‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 444 sur 638 · SS · texte numérisé non relu

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E. BAASSEUn. -^ CHIRURGIE DES DENTS ET DE LEURS ANNEXES.

cependant pas une intervenlion; abandonnées à cUes-mëineB elles se régularisent, à moins que l'occlusion des mâchoires ne TaTOrise un antagonisme rdcheux.

Hais une intervention est indiquée dësiju'une dérormation est inévitable, car un retard augmente les dinicultés tant pathologiques que matérielles ; on aura alors recours à des procédés mécaniques ou chii-urgicaux.

Les mofeiis mé<vniques consistent dans l'application d'appareils multiples dont la Tabrication est du domaine de k prothèse. On «ritera les procédés de redressement brusques, ou intermittents, comme Tomes semble le conaailler dans certains cas ; le redressement d'une dent s'accompagne toujours d'un processus complexe purLunt surla dentetl'alvéole; «I faudra donc avant tout éviter la périodontite aiguë, l'osléiie, déterminant une suppuration în> compatible avec la vitalité de la dent ; la bonne fixitéde l'appareil est donc une condition absolue.

Le redressement des dents peut titre entrepris dans des circonslances TaTorables, à tout Age antérieur k celui de la complète malurité. Les dents ont cependant été redressées chci une personne de quarante-huil ans (Paulin] (1) ; mais, fwur Bulreprendre le redressement d'une* irrégularité présentant de l'extension, le moment est celui où les incisives et les secondes molaires sont complètement sorties.

L'occlusion régulière des dénis est une indication iinportaiile pour déterminer la bonne réussite du trailumcnt- Toutes les tentatives de correction, h un Age quelconque, sont vaines si les dents uulugoiiiiites, en cas d'occlusion, ne .servent pas A maintenir dans leurs nouvelles positions les dents déplacées.

Pour réussir dans le traitement on doit se -souvenir que les dents sont disposées sur les maxillaires, entourées de procès alvéoluires élastiques, qui sont aisément déplacés ou ab- «orbes sous une Faible pression constante, qu'une nouvelle ossilication plus dense de ces procès alvéolaires suivra et assurera la solidité des dents dans leurs nouvelles positions, d'où la nécessité, dans certuiiis cas, de recourir à des appareils ^e mainlien, une Tois le redressement terminé.

Les niAcboires étroiies peuvent être élargies Jivantagcnscment par des vis appelées Juck Screw (llg. IBIt), par des appareils portant sur ioute la ijiâuhoire et pouvant se dilater au moyen de ressorts faits en fila de piano suivant la mé-

thode de Cotfin (Bg. 1615). Ce dernier proeUé Dous a donné souvent et promptement de très

Fig. ISH. — Jack Screw lervint t écarter la pnnUn pelilo mollira sapéricnre de la canine en BèBC tempK <|u'eUB élirgit t'wcada denuira eo proJMul 1b< denu en debor*.

beaux résultats ; l'extension de la voûte paltlîiH peut encore s'obtenir au mojen de l'appareil représenté ligure I8IG.

(1) Paulin, Co'nmunicnlio-i à la SocUté odonMo- Siqut dt Franet, Jailtet 188t, page 313.

Fig. IBIâ. — Plaque en vatunita Talle poar l'exMu- ■ion de l'arcade dentaire supiSrieure.

Cette eileiiBion t'obtient k l'aide du fil d'ader qui est au centre, il lutCli de l'ouvrir un peu pour que li pla<|Ue qui cit divisée an milieu cède et preuenr toutei les dents.

L'appareil fixe de Gaillard est aussi précieui que rulionnel et assure une fixité absolue (fig. 1316] qui permet presque toujours d'opérer le redressement dans n'imparte quel cas: en voici la descriplion complète.

Cet appareil se compose de deux capsules mélaliiques It C (Qg. 18i:) faites de platine doi repousse, de telle sorte qu'elles reproduisent eo creux, aussi exactement que possible, la forme extérieure des dilTèrenles dents qu'elles doiTCDl emboîter ; les dents ainsi enveloppées seront généralement les deuxièmes pelites molaires et lu première grosse molaire de chaque cAté cbw un sujet adulte, les molaires de lait chei un sujet jeune.

ÉHEHGENCE. ~ THAITE1IËJ«T.

Les deux capsules se Irouvent réunies par une galerie A (Sg. IHI7),doplalinQ ou d'or, à aeclion

l'\ A, pitquo ài:

preniat leur poii malaire; C,

méUllIijUM I première grosse ; D, cbirnlÈre,

plan convexe el d'une lurgcur de 2 millimètres dont la face plune est loiirn6e du cûlé des dents, ife plus, la parlie supérieure de l'appareil doit correspondre exaciemeni au jiord libre des gen-

rig. IBIT.— ApiiarËUderedrvssuiDeutdaDrGaJllaril. {

>, elle porte but une série de petits anneaux A(flg. 1SI8] obtenue à l'aide d'un lil de mflme

I de trois dixièmes de millimélre de dîaynètre, ondulé el soudé au point de contact.

menl un rebord gingival E (Gg. IRIS) d'e

'■i millimètres de hauteur et qui se prolonge

en dehors et en dedans.

Ces capsules sont pleines 11 ou découpées à jour C [flg, 1817], suivant que l'on a besoin ou non d'oblenir l'écartement des arcades. Si cependant répoisseur mOme du métal n'était pas suffisante, de pelils patins en hippopotame ou en vutcBuile, lixés h l'aide de goupilles rivées, viendraient Tournir l'épubseur nécessaire.

Il serait préférable, selon nous, de supprimer ces cnlolles de métal et d'assujeUir directement le bandeau surles molaires en suivant le même procédé de ligature. De celle façou, les dénis, n'étant plus recouvertes, seraient bien moins ■ exposées â la carie, cur, malgré tout, on ne peu! nier que lu présence de ces appareils de redressement, alors qu'ils sonl portés longtemps, ne soient nuisibles (i la sanlc de ces organes.

Pig: ISJ9. — PUii iftctlDé de Harrlt.

Dans la rélrovereion on se trouvera bien du plan inclinéinvenlé pur Catalan. i:'e«l un appareil (Sg. ItJlUet 1S20) d'une grande puissance qui agit sûrement. Hais celle Force presque brutale exige beaucoup de ménagemenls dans son application et de surveillance dans son emploi, car il peut

^màmn

Les capsules qui recouvrent les dents et doivent, comme nous venons de le dire, en reproduire tous les contours, présentent égale-

arriver que l'arliculalion se modifie, au point que lesdeulsanlérioures ne puissent plus se joindre, par suite de l'élongation des molaires rendues indépendiinles pur l'élévation de l'articulation. Ituns certains cas, on peut encore obvier à cet inconvénient par l'appllcalion de petits moignons de caoutchouc qui rendent l'articulation des molaires possible. L'action mécanique est

née

E. BBASSEUR. - CHIBUBGIE DES 0E1«TS KT DE LEURS ANNEXES

augmenlée en raïsaiit porter, pendant I& Ruil, une riienlonitière contUlanl en un simple buitdeau deloile, qui empêche l'enranlUe dormir lu lioucbe ouverie. Cel appnreil "ITrc Invanlage, sur

celui de Gaillard, de pouvoir s'enlever, après chaque repas, pour ôlrc nelloyé, de se maintenir ainsi daas un état de propreté absolue, condition indlRpcnsabie pour la santé des dents.

Il V a quelques années encore, on se servait fréquemment de la menloniiiëre de ïo\ consistant en une calotte a'aduplant sur le sommet de la tête et en une sorte de Tronde passai! I .'ouslemeiitonainsique l'indique In ligure 1821.

-i.iipor-

I normales. La point d'appui DU bupparté par [|ui(rp dénis (le cliaquo cOté de l'arcado alvéolaire. Grùre au ni de CMUlcbouc, la preasioii Biiisbtre trâ* lune etl contlnae, ce qui permet aui dents de rejiirer daucemenl et sans tiolerce.

DeUbarre obtenait ainsi de bons et prompts résultais, mais aujourd'hui ou eemlile l'avoir ak-in-

donnée; nous devions la citer, car nous ar

I doutons pas que, dans des cas spéciaux, elle

ne soit encore appelée à rendre de ptoif

I Dans l'antéversioa ilTsudra, soit agir sur lout«

la mAchoire pour dilater la parabole de l'arcade

: dentaire, soit se contenter de ramener les denL<

, qui sont en antétersion au moyen de l'ai^reil

ligure I8'2'2 s'il s'agit des ileuiincisirescenlralcv

lukanïte pour nmcaer l>-i iiitioD nermaio (*.'■

te ; BC, auaeaui da eiMI-

ou de celui représenté flgure 1823, s'il est nécessaire de ramener d'autres dents dans leur position normale.

La plupart des praticiens préfèrent recouiir a l'uâage de ces appareils en vulcanile, combinés suivant les cas; ils ont le mérite d'être légers et de bien s'adapler aux dents ; on y appUque soil des chevilles ou de petites rondelles de caoutchouc qui conduisent la dent dans la position ûii elle doit l^trc r

rig. I8H,

Lppnreil du cuntetiUoti.

Si dans certains cas l'occlusion seule des deolï suffit pour maintenir en place la dent dériée el redressée, dans d'autres, au contraire, il «1 indispensable de maintenir pendant plusieurs mois cl souvent même une année les dent^

redressées au moyen d'appareils spéciaux.

Ces appareils doivent être légers, ne pas incommoder le patient et toucher les dents le moins possible afin de ne permettre à aucun aliment de glisser entre l'appareil et les dents, ce qui entretiendrait continuellement des foyers de putréfaction et par suite des caries nombreuses. 11 faut surtout que ces appareils soient complètement fixes si Ton veut arriver à un résultat.

Pour cela nous avons l'habitude de nous servir de l'appareil dont la figure ci-contre indique facilement la construction (fig. 18? 4).

Comme on le voit, le traitement des irrégularités dentaires est presque entièrement mécanique. Outre les connaissances anatomiques, physiologiques et pathologiques, l'opérateur doit donc posséder celle de la science pratique du mécanisme des leviers, des poulies, des coins, des élastiques employés seuls ou combinés qui sont nécessaires, car il est absolument impossible de triompher d'une anomalie dentaire complexe sans ces connaissances; le spécialiste devra seulement avoir toujours présent à l'esprit que l'une de ces forces mécaniques, quelle qu'elle soit, peut, sagement dirigée, répondre à ce qu'il en attend, ou devenir, en cas de négligence ou dignorance, une cause terrible d'accidents graves ; il y a sujet, chaque fois qu'on les emploiera, de prendre les plus grandes précau-

UODS.

11 n'est pas toujours opportun d'essayer de corriger la forme et l'expression d'une bouche dont l'état est une singularité héréditaire, faisant partie du type familial et dont la transformation nécessiterait un effort prolongé avec possibilité de dérangement d'une bonne articulation. Sachant d'ailleurs que la nature fera de constants efforts pour revenir au type héréditaire, c'est à la sagesse du praticien qu'il faut faire appel.

Dans les cas héréditaires de difformité étendue» à propos desquels une intervention a été retardée, on doit craindre que cette irrégularité se manifeste de nouveau, si on abandonne trop tôt l'usage des ligatures, et si on ne la réforme par une articulation parfaite.

C'est pourquoi à côté des moyens mécaniques il existe, comme nous l'avons dit, une intervention chirurgicale consistant principalement dans ropportunilé de l'extraction des dents temporaires. Toutes les fois que la dentition suit une marche régulière, on ne doit avoir recours à aucune opération chirurgicale, la résorption des racines et des procès alvéolaires se faisant

Encjel. de chirurgie.

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