‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 347 sur 638 · FRACTURE DBS OS DU NEZ · texte numérisé non relu

FRACTURE DBS OS DU NEZ

iSUes sont causées par des coups ou des chutes tor le nez. Si le coup vient d'avant ou d'en kaat, la fracture est transversale, située à trois ûQ six lignes du bord inférieur et libre des os nasaux, et le déplacement se fait en arrière ; si

(1) Koch, Annales des maladies de l'oreille et du làynx, n* 4, 1878.

(î) Mâckenzie, Archives ofiaryngologi/, vol. IV, 0° 3.

(8) Scbrœtter^ Laryngologische Mittheilungen. Vienne, 1875. — Lefferts, Médical News^ 7 janvier

le coup est appliqué un peu de côté, le déplacement est plus ou moins latéral. Une plus grande force brisera généralement les os du nez transversalement et un peu au-dessus de leur milieu, tandis qu'en même temps les branches montantes du maxillaire supérieur seront ainsi un peu atteintes. Enfin il faut une très grande force pour briser les os du nez dans leur partie supérieure. Hamilton (2) affirme que s'ils cèdent

(1) Voy. Encyclopédie de chirurgie. Paris, 1881- 1885, t. I à IV, pasBim.

(2) Hamilton, Fractures et luxations, irad. par Poinsot. Paris, 1884.

en ce point, la base du crâne cédera certainement aussi et qu'il ne faut pas s'attendre à voir le malade guérir d'un tel accident. Chez les enfants, les os du nez peuvent être aplatis, sans que les bords latéraux soient déprimés ou déplacés, mais seulement la ligne médiane ou Farcade poussée en arrière de façon à presser contre le maxillaire. Cette déformation pourra être permanente (Hamilton).

La lésion concomitante des parties molles et la rapidité avec laquelle apparaît le gonflement rendront le diagnostic parfois difficile. Une inspection attentive et le palper pratiqué de suite feront vite reconnaître la nature delà lésion qui se trouve confirmée par la crépitation toujours présente, surtout si la fracture est multiple. LTiémorrhagie peut être assez abondante pour mettre la vie en danger, et si les os lacrymaux sont atteints, l'emphyzème des paupières et du tissu cellulaire de Torbite sera la conséquence de la pénétration de l'air par le nez.

Gross (i) appelle l'attention sur ce fait, que parfois ces fractures s'accompagnent de manifestations céphaliques très violentes, dépendant des rapports intimes entre les os frontaux et nasaux, ce qui fait que le traumatisme peut atteindre le cerveau et ses enveloppes. Cependant la vie n'est sérieusement en danger que quand l'encéphale est gravement touché^ comme lorsqu'il y a fracture de la lame criblée de l'ethmoïde, décollement de la dure-mère de la partie antérieure du crâne, épanchement abondant de sang ou contusion grave du cerveau. Dans ces circonstances, le patient peut mourir de shock, de compression ou d'inflammation.

La réduction des os fracturés, si on peut la faire avant l'apparition du gonflement, est habituellement facile. Les manipulations externes seules peuvent réussir à replacer les fragments, mais souvent il sera nécessaire de les combiner avec l'introduction d'un petit instrument, stylet ou sonde, dans les fosses nasales. Par ce moyen les fragments sont repoussés doucement et ramenés en place, mais il n'est pas facile de les y maintenir, le gonflement des parties molles a une tendance constante à les afi'aisser, car ces 08 non soutenus ne présentent aucune résis- ' tance.

Aujourd'hui on repousse l'emploi de boulettes de charpie ou de compresses, introduites dans le nez, comme étant inutile et douloureux. Hamilton le conseille seulement quand la fracture est comminutive à un haut degré. Il

(1) Gross, System of surgery, vol. I, p. 946.

en est de môme des sondes, bougi

Quand les fragments ont de la tec s'affaisser ou à se déplacer, après leur ri Gross conseille de les retenir en place d'une bande de diachylon placée au ti nez, d'une joue à l'autre. Hamilton dans le même but de l'ouate ou un g^ charpie sur le nez, qu'il fixe avec du di

Mason (i), dans les fractures des oi avec dépression de l'arête du nez et da de la branche montante du maxillairt naissant la difficulté de maintenir 1 ments en place, préconise la méthode s passer une aiguille chirurgicale o nickelée ou dorée, par la ligne de des branches montantes de chaqi Quand les fragments ont été remis e cela fournit un appui postérieur aux os qui agit en soutenant des deux côtés nasale. Pour compléter le pansement « une petite bande de toile ou de ca( sur l'arête du nez, en la fixant de côté à l'aiguille et en donnant au cac une tension suffisante pour exercer u pression douce et latérale maisinsuffisa mettre obstacle à la circulation. On r aiguilles au bout de six jours, car dans! tures les moins graves, la réparation très vite et sans cal provisoire, aussi le gien n'a plus besoin de surveiller consi et de replacer l'appareil. ïl faut veiU soin à la déformation qui peut être irèi bien que la lésion paraisse insignifian

On a conseillé divers procédés pour i aux fractures anciennes des os nasaux, s( n'en ait pas fait la réduction ou que celledéfectueuse; nous avons parlé plus celui d'Adams, dans le cas où la cloison lement déplacée.

Weir (2), non satisfait des résultats qi Adams en refracturant et réajustant ciennes fractures avec déplacement L croyant, après plusieurs essais, que d'Adams est trop volumineuse à son e pour pouvoir être portée sous les os et que la force fracturante n'est j fisante, a conseillé un nouveau procéii tout simplement une opération ostéopl ou en d'autres termes, il fait une incis seulement sur l'os, mais en biais, de ti millimètres de long sur la plus grande c

(1) Mason, Annalt of the Anat. and surg Brooklyn, mars 1880.

n) Weir, Médical Hecùrd^ 13 mars 1880.

BRULURES DU NEZ.

de la déformation osseuse et parallèle du bord libre du nez, de façon à arriver aussi près que possible de la suture naso-maxillaire, et alors il introduit par cette incision la lame étroite et petite d'un ciseau afin de couper Tos à l'aide de petits coups de maillet. Si ceci ne suffit pas pour dégager l'autre côté du nez, on procède de la môme façon en introduisant le ciseau par la môme incision, qui doit être la seule. On peut alors replacer les os facilement et rapidement et donner au nez une forme normale. S'il existe une dépression, on retire Tos refracturé en le poussant en haut à l'aide d'un instrument introduit dans le nez. On applique un morceau de diachylon sur le nez pour maintenir tout en place. Un bandage nasal, modification de celui d'Âdams, peut être employé pendant quelques jours.

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