LUNG
fériée par la difl^Qce fle durée des éclipses du soldlet des étoiles parla lune, eiitreTobsenration et le calcul. Or , des observations nombreuses et précises font à peine soupçonner cette influence; et Ton s'est assuré qne la réfraction horizontale n'excède pas 2^' sexagésimales. Cette réfraction, si elle existe, n*est pas Vieoo de celle qui a lieu sur la terre. Cela indique donc que l'atmosphère lunaire est d'une rareté extrême, et supérieure à celle du vide que nous formons dans nos meilleures machines pneumatiques.
On peut donc affirmer qu'il n'y a pas d'atmosphère sensible autour de la lune.
N'j ayant pas d'atmosphère , il ne peut y avoir de liquides à sa surface ; car on démontre en physique que les mers , et en général les liquides qui sont sur la terre , se réduiraient en vapeurs sans le poids de l'atmosphère qui les comprime. Tout devant se passer de même sur la lune , on en conclut qu'il n^y a ni eau , ni fluide quelconque , puisque les observations ne prouvent pas qu'il y ait plus de vapeurs que d'atmosphère. De là la difficulté de concevoir des phénomènes de météorologie et de végétation analogues à ceux que nous observons sur notre globe. Toutes ces circonstances physiques réunies font que nous sommes portés à conclure que la lune ne saurait être habitée par des êtres animés, semblables à ceux qui peuplent la terre , attendu qu'ils ne poi:grraiedt s'y nourrir, ni y respirer, ni, par conséquent, y vivre. En général , le télescope nous présente la lune comme une masse solide dans tontes ses parties , mais fort aride et fort tourmentée à sa surface. Bouguer a trouvé par expérience que la lumière de la pleine lune est environ trois cent mille fois plus faible que celle du soleil. Aussi cette lumière , rassemblée au foyer des plus grands miroirs, ne produit-elle point d'effet sensible sur le thermomètre. Nicollbt.
♦ LUNEAU DEBOISGERMAIN(PiEaBE.
JosxpB-FxAiiçois), littérateur, né k Issoudun en 1732, fut d'abord jésuite à Bourges ,puis étant sorti de la société s'établit à Paris ,où il ouvrit des cours de grammaire, d'histoire et de géographie , publia plusieurs ouvrages , et se rendit célèbre par de longs pi-oces avec les libraires. Il mourut à Paris en 1801 . On lui doit une édition de Racine (Paris, 1768, 7 vol. in-d»), accompagnée de commentâii*es assez judicieux , mais qui ne sont pas de lui (vojre^t le n* 13182 du Dietionnaire des anonymes) j un choix iutHulé Tome 15.
ÉliU des poésies fugitives ^ Paris, 1709, 5 vol. .in- 12; Recueil des mémoires contre les libraires associés à l'Encyclopédie^ Paris , 1771 , 1772 , in-4o; Cow^ de langueitalienne, Paris, I7S3, 3 vol. in-8«; 1798, I vol. in4o , Cours de langue latine , Paris, 1787, 1789, 5 vol. in-8o; Cours de langue anglaise^ Paris, 1787, 1800, 2vol. in-8« ou in-4« :
ces cours se composent principalement de traductions interlinéaires , parmi lesquelles on distingue celles de la Jérusalem d'Uurée^ des Lettres péruviennes , du Paradis peidu > de V Enéide , et des Commentaires de César:
Cours de bibliographie^ 1788, six cahiers in-8o. Ses autres ouvrages sont dénués de toute espèce de mérite, et le style'en est à peinefrançais.
l.VfiETTES,{ Physique-mathématique,) Une branche de Toptique (la dioptrique) fait connaître les ressources que l'art peut tirer de la coinbinaison des verres et des miroirs , pour former ces instruments qui sont devenus si féconds en découvertes entre les ^inains des astronomes. Ces instruments sont connus sous le nom générique de télescopes^ à cause de la propriété qu'ils ont de perfectionner la vision et de faire découvrir les objets éloignés , en les présentant sous un plus grand angle qu'à la vue simple, {f^oyez TihZêcopB,MicaoMèTaBet Micboscopb.) Nicollbt.
* LUNGHI (Mabtiho), architecte italien, né à Vigin (Milanez) au commencement du 16« siècle , était d'abord tailleur de pierres et dut. presque toute son instruction à luimême. Ses principaux ouvrages sont la Tour des Vents au palais de Monte-Cavallo , l'église des Pères de l'Oratoire à Rome et belle de San-Girolamo degli Schiavoni à Ripelta.
— LuvGHi ( Onorio ) , fils du précédent , né en 1569, et mort en 1619, avait moins de talent en architecture que son père. Cependant le plan de l'ég lise de Saint-C'harles au Cours à Rome lui fit honneur. Il fut aussi employé à Bologne, à Ferrare, en Toscane et à Naples. — Luhgri ( Martino ) , fils d'Onorio, et architecte comme son père et son aïeul , travailla en Sicile , à Naples , à Venise et à Milan. Beaucoup de ses compositions pèchent contre^ toutes les règles de l'art et semblent le résultat des plus étranges caprices ; mais ïl réussit mieux dans Fescalier du palais Gaétani-au-Cours et dans celui qu'il fit au palais Velletri pour le cardinal Ginetti. Lunghi avait beaucoup de goût pour la littérature , et fit imprimer un recueil de Poésies {Poésie amoroscy sacre ^