production of nasal diseases in Americ. Journ. med, science, avril 18S4.
\fi) Russel, Cas dû au cérumen, British med. Journal, vol. II, p. 937, 1879. — Woakes, Lnncet, mars 1880, p. 258. — Ihid., i>ov. 1873, p. 864. — Britisk med, Jouma/, janvier 1879, p. 90. — Ibid., déc. 1879, p. 1021.
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