CAIICI.NOMES BRANCHIAUX OU CANCERS PRIMITIFS DU COU
Volkmann (2) en i882, Treuberg (3) en 1883 et P. Bruns (4) en 1884, ont décrit et opéré des carcinomes primitifs, profonds du tiers supérieur du cou, indépendants de la peau, des glandes lymphatiques ou autres, de l'œsophage, de la trachée, du larynx et du squelette.
11 s'agirait alors d'après ces trois auteurs, de carcinomes développés sur le trajet des fentes branchiales aux dépens de petits iiystes branchiaux restés silencieux jusqu'alors. L'hypothèse n'a rien d'inadmissible, mais elle demande à être confirmée par une étude portant sur un nombre plus considérable de faits. Or, jusqu'ici, il n'existe que 5 exemples de carcinomes dits brunchaux, 3 de Volkmann, \ de Reyher (Treuberg) 1 de P. Bruns. Dans 4 cas l'extirpulion (ut pratiquée. Dans 2 cas de Volkniann, la tumeur avait envahi les muscles et adhérait aux vaisseaux: l'opération fut longue et dit'iicile, il fallut réséquer la jugulaire et lier la carotide primitive (2 fois). Mais l'opération put être complète. Dans les 3 autres cas, au contraire, l'opération dut rester incomplète, en raison des adhérences et de la diffusion du néoplasme.
il est bon de noter d'ailleurs que le carcinome peut se développer au cou, comme ailleurs sur les cicatrices. Siegfried Fischer (i) en cite nn cas dans le travail si considérable qu'il a consacré à l'étiologie du cancer.