LÉSIONS TRAUMATIQUES DES ENVELOPPES DE LA MOELLE
Dans les cas de fracture ou de luxation des vertèbres, la dure-mère est très souvent déchirée ou tiraillée; de plus elle peut être divisée
dans les plaies de la région dorsale. Quand on constate un écoulement de liquide cérébroTrachidieu, il est certain que la dure-mère a été ou-
CONTUSION DE U. HOELLE.
Quand ni la moelle ni les aerts racUn'ont été alteinU, il ne sa produit aucun imëne nerveux, l'écoulement du liquide cé- -rachidien n'étant que graduel et le liquide erae se reproduisant rapidement. Pourpeut ae développer uns inlIaminaUon sein qui peut entraver les Tonctions de U e et des nerrs et mâme déterminer la
mort. Quand ces plaies ne sontpaa compliquées, le pronostic en est généralement favorable.
Û peut être très diiScile d'obtenic l'occlusion parfaite de ces plaies ; on a plus de chance de l'obtenir pourtant, si on met immédiatement en usage le Iraitementapproprid que si on attend plus longtemps (t).
LÉSIONS THAUHATIQUES DE LA HOELLE ET DES NERFS RAGBIDIEHS.
ilénoas traumatiques auxquelles la moelle I96i) est exposée sont : 1° la commotion ;
tu, — HaaIlQ épiniAre et racLoai des 31 pdres trfa iplnsax avec Ifis pleius carricil, «illlaire, tire at «icré. D'un cdtâ le* ginglioDi vertl- I (nerfs ajrmptlblqaet).
contusioa; 3° la compreuiOB, «t 4fi IM
Enejcl. de chirurgie.
COHHOnOH DE LA MOELLE.
Les causes de la commotion de la moelle sont laa mâmes que celles de la oommolion cécébrale ; et de môme que les symptômes de celle dernière consistent en une suspension plus ou moins complète des fonctions cérébrales, ceux de la commotion spinale consistent en une paralysie spinale plus ou moins marquée, qui est cependant éphémère en général. La commotion spinale peut cependant, quand elle est extrême, déterminer la mort subite. 11 est probable que les fractures de la colonne sont plus souvent accompagnées de commotion de la moelle que les Luiatîons. On observe souvent des symptAmaa 2a commotion dans les plaies par armes à feu. Ces symptômes varient beaucoup d'intensité ; au moindre degré c'est un simple affaiblissement des extrémités inféneures accompagné d'engourdissement et de fourmillement, ou bien une paralysie complète, tant du mouvement que de la sensibilité avec priapisme, et rétention des urines et des matières fécales. On observe encore assez souvent une hypéresthésie très marquée.
cwmision de la hobllb.
La substance grise étant le siège principal des lésiODs (désintégration des éléments, ecchymoses), c'est k l'intérieur de la moelle qu'on les trouvera. Quelquefois la moelle est réduite à l'état de bouillie. Outre les signes de paralysie spinale, abolition de la senaibiliU, du mouvement volontaire et des mouvemeota réflexes, on observe asseï souvent un autre 87 mptAme impartant, l'hj:péraBlhé*is ; eetla tk]fi6r«8lliësie apparaît qiei^ws Imirw ou mima quelques jours fLpcëa l'accident. De plu& les commodons et les contusions deUmeidle, de mâme que les
(I) Vojei Lejdan, TraiUdti matadùi dt la moetit ^aiire, InuL par Hldiant et Viry. ParU,, IST9.
luxalions et les fraclurcs, peuvent délerminer des modilicHlioiis de la lempéraliire en plus el iTi moins, Erichseii en parlicutier a observé
tig. 19U3. — DeutiAmn ut iralsiimo vertùbra lombairs avec une bille du fatil conoidu logée intre lenrB Innice, blunc saillie du» le canal «plnal « coDiprimajit la niaellc.
dmis la comn^otiiiD spinale ua abaisBement marqué el prolongé de lu lempérulure.
Les conliiïions de la moelle s'accompagnent
en placo. — Tumeur déplacée (IJ.
>z souvent d'exiriiVDsalion sanguine dans la
(I) D'après flammond, Traité pratiqm dei mal, du tyilimc neroeux, I»d. Labadle-Lagraie. Parii!, 1819.
Le trailenieiit de ces contuBïoas esl le mCme que celui de la commoUon.