‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 278 sur 343 · TESTICULE · texte numérisé non relu

TESTICULE

LT le développement insidieux d'une petite lisse, ronde ou ovale, située juste au destesticule; ce dernier organe et le scrotum ne restent indemnes. Les dimensions de imeur varient de celles d'un pois à celles ève. Elle est indolente, et peut persister ips sans changement. Elle disparaît ent sous l'influence du mercure. Cette n est une manifestation assez précoce de lills ; elle se montre, dans la plupart des is les six premiers mois. Elle peut cepenmontrer dès le second mois, ou n'appaue la cinquième année après l'infection. it être confondue avec Vépididymite tuberet a quelquefois été prise pour le résidu iflammation uréthrale aiguè ou chronique» portant au point de vue du diagnostic, ffection siège à la tête de l'épididyme, que, dans Vépididymite blennorrhagique, i queue qui est le plus généralement

iite syphilitique peut se montrer dès le ne ou le cinquième mois après la conta- 3ndant que les symptômes précoces exiscore ; mais dans la majorité des cas elle ait pas avant plusieurs années après le !, et s'accompagne de manifestations i bien marquées dans la gorge, le péu les 08 ; dans quelque cas c'est le seul t syphilitique que présentent les malades, tiite syphilitique attaque communément i testicules, soit en même temps, soit l'un mtre. Le testicule augmente de volume, re douloureux, môme à la pression, et pie d'inflammation. Le malade éprouve tsation de poids, surtout vers le soir, à

que le testicule devient plus lourd, et fois il ressent une douleur sourde dans n des reins ; mais il n'y a pas d'exacernocturnes, comme c'est le fait ordinaire eaucoup d'affections syphilitiques. Le ) est un peu augmenté de volume, mais t rarement le double de ses dimensions 38. Le gonflement est dû en partie à èle; il 7 a dans presque tous les cas un ;)anchement dans la tunique vaginale, l'épanchement est considérable, il peut cessaire d*évacuer le liquide avant que 1 testicule puisse être bien déterminé, dinairement on peut saisir la glande et ler. Dans les premiers temps, on peut fois sentir à la surface du testicule de »dules indurés de nature gommeuse ; plus \ nodules i^ rturtutn niumt une

indnrée, T né

grande irrégularité dans les contours de lu glande. Quelquefois la tumeur reste lisse depuis le commencement jusqu'à la fin. La marche de l'affection est lente, eUe dure quelquefois plu* sieurs années. Abandonnée à elle-même, elle se termine fréquemment par l'oblitération des tubes séminifères et par une atrophie partielle ou complète; d'autres fois le parenchyme de la glande peut dégénérer en tissu fibreux, cartilagineux ou osseux. On supposait autrefois que la suppuration ne se produit jamais dans l'orchite syphilitique non compliquée, mais il a été démontré que ce résultat s'observe quelquefois (i).

11 y a deux formes d'orchite syphilitique, au point de vue pathologique. Dans la première forme ou forme diffuse, on trouve un état subinflammatoire avec infiltration celluleuse diffuse et épanchement. Dans la variété circonscrite, il y a des nodules gommeux disséminés dans le testicule. Les deux variétés peuvent coexister.

L'orchite syphilitique peut être confondue avec répididymite blennorrhagique, avec le cancer, les tubercules syphilitiques ou l'orchite chronique simple. L'affection blennorrhagique est si manifestement inflammatoire, par le fait de la douleur, de la chaleur et de la tension du scrotum, que ces symptômes seuls suffiraient pour distinguer les deux affections. Dans le cancer du testicule (encéphaloîde en général), la douleur, d'abord légère, augmente avec les progrès de la maladie, et devient très intense et lancinante ; la tumeur est irrégulière, elle augmente de volume très rapidement, et atteint souvent des dimensions énormes ; le cordon et les ganglions voisins sont fréquemment intéressés. Les tubercules du testicule s'observent chez les sujets strumeux vers l'époque de la puberté ; le néoplasme se produit dans l'épididyme ou au centre du testicule; il se fait des adhérences avec le scrotum et la tunique vaginale ; il peut se produire de la suppuration et des ulcérations. On peut aussi trouver des tubercules simultanément dans les vésicules séminales, par le toucher rectal, ou bien dans le cordon ou les ganglions inguinaux. Verchite chronique est une affection très rare; le diagnostic entre cette affection et l'orchite syphilitique peut ordinairement se faire par exclusion (2). Dans les cas douteux, le mieux est d'attendre, et s'il est

(1) Il se produit qnelquelois nn nmolfissement seeondaire au ceBtre. Voir Lanœreaiix, op. ctt., 2« éd., p. 331, et pi. I, flg. 9. ^«

(2) Bamsteâd et Taylor {op, cit., p. 637) donnent les principaux syinpxômea de Torchite chronique. Voir aussi Curling {Du tetticulCt 2* éd.).

AUTHUR van UARLINGErV. — SYPHILIS.

nécessaire, d'essayer des spécifiques avant d*opérer. 11 paraît que bien des malades porteurs d'une orchite syphilitique curable ont été inutilement châtrés par des opérateurs trop pressés.

Traitement.

L'iodure de potassium combiné au mercure est le meilleur remède de l'prchite syphilitique, qui cède souvent au traitement mixte, quand riodure seul, même à hautes doses, a échoué. Chez les malades épuisés, les frictions mercurielles' avec Tiodure de potassium et les toniques à rintérieur, constituent le meilleur traitement* Le testicule peut être supporté par un suspensoire ; au cas où Tépanchement dans la tunique vaginale est excessif, il peut être évacué au moyen d'une lancette ou d'une grosse aiguille. Le danger de blesser le testicule est trop grand pour permettre d'employer le trocart comme pour une simple hydrocèle (1).

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