‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 196 sur 482 · S PÉNÉTRANTES DES VAISSEAUX •AKGUINS DE L'ABDOMEN · texte numérisé non relu

S PÉNÉTRANTES DES VAISSEAUX •AKGUINS DE L'ABDOMEN

rrhagie, qui résulte d'une plaie pénétyient soit : 1** des vaisseaux des parois; ceux des viscères, de l'épiploon, du I ; soit des gros troncs vasculaires ou rameaux viscéraux ou pariétaux. Les s gros vaisseaux sont généralement le blessé succombant avant qu'on ne porter secours. L'hémorrhagie fournie lisseaux tels que les artères épigastricostale, lombaire, circonflexe iliaque, nortelle si l'on n'intervient pas.

Bell, loc. cit.f 3* édi(., p. 366.

Les viscères, l'épiploon, le mésentère, sont si abondamment pourvus de vaisseaux qu'il est bien difficile qu'ils reçoivent une blessure sans que des rameaux vasculaires soient atteints. Quand quelques petits vaisseaux de la cavité abdominale sont blessés, la pression exercée par les parois et par les viscères suffit souvent pour arrêter Thémorrhagie. Gomme le fait remarquer Petit, cette pression constitue une véritable compression employée par la nature pour arrêter ou modérer l'extravasation. Aussi la rapidité et la quantité de Thémorrhagie dépendent du volume des vaisseaux blessés et du degré de résistance à l'extravasation fourni par les organes adjacents. Si le vaisseau blessé est volumineux, la force avec laquelle le sang tend à sortir sera probablement plus grande que la résistance qui y est apportée. Si la force et la résistance sont à peu près égales, il peut arriver qu'une légère extravasation augmente suffisamment la résistance pour empêcher tout à fait une hémorrhagie ultérieure.

Symptômes.

Quand une plaie des gros vaisseaux produit une hémorrhagie rapidement mortelle, le sang tombe dans le bassin, le ventre gonfle, le blessé pâlit et son pouls devient imperceptible; la physionomie exprime Tanxiété et le refroidissement envahit tout son corps qui se recouvre de sueurs froides et visqueuses, enfin la mort arrive après quelques mouvements convulsifs.

Quand le vaisseau blessé est d'un certain volume, rhémorrhagie se fait plus lentement et il faut un certain temps pour qu'elle devienne considérable. On sent alors à la partie inférieure de l'abdomen une tumeur, molle, mate, fluctuante ; la pression exercée par le sang épanché sur la vessie provoque des efforts de miction très pénibles et celle exercée sur le gros intestin de la constipation et du ténesme. Plus tard, le péritoine peut s'enflammer, le pouls devient faihle et apparaissent les symptômes graves ci-dessus décrits, ou bien la péritonite ne se déclare pas et, si rhémorrhagie cesse, le sang épanché est résorbé lentement et la convalescence s'établit.

Colles (i) rapporte l'observation suivante :

Un charpentier fit un faux pas et tomba sur U pointe d*ttn ciseau qu*il avait dans sa poche : ce ci-

(1) Collet, Lectures,

HEURT MORRIS. — MALADIES ET LÉSIONS DE L'ABDOMEN

aeaa pénétra djLoi U eiTité péritonéale et perfora Tartère épigutriqae. LlndiTido derint pile, se refroidit, le poals fat inienftible et il moanit en qoelqoes heures. On trou?» U etTÎté péritonéale remplie de

RaTaton (I) relate le cas suÎTant :

Un soldat eat Tabdomen perforé par one épée qui passa entre les Tiscères sans les blesser, et alla on- Trir la Teine cave. Le sang remplit aossitôt la caTÎté péritonéale et la mort fat immédiate. Il cite également on aatre cas semblable où Taorte et la Teine caT6 farent ooTortes sans qa*il y eat d'aotres blessures.

Hildanos rapporte le cas d*an jeune homme qui reçat an coup de poignard entre les fausses c6tes et Tombilie et qui mourut instantanément d'hémorrfaagie interne par suite de blessure de la reine ombilicale non oblitérée.

Sir Pakenham mourut subitement à U NouTelle- Orléans, par suite d'une hémorrhagie de Tartère iliaque primitÎTe, et Gutbrie (3), qui cite ce fait, rapporte un accident analogue arriré à un soldat qui reçut une balle qui pénétra dans Taine et sortit dans le dos. Le cliirurgien ne le vit que le cinquième jour après l'accident et trouva le pied et la jambe gangrenés. La face avait un aspect cadavérique, le pouls était petit et faible; il eut des nausées et fit quelques efforts, pour vomir, enfin il mourut au bout de onze jours. A Tautopsie, on constata que la balle avait complètement dirisé l'artère iliaque externe; près d'un litre de sang coagulé, mélangé de pus extrêmement fétide, s'éuit collecté dans le bassin ; les bouts de l'artère s'étaient considérablement rétractés et contenaient chicun un caillot. 11 existait des signes d'inflammation péritonéale, l'intestin n'avait pas été blessé et la balle en sorunt avait fait éclater le bord poitéro-supérieur de Tos iliaque.

Dans Chelius (3) on trouve une observation où l'on rapporte qu'un clou, ayant pénétré dans l'abdomen d*an homme âgé de cinquante-deux ans, divisa la veine iliaque primitive droite et ébrécha la troisième vertèbre lombaire sans léser les viscères. Le patient eut des vomissements, des douleurs, de la sensibilité et mourut au bout de trois jours. On ne trouva pas trace de péritonite, mais l'épiploon adhérait à la plaie externe.

Pendant la guerre de la Rébellion (4), une balle conique pénétra dans l'abdomen d'un soldat à 3 centimètres de l'ombilic, traversa l'intestin et sortit contre la colonne vertébrale en dirisant la dernière artère intercostale. Le blessé mourut le même jour d'hémorrhagie. Dans la même page on trouve un autre

(1) Ravaton, Chirurgie cT armée, etc. Obs. CCXLIII et CCXUV.

(2) Gutbrie, On Wounds nnd Injuries of ihe abdomen, p. 65, Obs. XCIll.

(3) Chelius, System of Surgery, vol. I, p. 458.

(4) Otis, Med. and Surgic. Uistory, etc. Part. II, vol. chirurg., p. 176 et 175.

cas où la mort fut causée par des hémorrhagies répétées provenant des artères épigastrique supérienre et diaphragmatique ; U balle avait pénétré à 5 centimètres au-dessus et à gauche du cartilage ensiforme et était sortie par Iliypochondre gauche en face U rate. L'angle gauche du dUon était gangrené et ii existait un abcès volumineux enkysté entre le point d'entrée et celui de sortie. On trouve encore un eu intéresaaat où les deux artères épigtitriquet fimnt eomplètement divisées par une balle qui pénétn à la région inguinale et sortit de l'antre e6t6 en traver sani la paroi abdominale d'un côté à l'autre, à 1 cenûmètre au-dessus du pubis en laissant une pkie béante d'environ 30 centimètres de long. Le bleisé était convalescent au bout do vingt-six Jours. Langenbeck rapporte un cas dliémorrhagie mortelle ctosée par un coup de poignard dans le ventre qui ifiit atteint la branche ascendante de l'artère colique gauche.

Traitement.

U est important de posséder des rè^es fixes pour le traitement |de ces cas de plaies pénétrantes qui s'accompagnent dliémorriiagie. On ne derra d*abord pas compter sur les astriogsnti ni sur les bandages compressifs. Dans 11lémo^ rhagie causée parla blessure du foie ou do rein, l'administration de Tergot et Fapplicitîon de compresses glacées rendent souTont de grands services et sont les seuls moyens à employer; mais quand c'est une artère ou une reine, soit des parois, de l'épiploon ou du mésentère, ^^ est la source de l'hémorrhagie, il est très dangereux de perdre du temps en ayant recours à ces procédés. Aussi la seconde règle doit être d'agrandir la plaie, si cela est nécessaire, et ^f chercher la source de l'hémorrhagie. On app^' quera une ligature sur le Taisseau blessé ou ^^ en fera la torsion, on enlèvera avec soin le s^^^ du péritoine, et la plaie externe sera referf^^ comme d'habitude. On emploie généralemei^ ^ ^, catgut pour les ligatures, dans roTariotomi» l'expérience a montré qu'il n'y a pas de dan à en abandonner un certain nombre de fils la cavité péritonéale. On aura soin de bien âéh rasser la cavité péritonéale des liquides et caillots qu'elle renferme.

La doctrine funeste de Jourdan que la chiruri est désarmée en présence de blessures des ▼ seaux abdominaux ne doit pas arrêter le chi gien qui, en présence d'une hémorrhagie, d mettre le vaisseau à nu et le lier, qu'il soit in ou extra-abdominal, et rejeter toute espèce styptiques ou de bandages compressifs. Ce dant on peut se trouver dans l'impossibilité lier le vaisseau à l'endroit où il est blessé, corn dans le cas de blessure des artères diaphra

et et os

es

KXTRAVASATIONS ET SUPPURATION RÉTRO-PÉRITONÉALES. — SANG.

it épigastrique supérieure, mais dans ce 86 conduira comme si Ton avait affaire à sseau des membres, c'est-à-dire qu'on lera la ligature sur le tronc vasculaire a plaie et le cœur. Ainsi, dans le cas de ï diaphragmatique, on liera la mammaire i dans le second ou le troisième espace sfialy car, bien que les courants anastomo-

tiquess'établissentrapidement, on devra toujours favoriser Tobstruction de la plaie par la formation d'un caillot. Même les gros troncs, quand ils sont divisés par une balle, sont parfois complètement fermés, comme si on les avait tordus ; mais cela est rare dans les plaies par instruments piquants ou tranchants.

EXTRAVASATIONS ET SUPPURATION RÉTRO-PÉRITONÉALES.

EPAIfCHEBIEIirrS.

ftpanchements qui se font dans le tissu iritonéal ou rétro-péritonéal peuvent se ler d'air, de sang, d'urine, de matières on de pus.

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