SYMPTOMES ET COMPLICATIONS DE LA SECONDE PÉRIODE
blennorrhagique
ir en urinant s'ôtout le long da
ftmes Tésicaux quents.
très rare.
Phimosis avec chancroide souS'préputiaL
Chaleur en urinant seu' lement au moment où l'urine entre en contact avec le prépuce enflammé ou ulcéré.
Pas de symptômes vésicaux dans les cas simples.
Bubon commun.
tst pas rare du tout que des malades
aucune expérience des affections yéné-
prennent pour une blennorrhagie une
\ due à la malpropreté» et à la réten-
à la décomposition du smegma. Dans
•ensaires on voit souvent de ces malades
passé par les mains d'un pharmacien,
ns faire d'examen, comme c*est l'habi-
ns ces cas, leur a administré du co-
u sulfate de zinc, etc., au lieu de leur
re de Feau et du savon . Naturellement
ticien attentif ne commettra pas une
i>le erreur ; mais il peut hésiter pendant
) temps quand la balanite est compli-
un phimosis assez serré pour empêcher
le méat. Des injections sous-préputiales
être d'abord pratiquées en tout cas;
iminuent bientôt le gonûement assez
ernieltre une rétraction suffisante du
PARAPHIMOSIS.
épuce, rétracté et retenu derrière la coudu gland, ne peut plus être ramené en
cette complication, moins fréquente, ucoup plus pénible et dangereuse. Le i l'orifice préputial distendu et très peu le est la cause de cette constriction, qui
de plus en plus serrée à mesure que flement augmente. Xes parties voisiibord œdémateuses, s'infiltrent bientôt de ! inflammatoire, le retour du sang du !st entravé, et dans les cas extrêmes, il uit une ulcération ou mieux une escham extensive de la tête du pénis ; ce fait certainement plus fréquent sans la rivasculaire du gland et les anastomoses es vaisseaux et ceux du corps caverneux, striction se produit à une petite distance e le gland, et immédiatement derrière gne se voit un sillon dû à la dépression e qui existe en ce point, exagérée par e environnant. Derrière ce sillon se un pli gonflé de la membrane muqueuse, est formé par la ooiifiba nrofonde du
prépuce normalement en contact avec la face postérieure et le rebord de la couronne du gland. Puis on trouve un second sillon très profond, qui est le siège du mal, et derrière ce sillon un autre collier proéminent formé par le tégument gonflé. La douleur est très grande, parfois d'une intensité extrême ; elle ne disparaît que lorsque le prépuce a été remis en place, ou quand la constriction a été levée par une section ou par une ulcération. Il se produit souvent des difformités dues à des cicatrices dans les cas où l'intervention chirurgicale a été différée ou inefficace. Ces complications : balanite, balano-posthite, phimosis et paraphimosis, sont de beaucoup les plus fréquentes de celles qui apparaissent pendant cette première période ; nous les avons décrites selon leur ordre clinique habituel. Le premier stade, celui dans lequel l'intensité des symptômes va croissant, a une durée variable, mais se termine ordinairement avec un traitement approprié en un espace de cinq à sept jours ; ensuite l'état reste stationnaire pendant un temps assez court.
Symptômes et complications de la seconde période on période stationnaire.
L'écoulement est toujours abondant, l'ardeur en urinant, la corde toujours bien marquées ; dans quelques cas les douleurs sont insupportables. Les malades se plaignent amèrement d'être tourmentés pendant le jour par des envies impérieuses d'uriner, auxquelles ils résistent jusqu'au dernier moment, pour éviter la douleur que la miction occasionne ; et que leur repos, la nuit, est troublé par de fréquentes érections, qui ne sont pas moins pénibles, et qui souvent ne cessent que sous l'influence des médicaments. Pendant celte période qui s'étend environ du septième ou huitième jour à la fin de la seconde semaine, l'inflammation gagne en profondeur graduellement et peut donner naissance à d'au très complications.
ABCàS FOLLICULAIRES ET PÉHIUBÉTBRAUX.
En se propageant de la membrane uréthrale aux petits follicules muqueux qui s'ouvrent à sa surface, l'inflammation bouche leur orifice par le gonflement de leur membrane interne et les convertit en petits sacs ou poches de pus — abcès folliculaires — qui apparaissent sous forme de petites tumeurs arrondies et molles à la surface inférieure de l'urëthre. Ces abcès s'ouvrent souvent à l'intérieur, mais de temps en temps
WILLIAM WHITE. — BLENNORRHAGIE CHEZ L'HOMME
ils s'ouvrent à la surface cutanée. Ils ne donnent heureusement pas naissance à des fistules urinaires. Si le processus suppuratif s'étend au tissa connectif lâche qui entoure Turëthre, il se forme un abcès péri-uréthral . Ces abcès sont surtout fréquents dans les points où la biennorrhagie se cantonne avec le plus de persistance, au niveau de la fosse naviculaire et de la partie antérieure de Turèthre membraneux, ils s'accompagnent de gonflement, mais ne sont pas très douloureux, grâce à l'extensibilité du tissu dans lequel ils se développent. C'est une complication plus dangereuse que la folliculite, que nous venons de décrire, car dans des cas rares l'ouverture de l'abcès dans l'urèthre a permis l'infiltration de l'urine avec tous ses dangers. Ces abcès sont donc beaucoup plus susceptibles de donner naissance à des fistules persistantes. J'observe dans ce moment un certain nombre de cas dans lesquels il existe entre l'urèthre et la surface cutanée des fistules de la dimension d'une épingle, situées au voisinage du frein et près de l'angle scroto-pénien.
LYMPHANGITE.
Dans un certain nombre de cas de blennorrhagie, il se fait de la lymphangite due à l'absorption du pus. Ce sont surtout les lymphatiques du dos de la verge qui se prennent; l'observation m'a montré que cette lymphangite tenait presque invariablement à un défaut de propreté et à la rétention du pus entre le prépuce et le gland. L'analomie pouvait faire prévoir cette complication, les lymphatiques uréthraux appartenant à la couche profonde et passant au-dessous de l'arcade pubienne pour rejoindre les lymphatiques profonds du bassin et pour aboutir aux glandes lombaires.
Les symptôme^ consistent en un cordon d'induration s'étendant du prépuce à la racine de la verge, douloureux au toucher, facile à isoler des tissus voisins, et souvent dessiné à la surface par une ligne d'une teinte rouge pâle. La phlébite dorsale, qui, dit-on, se produit quelquefois, donne lieu à un gonflement plus œdémateux, ne présente pas une ligne d'induration l'isolant des parties voisines, et est accompagnée d'un gonflement des ganglions de l'aine, qui manque rarement quand les lymphatiques sont pris. Je n'ai jamais vu un de ces cas, et je crois que cette complication est excessivement rare. La lyraphite de la syphilis n'est pas douloureuse, elle a pour point d'origine la lésion initiale, et
s'accompagne de l'induration indolente de plusieurs ganglions inguinaux.
BUBON
La blennorrhagie peut déterminer une adénite d'un des ganglions de l'aine, précédée ou non de lymphangite; en d'autres termes, il existe un bubon blennorrhagique. La glande affectée est ordinairement une des glandes de la couche superficielle situées juste au-dessous du ligament de Poupart, au-dessous du iascia lata. dans le tissu cellulaire sous-cutané. Une petite tumeur douloureuse apparaît à l'aine; elle est d'abord mobile sous la peau, mais ensuite elle contracte avec elle et les parties voisines des adhérences, devient pâteuse au toucher, et prend une teinte rougeâtre ou pourprée. Dans la plupart des cas, elle diminue ensuite sous l'influence d'un traitement approprié et disparait par résolution. Dans d'autres cas pourtant, et particulièrement chez les individus scrofuleux, ou chez ceux qui sont épuisés par des habitudes vicieuses ou qui sont surmenés par le travail, le ganglion suppure, le tissu connectif qui l'entoure subissant le premier la fonte purulente. 11 arrive môme très souvent que le ganglion lui-môme échappe à la suppuration.
On peut mentionner la possibilité d'un autre groupe de complications apparaissant vers la fin de la troisième semaine; quelques-unes cependant peuvent se montrer beaucoup plus tard. Ces complications sont : la cowpérite, la prostatite et la cystite.
COWPÉRITE.
L'inflammation de l'une ou des deux glandes de Cowper, ou cowpéritet est le résultat de l'extension par continuité de l'uréthrite aux conduits de ces glandes, qui s'ouvrent dans la portion postérieure de l'urèthre spongieux, dans cette partie incorrectement désignée sous le nom de portion bulbeuse. Le premier symptôme qui se montre d'habitude est une douleur périnéale, qui augmente à la pression et rend la marche ou la station assise extrêmement douloureuse. Le gonflement inflammatoire des glandes rencontre un obstacle dans les deux couches du ligament trian gulaire entre lesqueUes
elles sont situées, et dans le fascia périnéal profond; celte résistance,]ointe à l'effet de la pesanteur sur la circulation, ajoute à la douleur des battements très pénibles, qui la rendent particulièrement intense; ce phénomène s'observe
SYÏfPTOUES ET COMPLICATIONS DE lA SECONDE PÉRIODE.
dans lontea les iuHtim mations dans lesquelles les mêmes conditions sont réalisées. Les glandes peuvent sont ent ëlre senties sons forme de deux petites tumeurs dures, situées immédiatement dprrièn- le scrotum, de chaque cAté de la ligne médiane; elles peuvent être également reconnues au toucher rectal par le doigt dirigé en baul et en avant juste au-dessus du sphincter externe. La miction est difflcile si le gonQemenl est considérable, elle est toujours pénible, tout h la Qn, les glandes de Cowpcr étant enlourëes des fibres transversales du muscle compresseur de l'urèthre — lesquelles, en se con- Irsctant pour expulser les derniâres gouttes d'urine, compriment ces organes. La suppura- Ikm se produit quelquefois dans le tissu pëj glandulaire; celte suppuration se reconnaît anx j signes ordinaires.
pBOSTiriTS,
AprèB que la blennorrhagiea gagné d'avant | en arriére la partie prostatique de l'urèthre, elle peut, en dépit du traitement le mieux dirigé, I
envelopper la proilafe dans le processus Intlanf matoire. Les follicules et l'élément glandulaira de la proalale sont affectés primitivement et principalement, le tissu musculaire qui forme la plus grande partie de la masse restant indemne dans les cas d'une intensité moyenne.
Harrison (1) divise celte ilTection on dcun variétés, la prostatite folliculaire et la prostatito gtiifrale ou ptrenclipnaieaje, la première attaquant l'ùlcment glandulaire, mtii y restant limitée, et présentiot las BfmptAmss ct-âeaiua décrits; l'autre, plu« rarn; beaucoup plus sérieuas, dans laquelle la glauda, dans Bon enlJer, est envahie par l 'inflammation. Il se fait ordinairemeal de la suppuralioD, et à moins, qne le traitement oc eoii prompi et dcri^ir, au prcmipT signe de fluctuation révélé par le louclirr rccial, il CD résulte lea plus séricoi dau^ei.'. pour la vie mènie. Les individus chez lesquels, selun M. Harrison, on observe cetio variété le plus fréquemment, sont des gens dont la santé est dctériorée, ou dont les organes nrinaires sont plus ou moins endommagés par des rétrécissements anciena.
Les rapports onatomîques et physiologiques de la glande (Qg. 46) expliquent les sjmplâmes
Ftg. ie. — Rapports da la prostate avec
de son iridammation, dont le premier est près- quand la vessie elle-même est enilammëc, non qu« toiyours une sensation de pesanteur et de plus que d'écoulement de pus et de sang bien distension au périnée et au rectum. Ce phéno- I notable. La défécation est également doulou-
mËoe est bientôt suivi par des mictions fréi]uentes, dues à l' obstacle (jue la vessie rencontre pour se rider dans la glanda engorgée- La fin de la miction est douloureuse, mois ne s'accompagne pas de ce degré de ténesme qu'on observe
reuse, surtout s'il y a de la constipation, et le doigt introduit dans le rectum sent la paroi an-
a praslatilt aiguë, travail lu i la Société le Londres, le tl avril ISSI.
WILLIAM WHITE. — BLENNORRHAGIE CHEZ LHOMME
térieure repoussée au centre du conduit intestinal, chaude, dure et sensible au toucher ; à travers cette paroi on peut sentir les limites mal définies de la prostate beaucoup augmentée de volume.
A mesure que l'affection fait des progrès, la douleur augnïente, devient pulsative, particulièrement quand le malade est debout ou assis, s*irradie le long des cordons du plexus hypogastrique à toutes les régions voisines, et s'exagère beaucoup par la miction ou la défécation. IjA fréquence et la difficulté de la miction augmentent à la fois, et cette dysurie précède quelquefois la rétention d'urine absolue.
L*affection peut se terminer par résolution, ce qui est le cas le plus fréquent, ou par suppuration. Dans le premier cas les symptômes disparaissent graduellement, et la suppuration uréthrale, qui a fait place, pendant cette période, aune sécrétion albuminoîde de la prostate, réapparaît et est souvent très abondante. S'il se fait de la suppuration, elle est ordinairement due à la pression d'un certain nombre de follicules enûammés, lesquels, placés à proximité les uns des autres, se sont confondus en une cavité unique. Le pus se fait fréquemment jour dans l'urèthre, mais quelquefois l'ouverture se fait dans le rectum. Dans les deux cas, l'évacuation du pus apporte au malade un grand soulagement.
Dans la plupart des cas, la prostate reste avec un peu d'épaississement fibreux — par hyperplasie de son tissu connectif — qui est souvent le point de départ d'autres troubles, mais ne doit pas être confondu avec l'hypertrophie de ce même tissu et des éléments musculaires, qui se produit si fréquemment à un âge avancé (1).
Une prostatite aiguë peut prendre une marche chronique très pénible pour le malade et devenir incurable. Les mêmes symptômes se prolongent
(1) Zeissl croit que dans tous les cas de blennorrhagie chronique il y a un certain degré de tuméfactioo de la prostate. Les individus qui ont eu de très nombreuses blcnnorrhagics, ou chez lesquels la blennorrhagie a persisté pendant longtemps, seraient sujets à une hypertrophie CDnsidôrable de la prostate à l'âgo de trente-cinq ans, ou même plus tôt, due à l'iiypén3mio persistante de cet organe pendant le cours de cette urôthrite prolongée. Sur 3,041 cas de blennorrhagie admis à Thôpital de TAntiquaille de Lyon, dans le service de Dron, la prostatite n'a été observée quo trois fois (Hill et Gooper, op. ci7., p. 530). Ce chiffre est cerluinomcni ti-ès faible, et est dû, selon toute probabilité, à une erreur de diagnostic, ou à ce qu'on a classé cette affection sous un autre nom.
SOUS une forme modifiée et très atténuée; la douleur est remplacée par une sensation de pesanteur et de plénitude ; la miction est un peu plus fréquente qu'à l'état normal et se fait sans énergie, les dernières gouttes sortant en bavant ; on peut faire sortir de l'urèthre uo liquide mucoïde semblable à du blanc d'œuf noo cuit par une pression profonde d'arrière eu avant, et le même écoulement se montre aa méat après chaque défécation . Par le toucher rectal, on trouve la glande un peu hypertrophiée, et légèrement douloureuse à la pressioo.
Gomme il est désirable dans ce cas, comme dans quelques autres, de bien reconnaître le ca- I ractère de l'écoulement ainsi que son point d'origine, on fera bien d'avoir recours à une bougie à boule, en se souvenant que les symptômes aigus sont éteints, et qu'il n'y a que pea de danger de rallumer l'uréthrite. La bougie, dont la tête doit être assez grosse pour remplir l'urèthre, doit être enfoncée jusqu'à la jonction des portions spongieuse et membraneuse, puis retirée. Si elle ramène, comme c'est probable, du muco-pus de la portion antérieure de l'urëthre, il faut l'essuyer et réintroduire l'instrument jusqu'au col de la vessie. En le retirant, on trouvera ordinairement une certaine quantité de pus prostatique sur le rebord de la boule. Le contact de Tinstrument éveille généralement de la douleur, et le degré de cette douleur fournira une indication précieuse pour le traitement; il faudra donc en tenir grand compte.
Les symptômes psychiques provoqués par cette affection sont souvent les plus graves. Nous en reparlerons quand nous examinerons les suites de la blennorrhagie.
CYSTITE.
Un degré plus ou moins marqué de cystite du col accompagne souvent la prostatite aiguë; elle se révèle par une augmentation de la dysurie et l'apparition d'une goutte ou deux de sang à la fin] de la miction. Cette prostatocystite, qu'on rencontre habituellement dans la blennorrhagie, peut disparaître sous l'influence du traitement, ou peut se transformer en une cystite du col aiguë franche. Dans ce cas {CysiUe blennorrhagique), on observe certains symptômes bien marqués, dont le principal est la fréquence de la miction, le malade étant incapable de garder son urine plus de quelques moments, et le besoin de l'expulser devenant intense et irrésistible au moindre délai ; un ténesme vé^ical