‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 256 sur 343 · Durée d*au iBoins quelques semaines · texte numérisé non relu

Durée d*au iBoins quelques semaines

5. L*éruption succède aux signes de rinfection syphilitique en Tabsence de tout traitement.

Dermatite copahivique.

3. Tendance à la coqflaence en certahis points, les Jointures da oété de Textension.

4. ErapUon épbéoière, diapwaitiant en quelques Jours, qoand on cesse remploi dn médicament.

5. L'émpUon est le ftit d'une cause spéciale, riogesUon récente do copaho.

Vévolution de la syphilide érythémateiise est lente. Contrairement aux exanthèmes fébriles, qui alteignent leur plein développement en on temps qui varie de vingt-quatre à quarantehuit heures, elle se montre d'abord soos It forme de taches disséminées çà et là ; il s'en forme de nouvelles tous les jours ; l'éruption met une semaine ou plus pour atteindre toat son développement Une fois qu*elle Ta atteint, elle reste sans changement pendant une période considérable. Sous llnQuence du traitement elle s'efface rapidement, mais laissée à elle-même elle peut persister pendant des semaines ou des mois, prenant une teinte pins sombre et se transformant partiellement en lâches pigmentaires ; pendant ce temps, des syphilides d'un type différent peuvent se montrer. A cette période, Téruption n'est plus une éruption érythémateuse, mais une syphilide polymorphe, érythémateuse en certains points, papuleuse ou pustuleuse sur d'autres. C'est ordinairement sous cet aspect que l'éruption se montre dans la pratique. La syphilide érythémateuse pure et simple ne s'observe pas à beaucoup près aussi fréquemment que cette éruption mélangée faite de lésions variées.

Finalement l'éruption érythémateuse disparaît, la pigmentation est absorbée graduellement, et la peau ne présente plus trace de l'éruption.

La syphilide érythémateuse peut réapparaître; elle se présente alors sous un aspect un peu différent; les éléments éruptifs sont plus larges, moins nombreux (quelquefois une douxaine en tout), plus disséminés, et ont une teinte im peu plus pâle. Quand le mercure a été administré, la syphilide érythémateuse réapparaît rarement, ou seulement après un long intervalle. Quand on trouve sur un malade cette forme de syphilide érythémateuse, la maladie peut être considérée comme datant de loin.

PAPULE HUMIDE.

SYPHILIDE PAPULEUSB (1).

La syphilide papuleuse est caractérisée par de petites élevures dures, solides, de dimensions variées, ne contenant aucun liquide, d'une couleur cuivrée ou d'un rouge jambon, se terminant par résolution. Elle revêt diverses formes; on peut la diviser en : a) syphilide à petites pa< pules ; 6) syphilide à larges papules ; c) syphilide papulo-squameuse ; d) syphilide papuleuse humide (papide muqueuse) ; e) syphilide végétante.

SYPHILIDE A PETITES PAPULES.

Elle consiste en une éruption de papules isolées et disséminées, ou groupées et plus ou moins confluentcs, ayant les dimensions d'une tète d'épingle ou d'un petit pois; elles s'élèvent nettement au-dessus du niveau de la peau, sont dures, arrondies ou pointues. La main promenée sur la peau éprouve la même sensation que lorsqu'on la passe sur une surface inégale, raboteuse. Le sommet de ces papules peut être lisse ou couvert de fines écailles. Cette éruption s'accompagne assez souvent de pustules miliaires(2). Elle est d'abord d'une couleur rouge vif, puis prend une teiote sombre. L'éruption est bien marquée, occupant ordinairement une surface considérable; ses sièges de prédilection senties épaules, les bras, le tronc et les cuisses.

La syphilide à petites papules se présente soit comme une des premières manifestations générales de la syphilis, dès le troisième ou quatrième mois après l'infection, soit à une époque plus éloignée, après d'autres lésions. Elle a volontiers une marche chronique, et résiste souvent au traitement avec une certaine opiniâtreté. Les rechutes ne sont pas rares. On peut observer en même temps d'autres lésions, notamment de larges papules plates^ des papules humides, et de petites pustules, comme il a été dit plus haut Les affections avec lesquelles cette syphilide peut être confondue sont la hératosis pUariif surtout quand les papules sont nombreuses et disséminées, avec un poil à leur centre, et dans la race nègre, et le psoriasis pundata. Elle peut quelquefois être confondue

(1) Voir W. Taylor, Observations on the papular 9ifphilide {àm. Joum. Syph, and Derm,^ avril 1878) : et 0» a peculiarity of the papular syphilide in the negro (iM., avril 1873).

(2) Yoir une excellente figure de la syphilide papulevte, iccompagnée de pustules miliaires, dans V Atlas de$ maiadies de la peau de Dubring, plaocbe 1.

Encycl. de cliirurgic.

avec l'eczéma, mais les démangeaisons, la marche et l'absence de symptômes syphilitiques concomitants empêcheront de commcllre une semblable erreur.

SYPHILIDE A LARGES PAPULES.

Elle se compose, comme son nom l'indique, d'éléments éruptifs plus larges que ceux que nous venons de décrire, les papules ayant un diamètre variant d'un demi-centimètre à trois centimètres ; elles sont ordinairement arrondies, élevées audessus de la surface de la peau et aplaties. Au toucher, elles sont fermes et circonscrites. Dans les premiers temps de leur apparition, elles sont ordinairement lisses et sans squames. Elles ont habituellement une couleur jambon, quelquefois pourtant une teinte claire ou rouge très foncée. Quoique souvent en nombre considérable, les éléments éruplifs ne sont pas aussi nombreux que dans la variété à petites papules. Ils peuvent être disséminés sur les divers points du corps, ou réunis en un point par groupes ou par plaques. Le front (couronne de Vénus des anciens auteurs), la région buccale, la nuque, le dos (1), les membres du côté de la flexion, les graudes lèvres, le périnée et la marge de l'anus, sont les points où cette éruption se rencontre ordinairement.

La syphilide à larges papules est une des éruptions cutanées les plus communes de la syphilis. Elle peut apparaître de bonne heure ou tard dans le cours de la maladie, ou comme rechute. Ordinairement elle suit de près ou accompagne l'éruption érythémateuse. Les éléments éruptifs se montrent en divers points et avec des dimensions variables dans l'espace de quelques semaines ; ils présentent différents degrés de développement. Une fois formes, ils persistent un certain temps, des semaines ou des mois. La large syphilide plate cède plus facilement au traitement que la petite variété. Quand ces lésions se montrent en certaines régions, leurs caractères extérieurs peuvent être considérablement modifiés. Autour de la bouche et de l'anus, et quelquefois sur les mains et les pieds, il se forme parfois des fissures profondes, déterminant une grande gêne et de la douleur.

PAPULE HUMIDE (2).

La syphilide à larges papules aplaties se trans-

(1) Voir Duhring, Atlas, planche AA.

(2) Cette forme de papale syphilitique est désignée

«rè

authur van harlinêën. - syphilis.

fw

foime souTent en papule humide. On peut fvuooatrer des papules humides soit à la surface de U peau, ou sur les téguments muco-cutanés, qui entoure la bouche, la vulve, Tanus, etc. Sur la peau, cette papule commence par une tache rouge qui prend bientôt la forme d'une papule plus ou moins élevée au-dessus de la surface cutanée ; les bords en sont plus hauts que le centre qui est un peu déprimé; ce centre est couvert d*une croûte mince sous laquelle on peut, en la soulevant, apercevoir la surface humide. Quand la papule tend à guérir, les croûtes tombent, laissant une mince écaille épidermique, et elle finit par disparaître sans laisser de cicatrice. Parfois une éruption abondante de syphilides à larges papules plates peut prendre ce caractère, les éléments éruplifs peuvent revêtir Taspect de papules humides. On observe assez souvent la transformation in situ du chancre en papule humide. Quand la lésion initiale est sur le point de disparaître, elle reprend tout d'un coup une vie nouvelle; l'induration réapparaît, la lésion s'élargit et s'élève encore au* dessus du tégument environnant, la surface devient humide, se met à sécréter, et s'encroûtant ou non selon la région, devient dirticile à distinguer des lésions avoisinantes d'un caractère en apparence semblable, des lésions éruptives généralisées.

Les papules humides du tégument muco-cutanë sont très analogues à celles qu'on observe ordinairement sur la peau. Dans quelques cas, cette forme de papule humide rcvôt l'apparence d'une papule lisse d'un contour régulier, d'une couleur légèrement plus sombre que la muqueuse environnante, et prcscnlunt une surface humide qui sécrète en abondance un muco-pus d'une odeur nauséabonde caractéristique. Cette variété est rarement isolée, mais s'acrompagno ordinairement d'autres papules humides, ainsi que d'une éruption papuleusc delà peau. Son siège le plus commun chez l'homme est le gland et le scrotum. Chez la femme, on le rencontre le plus souvent sur les parties génitales externes, dans les deux sexes, à l'anus, et cliez les petits enfants à Tombilic. Cette variété de papule humide s'hypertrophie très aisément et forme des végétations, dont nous parlerons tout à l'heure.

souvent sous le nom de plaque wuqueuse; mais Je préfère réserver cette dc:>igiiïtion pour les lésions papuleuset oa non qui se dévelop])Ciit oxclusiveniciu sur les Diuqucuscs. Les deux varicu'*« ao confondent sur les sarfacos muco-cutanées, mais sont essentiellement 4:»tinciei, quand on les rencontre ^ous leur forme "TfM^oi» (Voir Syphilis des mtfnihrane^ wuqueusef).

Une seconde variété de la papule muqueuse des surfaces muco-cutanées consiste en une ulcération superficielle, sans véritable papuklion : l'épiderme est simplement enlevé ; la lésion rev

I semble à une desquamation ou à une dénudation superficielle plutôt qu'à une lésion sérieuse.

' Cette variété se rencontre communément chez les femmes, à la vulve ; quelquefois elle prend an certain degré d'induration et un aspect papuleux, peut s'ulcérer ou finit par se recouvrir d'une membrane diphthéritique.

Les papules humides des commissnres des lèvres et celles situées entre les doigts, etc., ont quelquefois l'apparence de fissures. A la vulve, quand elles sont nombreuses, elles s^accompagnent assez souvent d'une espèce d'œdème dur, qui peut survivre à la guérison . Quand les papules humides sécrètent abondamment, elles déterminent souvent beaucoup de démangeaison, et quelquefois même une réaction inflammatoire accompagnée de douleur ( I ) . '

PAPULES VÉGÉTASTES.

Au lieu de rester à l'état de papule plate, la papule humide peut s'hypertrophier et former des tumeurs verruqueuses ou papillaires, qui prennent alors le nom de papules végétantes. Ces papules forment des élevures plus on moins circonscrites, d'aspect verruqueux, ressemblant aux végétations en forme de framboises ou de choux-fleurs. Entre ces tumeurs papillaires on peut trouver des ulcérations superficielle^ donnant lieu à une sécrétion nauséabonde, qui en séchant, forme des croûtes jaunfttres ou brunâtres. Ces lésions s'observent surtout à la face, au cuir chevelu, sur les épaules et dans le voisinage des organes génitaux (Duhring). Elles ne doivent pas être confondues avec les végétations acuminées ou vénériennes^ qui seront décrites à l'article suivant.

La sécrétion des syphilides végétantes est contagieuse ; non pas qu'elles reproduisent des végétations semblables, mais elles communiquent la syphilis. En d'autres termes, la sécrétion des I papules végétantes produit un chancre quand elle est inoculée à un individus bien portant.

Bien que non auto-inoculables, ces lésions forment ordinairement des groupes, et se multiplient souvent beaucoup dans les régions qui sont favorables à leur développement, c'est-àdire dans les régions où se trouvent réunis les

(1 Voir, page Cft5, un tableau montrant la fréquent* comparative de ces lésions.

SYPHILIDE PAPULO-SQUAMEUSE. — DIAGNOSTIC.

éléments suivants: de la chaleur, de Thumidité et de l'irrilation due à d*autres sécrétions. Le défaut de propreté est un Tacteur important dan s la production de ces lésions. Elles cèdent ordinairement à un traitement local associé au traitement général ordinaire (i)

SYPHILIDE PAPULO-SQUAMEUSE (2).

La syphilide papuleuse ordinaire prend quelquerois un caractère squameux, présentant certaines particularités qui exigent une description spéciale. Elle revêt différents aspects selon la région et la disposition des éléments éruptifs. Ces éléments peuvent être disséminés et isolés, ou groupés et réunis en plaques séparées. Ils sont généralement aplatis et couverts de squames sèches, grisâtres, adhérentes. Ces squames sont moins nombreuses comparées à celles du psoriasis, auquel cette forme de syphilide ressemble d'ailleurs beaucoup. Si on enlève les squames, les papules ont la forme d*élevures aplaties d*une couleur rougeâtre, plus ou moins bien délimitées. L'éruption prend rarement de l'extension, et se compose assez souvent de quelques éléments éruptifs disséminés, séparés les uns des autres par de grands espaces.

La syphilide palmaire et plantaire est une variété de la syphilide papulo -squameuse, laquelle est modifiée par la structure épithéliale de la peau dans les régions affectées. La paume des mains et la plante des pieds sont les sièges de prédilection de cette syphilide, qui dans ces régions persiste souvent très longtemps. Quelquefois cette syphilide ressemble plus à des macules qu'à des papules; les éléments éruptifs s'élèvent légèrement au-dessus du niveau de la peau, sont généralement mal définis, etont une dimension variant de celle d'un pois à celle d'un ongle. Quelquefois ils se réunissent et forment des plaques en forme de croissants, ou serpigineuses et irrégulières. Ces papules sont ordinairement recouvertes d'une squame mince, plus épaisse au niveau des bords, et prenant en ces points l'as-

(5) Voir Traitement local de la syphilis.

(1) C'est l'affection désignée autrefois et à tort sous le nom de psoriasis syphilitique, dénomination qui a produit beaucoup de confusion. L'étiologie du psoriasis est indéterminée ; mais il est hors de doute qu'il ii*est pas dû à la syphilhs. Cette question a été discutée à fond par Duhring {Differential diagnosis between psoriasis and syphiloderma squamosum, Phila. med. Timesy vol. IV, 1878-4 ; et So-called psoriasis sy phi liiica i&tdOietrexpression, psoriasis syphilitique, niest plus on usage parmi les dermatologistes.

pect d'une collerette. Si on enlève ces squames, la surface qu'elles recouvraient apparaît avec sa couleur rougeâtre. Quelquefois, surtout à la plante des pieds, il se forme une grande quantité d'épiderme, qui donne à la plaque une apparence cornée. D'autres fois, les lésions prennent l'aspect de concrétions épithéliales de la dimension d'une tête d'épingle ou d'un petit pois, qui peuvent être déracinées comme les cors. C'est la syphilide cornée des auteurs français; quand les plantes des pieds en sont couvertes, elle peut empocher la marche. J'ai vu récemment un cas de syphilide plantaire très étendue : il semblait au malade que ses souliers étaient remplis de pois secs. Quelquefois il n'y a pas de desquamation, mais les papules sont simplement érythémateuses, d'une couleur rougeâtre. Outre ces lésions, on trouve souvent des fissures qui pénètrent profondément dans le chorion.

L'éruption est ordinairement, quoique non invariablement symétrique, et se développe volontiers au centre de la paume des mains ou de la plante des pieds, ou au niveau de Téminence Ihénar ou du creux du pied. Elle se montre rarement sur le dos des mains et des pieds, et est ordinairement strictement confinée à la paume ou à la plante. De temps en temps pourtant on voit une large plaque contourner les bords de la paume des mains ou de la plante des pieds ; la lésion s'étend en présentant toujours un bord bien distinct, en forme de croissant.

L'extension de cette éruption est très variable . Quelquefois, il peut n'y avoir qu'un seul élément éruptif. D'autres fois, la lésion peut s'étendre davantage, la paume des deux mains et la plante des deux pieds peuvent être couvertes par l'érup tion. En général, il n'y a ni chaleur, ni démangeaison. L'affection est chronique et très persistante ; elle peut durer des années, et est souvent extrêmement rebelle au traitement. Elle peut être précoce et tardive. Quand elle est symétrique, elle est ordinairement précoce; à l'état isolé, unilatérale, elle appartient ordinairement aux manifestations tardives ; elle apparaît quelquefois alors des années après la lésion initiale.

Diafirnostic.

Le diagnostic des syphilidcs papulo-squameu^ ses présente souvent des difficultés considérables; on doit en étudier avec le plus grand soin les caractères dans tous les cas douteux (1). On

(1) Voir un exceUent travail de Bulicley, On thn

ARTHUR VAN HARLINGEN. — SYPHILIS

peut les confondre avec l'eczéma, le psoriasis^ et à la paume des mains et la plante des pieds avec des durillons. On les distinguera de l'eczéma par l'absence de chaleur, de démangeaisons et de suintement; les deux premiers de ces symptômes existent presque toujours dans l'eczéma. La marche de Téruption et les commémoratifs seront aussi d'un grand secours pour le diagnostic.

Quand on hésite entre une syphilide papulosquameuse et un psoriasis^ il faut avoir présents à l'esprit les faits suivants : la syphilide s'observe presque exclusivement à l'âge adulte, et est le résultat d'une syphilis acquise ; le psoriasis se manifeste fréquemment chez les jeunes sujets^ avant l'âge de vingt ans. On trouvera dans les cammômoratifs quelques autres accidents syphilitiques antécédents ou bien du psoriosis. Les lK)rds des plaques dans la syphilide sont généralement élevés et ont un contour bien défini ; ils se terminent brusquement. Quand on a enlevé les squames d'une plaque de psoriasis, on voit qu'elle est à peine élevée audessus du niveau des téguments, et qu'assez souvent elle se confond insensiblement avec eux. La syphilide n'est pas habituellement symétrique, tandis que le psoriasis l'est très habituellement. La syphilis et le psoriasis peuvent envahir isolément la paume des mains et la plante des pieds ; mais, quand le psoriasis se rencontre dans ces régions, il se trouve ordinairement aussi sur d'autres points, particulièrement au niveau des coudes et des genoux du côté de l'extension. Le psoriasis peut s'accompagner de démangeaisons; on observe rarement des démangeaisons dans la syphilide, et, quand il y en a, elles sont légères. Le psoriasis peut s'étendre rapidement, la syphilide très lentement. Les différences histologiques de ces deux affections est d'un grand secours pour le diagnostic. La syphilide étant une infiltration profonde, une néoplasie cutanée, donne à la peau de l'épaisseur ; dans le psoriaris, les lésions sont beaucoup plus superficielles. Dans le psoriasis, la participation de l'épiderme au travail pathologique, indiquée par la formation des écailles, est plus évidente ; dans la syphilide, c'est à la base de la lésion qui se fait le travail essentiel. La syphilide est très volontiers polymorphe, surtout si elle s'étend à une grande surface ; on peut presque toujours trouver en même temps

diagnosis and treatmenl of chronic scaly ei'uptions of the paim of the hand. New- York med. Record, 1 8 mars

d'autres lésions caractéristiques; dans le psoriasis, le type éruptif se retrouve le même dans toutes les plaques, quelque soit leur siège. Finalement, quelques-unejs des lésions syphilitiques peuvent s'ouvrir, et produire à un moment ou à un autre une ulcération, de la suppuration et des croûtes, tandis que le psoriasis reste toujours et à toutes ses périodes une lésion sèche. Le tableau suivant, emprunté à Fournier, ajoute quelques signes diagnostiques à ceux que nous avons donnés :

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL ENTRE LA SYPHILIDE PAPULO-SQUAMEUSE ET LE PSOILASIS.

Syphilide papuh-tquameuse,

1. Surface de la papule presque toi^ouni incomplètement recouverte par des squames, dénudée sur une étendue plus oomoins grande. Quelquefois une simple collerette autour de la papule.

2. ÉcaUles minces, petites, transparentes, superficielles et grisâtres.

3. L*érupUon est d*un rouge foncé, quelquefois cuivrée ou couleur jambon.

4. La peau au voisinage immédiat de la lésion est plutôt résistante au toucher qu* épaissie ; elle rappelle quelquefois Tinduration parcheminée des chancres.

5. Lésions Individuelles généralement petites ou d'une dimension moyenne; souvent arrondies, circulaires ; les contours quelquefois faits de segments de cercles,

6. Pas de localisation caractéristique, sauf à la paume des mains et à la plante des pieds.

Page 1