PLAIES DE L'ABDOMEN
On diTÎfie habiluellement les plaies de Tabdomen ennon pénétrantes, c'est-à-dire, plaies des parois sans perforation du péritoine, et pénélrante$^ c'est-à-dire plaies intéressant la cavité péritonéale. Les plaies non pénétrantes dans certaines régions de Tabdomen, telles que les régions lomlMdre et hypogastrique, peuvent être compliquées de la hernie ou delà blessure des viscères, sans que le péritoine soit touché. Le chirurgien fait souvent à dessein des plaies dans ces régions, par exemple quand il pratique la colotomie ou la néphro-lithotomie ou la simple exploration du rein, ou bien quand il ponctionne la vessie audessus du pubis, dans le cas de rétention d'urine. Ces]^aies ne causent aucun danger, ainsi que le prouvent les succès nombreux dus à ces opérations.
Les plaies pénétrantes peuvent être, ou non, compliquées de lésion, de hernie des viscères ou des deux ensemble ; mais que ces complications existent ou non, ces plaies constituent une Ttriété beaucoup plus grave que la précédente. Et cependant la simple plaie du péritoine n'a rien de dangereux en elle-même, ainsi que le prouvent les nombreuses opérations pratiquées sur la carité abdominale. Ce qui fait le danger des plaies pénétrantes, ce sont les circonstances qui les accompagnent, telles que le shock, l'absence de tout traitement chirurgical pendant les quelques heures qui suivent l'accident, la meurtrissure et la blessure des organes contenus dans l'abdomen, Tépanchement de liquides nocifs dans la cavité péritonéale.
Les plaies pénétrantes et non pénétrantes varient selon la nature du corps qui a causé la lésion, et selon la façon dont celle-ci a été faite. Elles peuvent être faites par incision, par ponction, par déchirure, par contusion, par armes à feu. Celles par incision sont les plus simples et les plus favorables ; celles par ponction sont les plus communes ; les plaies contuses et par déchimre sont les plus lentes à guérir et les plus propres à suppurer et à se gangrener; celles par arm3S à feu sont les plus mortelles.