‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 69 sur 452 · BOURSES SÉREUSES DE LA TÊTE ET DU COU · texte numérisé non relu

BOURSES SÉREUSES DE LA TÊTE ET DU COU

On trouye dans l'orbite une bourse séreuse qui tapisse la poulie du tendon du muscle grand oblique. Je n'ai trouvé qu'un seul cas de dilatation de cette bourse séreuse, rapporté par

(1) Depuis que ceci est écrit, Je constate que Barwell, ^ni la seconde édition de son ouvrage sur les maladies des articulations, a rapporté un cas (p. 507) qui confirme Topinion exprimée dans le texte, du moins l^r ce qui est de la pulsation linéaire.

Aston Key ; mais comme ce chirurgien ne donne pas le détail des symptômes, je ne puis indiquer les points de diagnostic à examiner. L'affection guérit à la suite d'une ponction prati-

(1) Bryant, Manual of Surgery^ 3d Amer, édit., p. 767.

(2) W.-M. Baker, S» Bartholoniew's Bospital Reports^

quée à l'aide d'une aiguille à cataracte. Il existe une bourse séreuse sur la protubérance occipitale externe ; une autre à la face externe de Tarticulation temporo-maxillaire ; une, en arrière de l'angle du maxillaire inférieur ; une au bord inférieur de la symphise du menton ; une autre^ en arrière du grand zygomatique et du conduit de Sténon, elle passe sous le bord antérieur du massé ter où elle se met en rapport avec une autre bourse séreuse placée tout près de l'apophyse coronoïde du maxillaire inférieur. Ces deux bourses séreuses communiquent souvent entre elles et, dans quelques circonstances, s'étendent jusqu'à la base du crâne. La limite interne de ces deux bourses séreuses jumelles est le muscle buccinateur auquel elles adhèrent (1). Certains kystes rares de la joue, qui peuvent s'étendre jusqu'à la base du crâne, résultent probablement du développement de ces bourses séreuses.

Une bourse de ce genre entoure le tendon du digastrique précisément au-dessus du corps de l'os hyoïde; une autre existe entre la partie moyenne du tendon de l'omo-hyoïdien et la surface inférieure du muscle sterno-mastoïdien ; une autre sur l'angle du cartilage thyroïde (pré-lhyroïdienne) et une autre entre les couches du ligament thyro-hyoïdien ou entre le ligament et la face adjacente de l'os hyoïde (infra-thyroïdienne), cette bourse séreuse peut être double. Des cavités du même genre peuvent se rencontrer partout, au-dessus ou môme derrière l'os hyoïde jusqu'au cartilage cricoïde, elles sont ordinairement médianes, mais elles sont quelquefois doubles et, en pareil cas, elles sont placées tout près de la ligne médiane de chaque côté, ou à une distance de quelques lignes. Une autre bourse séreuse existe entre les muscles génio-glosses (supra-thyroïdienne), une bourse accidentelle (2) se place entre la grande corne du cartilage thyroïde et le constricteur inférieur du pharynx; une, très grande, entre la trachée et l'aorte : elle s'étend ordinairement de l'origine du tronc brachio-céphalique jusqu'à celle de l'artère carotide gauche et du bord supérieur de la crosse de l'aorte jusqu'à la bifurcation de la trachée. Quelquefois, il y en aune seconde placée en arrière de celle-là, ou bien on en trouve une petite entre la carotide gauche et la trachée, tandis que la grande est

(1) Verneuil, Bull, de la Soc, anaiom., 1867, t. XXVI p. 153.

(2) W. Gniber, Ârchiv, f. Anal. Physiol. u. wissensch. Med. Leipzig, 1875, p. 590.

situé un peu plus à droite. Calori (I) leur donne le nom d'aortico-trachéale et déclare qu'il en a trouvé soit une, soit deux, treize fois sur quarante dissections. Lorsque le péricarde, ainsi qu'il arrive quelquefois, se prolonge en haut et à gauche derrière la crosse de l'aorte, la bourse aortico-trachéale est petite. Calori figure également une seconde bourse séreuse, qui se rencontre plus souvent que la première et qui se trouve placée' au-dessous de l'isthme do corps thyroïde, au bord supérieur duquel elle atteint souvent ; il l'appelle thyro-trachéale. Elle est ordinairement simple, mais si l'isthme thyroïde est incomplet, il peut y avoir deux boa^ ses séreuses, placées de chaque côté de la ligne médiane. Cette bourse séreuse est plus fréquente quand la pyramide du corps thyroïde est bien développée, et surtout lorsqu'elle s'attache à l'os hyoïde. Lorsque le muscle thyroïdien de Sœmmering, — l'élévateur du corps thyroïde de G.-F. Meckel — existe, une petite bourse séreuse peut se trouver interposée entre ce muscle et le cartilage thyroïde. Calori en figure une dans un cas de goitre. Cet auteur décrit également deux petites bourses séreuses, placées, une de chaque côté, entre les muscles crico-thyroïdiens et les lobes latéraux du corps thyroïde, illes appelle crico-thyro-thyroïdiennes. Elles s'étendent quelquefois en avant de manière à s'interposer partiellement entre la trachée et la glande thyroïde. Elles sont quelquefois nombreuses; Calori, dans un cas, en a trouvé trois à droite et deux à gauche de la ligne médiane. On recontre fréquemment une bourse séreuse sur la vertèbre proéminente,

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