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masses semblables dans les organes internes. La surface de ces tumeurs est souvent d'une teinte rouge sombre, elle se dénude aisément et se couvre alors d'une croûte verdâtre, elle peut être emportée par un travail profond d'ulcération. Dans certaines régions, particulièrement sur la face dorsale du pied, la surface peut présenter un aspect verruqueux, fissuré. Des nodules isolés peuvent guérir complètement par l'ulcération. La maladie se termine, en général, par la mort, au bout de quelques années.
Cancer mélanique.
La troisième variété est le cancer mélanique quT pigmenté.
Celle-ci débute sous la forme d'un ou plusieurs nodules sphériques, lisses, d'une colora-
Fig. 829. — Cellules dans les différentes phases de la
pigmentation (*).
(*) a, b, c, e, cellules d'un cancer pigmentaire ; df épithélium pigmenté d*un vaisseau de même origine. Grossissement : 300 (Rindfleiscb).
tion ardoisée ou noire, du volume d'un petit plomb ou d'un pois. (fig. 829) On les trouve si-
tués, le plus ordinairement, d'abord sur les mains et les doigts, les pieds et les orteils, mais ils peuvent se montrer, dès le début, sur toutes les parties du corps, ils augmentent de volume ou, en se réunissant par conflaence, ils constituent une masse néoplastique irrégulière, tuberculeuse, fongoîde. Au bout d'un certain temps, cette masse se ramollit et donne naissance à un ulcère qui pénètre profondément dans les tissus sous-jacents. Dans la suite, d'autres nodules se montrent soit aux environs du siège primitif, soit disséminés sur le trajet des gros troncs lymphatiques, jusqu'à ce que l'abdomen et les membres inférieurs se trouvent couverts de ces petits nodules noirâtres. Après la mort, terme auquel la maladie mène rapidement, on trouve souvent les organes internes abondamment parsemés de masses mélaniques du même genre. Ces nodules sont constitués par un réseau de stroma vasculaire lâche, présentant par place une disposition alvéolaire, et contenant de grandes et de petites cellules épithéliales fusiformes, réunies en petits groupes ou amas irréguUers et des granulations pigmentaires disséminées.
Dans ces deux formes, cancer mélanique et cancer du tissu conjouctif, il y a peu de chose i faire, et l'excision de chaque nodule, même des premiers qui paraissent, ne saurait empêcher leur reproduction ni arrêter les progrès du mal La tendance à la diarrhée et au marasme, qui marque les dernières périodes de Taffection, doit être prévenue, autant qu'il est possible, par un traitement tonique.
SARCOME.
Parmi les nombreuses formes de cette affection, il en est une décrite par Kaposi, qui se montre sur les mains et les pieds, en général sur les pieds tout d'abord, sous la forme de nodules sphériques, durs, d'une couleur pourprée ou brunâtre, d'un volume qui varie de celui d'un petit plomb à celui d'un pois. Ces nodules se montrent, soit répartis d'une manière discrète, soit réunis en groupes, ils s'accompagnent d'un épaississement des téguments des pieds et des mains, qui deviennent douloureux et gênés dans leurs mouvements. Au bout de quelques mois, les premiers nodules parus deviennent squameux, reviennent sur eux-mêmes et disparaissent, laissant à leur place une dépression colorée par du pigment. Les plaques ccnQuentes subissent une pareille atrophie dans
leur portion centrale, mais la partie périphérique reste élevée sous la forme d'une sorte de mur dur, pigmenté, squameux, il n'y a jamais d'ulcération. Dans une période plus avancée, les nodules gagnent les bras et les jambes et, dans l'espace de deux ou trois ans, se montrent sur la face et le tronc, mais leur volume y est plus considérable et leur coloration plus sombre. Quelquefois ils subissent un ramollissement, limité à leur portion superficielle, qui met à découvert une surface saignante. A mesure que la maladie se propage, la fièvre, la diarrhée, enfin le marasme se montrent et la mort survient au bout d'un temps qui varie de trois k cinq ans. Après la mort, on trouve ces mômes masses noduleuses rougeâtres, disséminées en abondance dans les poumons, la rate.
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HYPERTROPHIE DE UOiNGLE.
le cœur et le canal inlestinal. Ces nodules sont constitués par de petites cellules rondes, disposées en groupes, des dépôts hémorrhagiques et du pigment. Dans d'autres cas, on a trouvé des néoplasmes à grandes cellules.
Dans une autre forme de sarcome, ces phéno mènes cutanés sont beaucoup plus exagérés. Des plaques rouges, infiltrées, apparaissent brusquement sur un point quelconque du corps et disparaissent ensuite en laissant à leur place une tache brune, ou bien augmentent de volume de façon à occuper d'énormes surfaces.
Elles peuvent se dépouiller de leur épiderme et, dans ce cas, laisser suinter un fluide séreux ou sanguinolent. Sur d'autres points, peuvent se montrer des tumeurs fongoïdes, d'une teinte
rouge ou violette, d'un volume qui varie de celui d'une balle de fusil à celui d'un œuf de poule et dont la surface est tantôt lisse, tantôt fissurée. Ces tumeurs peuvent également disparaître spontanément ou s'ulcérer. Elles peuvent se montrer en très grand nombre et sur tous les points de la surface du corps. Elles sont également formées d'amas de petites cellules sphériques qui envahissent le tissu fibreux du chorion et les organes sous-jacents. Cette forme de l'afi'ection a reçu des divers observateurs qui l'ont étudiée des noms difi'érents : mycosis fongoide, néoplasme fongoide inflammatoire ; tumeur papillomateuse fongoide (i), etc. Elle se termine par la mort, en général, au bout de deux ou trois ans.