BOURSE SÉREUSE DU VASTE INTERNE
Celte poche séreuse est quelquefois malade; elle donne lieu parfois à d'obscurs symplônjes qui semblent atlribuables à une afTection du genou. C'est d'ordinaire un coup porté sur celle région qui détermine l'inflammation de oc sac, laquelle s'accompagne d'une douleur aigre, qui cède facilement au repos et au Iraitemeiil.
(I) Voy. plus liaut, Traitemefit d*s in/Jannuatu-n^ aiguè et chronique.
BOURSE SÉREURE PRÉHOTULIENNE.
e> récidives sont fréquentes, à la suite d'un \ercice trop prolongé, et le membre reste
iraibli.
Dias^nostic.
11 est basé sur le souvenir d'une lésion dirocle, sur la marche lente de la malidie, sur des retours d'inflammation qui produisent un certain degré de claudication et gênent la flexion : tout cela est dû au développement d'une tumeur ovale, dure, sensible, placée sur TinsertioQ du vaste interne qui peut être saisie entre les doigts et mobilisée quand le muscle est dans le relâchement, mais dont l'existence ne peut être reconnue quand il est tendu.
Traitement.
n consiste dans le repos forcé et l'emploi local des antiphlogisliques.
BOURSE SIÎREITSE S0US-TR1C1PITALE
L'épanchement qui se produit dans cette bourse séreuse donne lieu à une tumeur de volume variable qui bombe de chaque côté du tendon du. droit antérieur. A première vue, cela rcj?semble de très près à la" synovite aiguë du genou. La tumeur est douloureuse et fluctuante et peut donner lieu à une réaction générale très marquée ; mais elle est située au-dessus de la rotule, dont le bord supérieur constitue sa limite inférieure, et les deux poches distendues et fluctuantes qui, dans la synovite du genou, se trouvent placées de chaque côté du ligament roiulien, font absolument défaut. La différence est des plus frappantes dans la station. La rotule n'est pas soulevée et flottante, pour ainsi dire, à une certaine distance des condyles du fémur; on ne peut, par conséquent, pas produire le choc caractéristique entre les deux surfares osseuses, qui s'observe dans la synovite, ni le recul consécutif lorsqu'on cesse la pression. Le diagnostic est basé sur la constatation de ces symptômes.
S'il ne s'agit que d'une simple inflammation, le traitement recommandé d'une manière générale pour cette lésion des bourses séreuses e^t parfaitement suffisant. Si la suppuration survient, l'aspiration devra toujours être préférée ^Hncision, puisque la bourse séreuse dont il
s'agit communique très fréquemment avec la jointure chez les personnes avancées en âge et que cet état a été souvent observé, même chez les jeunes gens. Il peut se faire que l'impossibilité de faire passer dans l'articulation le contenu du sac soit due à la forme valvulaire de l'orifice de communication ; il est donc plus prudent, dans tous les cas, de pratiquer l'aspiration, à moins que l'état de la peau ne rende probable l'ulcération de la petite plaie faite par le trocart ; il faut alors avoir recours au bistouri, en s'entourant des précautions antiseptiques. Quelqu'une des bourses de la région du genou, et cette remarque s'applique également à d'autres articulations, est ordinairement le point de départ de la suppuration péri-articulaire qui a si souvent pour conséquence une lésion grave de l'articulation et parfois môme sa destruction. Un traitement convenable et de larges incisions assurant le drainage de la cavité préviendront ordinairement tout inconvénient grave. Le diagnostic ditîérentiel entre les suppurations intra-articulaires et péri-arliculaires est basé principalement sur la forme qu'affecte la tumeur et sur la situation qu'occupe la rotule, suivant qu'elle est, ou qu'elle n'est pas, soulevée par du liquide au-dessus du fémur.