LUT
pour les médecins contre ceux qidles accusent de déférer trop à la nature^ et de n *ai^oir pas de religion , Paris , 1663 , in-l 2.
LUSTRAGE, f^oj^ez Caliudubu».
LUT. ( Technologie. ) On donne le nom de lut à une pâte plus ou moins solide , que Ton applique sur les diverses parties d'un appareil , afin d'en prévenir les déperditions , ou pour garantir les vases fragiles de Faction immédiate de la chaleur. On distingue quatre classes de luts : lut gras , lut à la chaux, lut atgiUux y Itit ferrugineux. L'action d'appliquer les luts se désigne par le mot luter.
Le lut gras se prépare avec de Targile (celle de Forges est la meilleure) desséchée complètement , hroyée en poudre impalpable et tamisée au tamis de soie. On la triture alors , pendant assez long-temps , dans un mortier, avec une proportion d'huile de lin siccative , suffisante pour former une pâte consistante^ parfaitement liée , mais pas trop dure.
Le lut gras qu'on emploie dans l'ajustement des machines à vapeur, pour les brides et les jojictions de divers tujaux qui supportent une haute pression , se compose de céruse brojée à l'huile, et de minium en poudre. On amalgame ces deux substances le plus exactement possible , sans s'astreindre à aucune dose déterminée pour obtenir la consistance désirée. On ajoute de Thuile pour la rendre moins solide , et du minium pour en augmenter la solidité.
Lut de graine de lin. On broie de la farine de graine de lin avec de la colle de farine de froment , et Ton en forme une p&te un peu consistante et ductile. Ce lut , très-facile à préparer et très-commode à employer , e^t fréquemment usité dans les laboratoires.
Lut à la chaux. On le prépare en malaxant de la chaux vive en poudre , soit avec des blancs d'oeufs , soit avec du sang, soit avec du fromage blanc , frais , dît à la pie. Ce dernier est le plus commode elle plus facile à employer. On lui donne la consistance sofiisante par l'addition de la chaux.
Lut argileux. On le prépare de plusieurs manières , selon l'emploi qu'on en veut faire. 1» Pour résister aux vapeurs acides , on recouvre , de glaise en pâte assez ferme , les parties qui doivent être lutées; ensuite on recouvre celles-ci d'une couche d'argile beaucoup moins consistante, malaxée avec du crottin de cheval. 2^ Pour luter les par-
ties des cornues , des ballons , etc., qui doivent être exposées au feu, on prend de bonne argile réfractaire, et, après l'avoir bien délayée , on la mêle avec moitié de son volume de crottin de cheval , et ensuite avec quatre fois son poids de sable ou de creusets piles, ou d'argile fortement calcinée et tamisée au gros tamis. On frotte d'abord toute la surface avec l'argile délayée, puis on l'enduit d'une couche de 7 à 8 millimètres d'épaisseur, suivant la grandeur du vase.
On laisse sécher à l'ombre , enfin h l'étuve. Lut ferrugineux . On prend deux onces ( 6i grammes ) de sel ammoniac , une once ( 30 grammes ) de fleur de soufre , et seize onces ( 490 grammes ) de limaille de fer fondu. On pulvérise le tout ensemble dans un mortier , on le passe au tamis de soie , et Ton conserve la poudre sèche à l'abri de l'humidilé.
Quand on veut en faire usage pour luter deux tuyaux de fer ensemble, on prend une partie de cette poudre , et vingt paipties de limaille de fer propre ; on les mêle parfaitement en les broyant dans un mortier ; on détrempe ce mélange avec de Feau, et lorsqu'il a atteint une consistance suffisante , on l'applique dans les jointures avec une spatule de bois ou de fer. Ce lut prend une consistance qui approche beaucoup de ^ celle du fer.
Manière d* appliquer les hits. Pour le lut gras , on en prend un morceau de la grosseur d'une bonne noix \ on le malaxe entre les mains, on on fait un petit rouleau mince, qu'on prépare en le roulant sur une table avec la paume de la main ; on l'applique , en appuyant avec les doigts , sur la partie qu'on veut luter , après avoir l)ien observé que ces parties ne soient pas humides ; et Ton bouche bien toutes les fentes , en étendant le lut , et en le ramollissant , si cela est nécessaire , avec de l'huile de lin siccative.
Le lut de graine de lin, celui à la chaux, s'appliquent de la même manière , mab sans les réduire en rouleaux. On les applique , sur les places à luter , avec une spatule, et lorsque tons les interstices sont couverts , on recouvre les Itkts , pour les soutenir , d'une toile fine , de morceaux d'étoffe de soie mince , ou mieux de morceaux de vessie de porc ramollie dans l'eau. Pour loi donner plus de solidité , on maintient quelquefois le tout avec de la petite ficelle oa du gros fil. LsHoiMAim bt Mbllbt.