HYPERTROPHIE DE LA LUETTE
Lliypertrophie de la luette s'observe chez les mêmes malades que Thyperlrophie des amygdales ; la luette est tuméfiée par le développement excessif du tissu adénoïde qu'elle
contient. Ce gonflement ne doit pas être confondu avec rœdème inflammatoire.
Quand il ne cède pas aux gargarismes astringents, on a recours à Tablation. Cette petite opération peut être pratiquée avec Tamygdalotome ou plus simplement avec des ciseaui i pointes mousses.
0CMRIQ
Flg. 174). — Êcraseur de Gross.
ULCERATlOl^S DES AMYGDALES.
Les u]cérations tertiaires de la gorge peuvent laisser après elles des cicatrices, qui font adhé-
rer le voile du palais au pharynx et en déterminent le rétrécissement.
On dilatera ce rétrécissement au moyen de bougies (1).
TUMEURS
Les tumeurs des amygdales, autres que Thypertrophic, sont rares.
LYMPUADÉNOME
Dans le îymphadénome généralisé de la région cervicale, les amygdales peuvent être atteintes d'une façon similaire, et finir même par s'ulcérer,
FIBUOME.
On connaît quelques cas de fibromes des amygdales ; un des plus récents a été observé par Fiztger8ld(l).
SARCOME.
D'après Butlin (2) le sarcome à cellules arrondies est la plus commune des tumeurs malignes des amygdales.
CAPICER DE L'AMYGDALE.
Le cancer de l'amygdale est rare ; il peut être primitif; dans ce cas il est encéphaloïde ou plus
(Ij Fitzgerald, Australian med. Joum,t 15 sept. 1880. (2) Butliu, Tumeurs in Encyclopédie de chirurgie, Paris, 1885, t. IV.
rarement squirrheux ; ou bien il peut être secoadaire et dû à la propagation d'un épithéliome de la langue et des piliers du voile du paluis.
Carswell, Sydney Jones et Moxon ont publié des cas de cancer encéphaloïde des amygdale^ coïncidant avec un cancer des ganglions lyiD' phatiques du cou et de la rate. Qes cas sontinO' pérables ; mais quand le mal est .confiné au^ amygdales l'opération a pu réussir.
Poland (2), dans un article très complet surl^ cancer des amygdales, montre que le diagnostic du cancer au début est bien difficile ; on le coD'^ fond habituellement avec l'hypertrophie chro' nique ou une gomme syphilitique. La rapidité de son développement et sa tendance à envahir les tissus avoisinants, surtout le ganglion lymphatique de l'angle de la mâchoire, caractérisent la nature du mal.
Traitement.
L'ablation au moyen de Tinstrument tranchant ou de l'écraseur de certaines portions de
(1) Voir un cas de Smith et Walsham, in Medicochit^rgical TransactionSfYol. LXIII, 1880.
(2) Poland, Britiih and foreign medico-chirurgical review, avril 1872.
AFFECTIONS DE LA LANGUE. — KÏSTE COHGÉNITAL.
SU
mr n'a pas donné de résultats satisTai- )t si on se résout à une opération, c'est ilJOQ totale de l'amygdale qu'il faut pratïitte opération, bien que pratiquée, parai tangenbecket llutcr en ISGa, a été décrite première Tois par le D' Cheever (1), de
qni la pratiqua avec succès en 1869 et des am jgdales.
en 1878 (1). Dans les deux cas l'opération Tut Taite à travers une incision externe pratiquée au-dessus de l'angle de la mâchoire.
En 1882 Galding-Bird et Clément Lucas communiquèrent h la Société clinique de Londres les résultats heureux d'opérations d'épitbélioma