‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 193 sur 343 · ION FRÉQUENTE ; TÉNESME VÉSICAL · texte numérisé non relu

ION FRÉQUENTE ; TÉNESME VÉSICAL

esme se produit à ce moment dans de cas. Il indique généralement une de ri nflami nation à la partie pro- Turèthre, mais il peut être dû excepnent à une influence réflexe ayant son départ au méat ou près du méat. En rirritabilité du col de la vessie se ma-

n, op. dt.y p. 184.

n, Lectures on rest and pain, 2* éd., p. 255.

tnd Gooper, Venereal dUeasei, p. 497.

nifeste par l'impuissance de cet organe à retenir plus qu'une très petite quantité d'urine, par le besoin pressant de l'évacuer, la difficulté de la projeter sous forme de jet, la nécessité de se courber dans les efforts d'expulsion qui accompagnent ou suivent le rejet des dernières gouttes qui s'écoulent en bavant.

Vécoulemcni pendant cette période a augmenté de plus en plus. Au début, terne et d'un blanc bleuâtre très pâle — semblable à du lait très étendu — il devient blanc, puis jaune, puis verdfttre ou teinté de stries de sang. S'il y a des ulcérations, il peut être mélangé avec beaucoup de sang, dont quelques gouttes suivent chaque miction ; cette hémorrhagio est due à la rupture de capillaires pendant la contraction des fibres musculaires circulaires qui se produit à la fin de la miction.

Tels sont les symptômes, douleur en urinant* écoulement purulent abondant, corde et ténesme^ qui caractérisent la période d augmcnt de la blennorrhagie inflammatoire; tous sont si constants qu'ils doivent être regardés comme des symptômes propres à ce stade, et non classés, comme on le fait quelquefois pour les deux derniers, au nombre des complications. Sous ce titre on peut décrire à cette période quelques phénomènes pénibles résultant du processus inflammatoire.

Complications de la première période.

BALANITB.

Quand l'inflammation, au lieu de rester confinée à l'urèthre et aux lèvres du méat, s'étend à la surface du pénis, il se produit ce qu'on appelle une balaniie. La balanite est ordinairement due à un défaut de propreté, l'écoulement étant laissé en contact avec le gland ou s'accumulant sur le prépuce, mais elle peut se produire par simple extension de l'inflammation par continuité en dépit des plus grands soins. Comme pour la blennorrhagie même, certains malades semblent particulièrement sujets à cette forme d'inflammation, et on a remarqué que les individus sujets à de Tintertrigo présentent souvent cette complication. Dans les dispensaires et les hôpitaux on l'observe dans le quart des cas, dans la pratique privée beaucoup moins souvent. La susceptibilité de la muqueuse du gland est, cela se conçoit, beaucoup moins grande que celle de rurèthre. Du pus qui déterminerait immédiatement une urélhrite aiguc peut baigner cette région impunément ; les as-

WILLIAM WHITE. — BLENiNORRHAGIE CHEZ L*HOMME.

trÎRgenU, comme le nitrate d'argent, qui, injectés dans l'urèthre, sont très douloureux, ont peu ou pas d'effets sur Tépithélium plus épais de cette partie, laquelle ches les circoncis ou chez les individus à prépuce court et rétracté, ressemble tout à fait à de Tépiderme par sa densité et son insensibilité. S'il n'en était pas ainsi, la propreté la plus minutieuse n'empêcherait pas la grande majorité des malades atteints de cette forme de blennorrhagie d'avoir de la balanite.

Symptômes et diagnostic de la balanite, — Ce sont les symptômes d'une inflammation superficielle, chaleur, rougeur, sentiment de brûlure ou de démangeaison ; finalement exfoliation de Fépithélium, laissant une surface érodée ou quelquefois ulcérée superficiellement. Assez souvent apparaissent des vésicules d'herpès qui peuvent rester discrètes jusqu'à leur dessiccation, ou se transformer en pustules, se réunir, et laisser une ulcération qu'on prend quelque Toi s pour un chancre ou un chancroîde.

Entre l'ulcération de lu balanite et le chancroïde, les différences me semblent surtout des différences de degré, un pus plus irritant, plus corrosif donnant lieu à une ulcération plus profonde et plus difficile à guérir (t). J'ai vu plus d'une fois des ulcérations balanitiques soustraites au traitement par un phimosi<% montrer plus tard, quand une opération les avait remises à découvert, les caractères spécifiques du chancroïde, bords taillés à pic ou décollés, tendance à l'extension, écoulement abondant, etc. Le diagnostic ici n'a pas une grande importance, le traitement reposant en tout cas sur les mêmes principes. Un traitement local suffit dans les deux cas à guérir la majorité des ulcérations; pour ceux qui continuent à s'étendre ou qui restent intraitables, la cautérisation à l'acide nitrique est indiquée théoriquement et empiriquement.

La forme de la lésion initiale de la syphilis connue sous le nom d'érosion chancreuse peut (>tre prise pour une balanite superficielle. La période d'incubation, l'absence d'écoulement, les contours abrupts de l'érosion, la présence à la base d'une induration parcheminéey le gonflement des ganglions de l'aine, l'absence de tout élément inflammatoire, sont des symptômes qui feront facilement distinguer le chancre syphili-

(1) L'autour do cet article semble oublier que le chancre simple est iodéfiniment inoculable, tandis que les ulcérations dont il s'agit ici ne le sont pas. {Note du traducteur.)

tique d'une solution de continuité due à la balanite.

BALANO-POSTBITE.

L'extension de l'inflammation de la surface du gland à la couche profonde ou muqueuse du prépuce donne naissance à ce qu'on appelle une baiano-posthite, laquelle n'a pas de signification clinique spéciale, sauf qu'elle est presque invariablement suivie ou accompagnée d'une difficulté de rétracter le prépuce et de découvrir le gland.

Cela est dû à l'extension de l'inflammation au tissu cellulaire lâche qui unit les deux surfaces du prépuce, lequel devient rapidement œdémateux, et est le siège dans quelques cas d'une effusion de lymphe plastique.

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