‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 28 sur 145 · MACE · texte numérisé non relu

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de l* Écriture sainte t réduite en tables gênéntlfs, ibid., 1708; H istoiie des quatre CicércMu, Paris, 1714; la Haye, 1715; Af^/<ini> ttu la Veuve charitable , ouvrage poathume, altribaé dans le temps à Tabbé de Choisi , Paris , 1729 , in- 1 2. — Mici ( René ) , bénédictin de Venddme, historiographe et poète de François l'r, reprit la Chronique Jrançaise , où Tavait laissée Guill. Crestin , son prédécesseur ; sur le douze livres projetés , il Ji donné le sixième et le septième, lia aussi décrit en vers le vojage de Charles-Quint par la France en 1539, resté inédit. On trouve son Éloge à la suite du poème de VEsperon tia diêcipline d'Antoine du Saiz. — Un autre René MAci a publié à Dublin , in-S**, en 1721 , Les trois just'àu corps ^ conte bleu, tiré de l'anglais de SwiJÏ.

* MACEDA (BiicHiL-Jos.) , jésuite espagnol, né à Pampeluue en 1744, mort à la maison professe de son ordre à Rome vers 1805 , eut part à THistoire ecclésiastique , entreprise par plusieurs de ses confrères à Bologne, et publia en outre, entre autres opoaculs, Hosius verè Hoiius, hoc est Hosius verè innocenSf verè sanctus, dissert. II , Bologoe , 1790 , in-4o, etc.

* MACEDO (Frauç. m ) , cordclier portugais, né à Coimbre en 1596, mort en 1681 à Padoue, professeur de philosophie morale à Tuniversité de cette ville , a publié nn grand nombre d'ouvrages, dont Niceron, dana ses Mémoires, donne les titres au nombre de 69 (tom. 31 , pag. 317-39). et qoi sont presque tous tombés dans un juste ooblî. — Antoine de Macbdo , jésuite , frère du précédent, en 1693^ On a de lui une f^ie dnPèreAJmelda, missionnaire au Brésil (en latin) , Padoue, 1669, nouvelle édition augmentée , Rome, 1671, in-12; Lusitania in-

/iUéOa etpurpurata , Parjs , 1663-73, in-4o ; £logia nonnuUa et DesciHptio coronationis CkristùuÊ reg. Sueciœ , Stockholm, 1650; />iVi tutelares orbis chtiuiani^ Lisbonne , 1687 , in-fol.

* MACÉDOINE , contrée de la Grèce septentrionale, bornée par la Thrace au ■ord et la Thessalie au midi, forma longtemps un royaume particulier dont les limites varièrent par les conquêtes. Caranus , descendant d*Hercule , vint s'y établir vers Tan 814 avant Jésus-Christ, et y fonda un empire qui subsista sans éclat jusqu'à Tavènement de Philippe II en 360. Celui-ci soumit une partie de la Thrace , et épuisa la Grèce par nnç guerre opiniâtre. Alexan-

dre , son fils, reconnu protecteur de \^ Grèce , s'avança dans l'Asie , et étendit sa puissance jusqu'aux flots de Tlndus ( Sind ). Mais à sa mort (324 )!cette vaste monarchie fut démembrée et le nom de Macédoine fut conservé à un empire européen composé de l'ancienne Macédoine, de la Thessalie, de la Gi*èce propre et du Péloponèse. Les princes de diverses familles se disputèrent le tr^nc, qui demeura enfin aux descendants de Démétrius Poliorcète (277). Pendant ce temps et plus tant encore les Grecs essayèrent à plusieurs reprise de secouer le joug macédonien ; et des luttes sanglantes s'ensuivirent jusqu'à ce que les Romains missent' 6n à leurs débats en s'cmparant de la Macédoine après quatre guerres (206-204, 200-197 171-168, 148147), et en la déclarant province romaine. Elle fit partie dans la suite de l'empire d^Orient (an de Jésus Christ 364, etJk ). Dans le 11* siècle, quand les Huns et les Turks Seldjoukides ravagèrent les provinces grecque, il s'établit en Macédoine un royaume particulier dont le chef prit le titre d'empereur de Thessalonique. Mais bientôt ces empereurs furent contraints de recevoir la loi des princes de Coustantinople. Depuis ce temps la Macédoine suivit la destinée de l'empire grec et tomba avec les autres provinces entre les mains des Turks othomans en 1453.

* MACÉDONIENS ou PNEUMATOM A- QUES, hérésiarques du quatrième siècle tirant leur nom d'un patriarche de Coustantinople dont l'article suit.

*MACED0N1US !•% patriarche de Constantinople dans le quatrième , siècle chef d'une secte qui porta son nom > parvint au patriarcat (vers 351), et ne put s'y maintenir quelque temps qu'en persécutant les chrétiens attachés à la foi de Nicée. Mais enfin les purs ariens le perdirent dans l'esprit de Vempereur Constance, qui, fatigué des massacres fréquents dont Macedonius était l'auteur ou Toccasion , le fit déposer en 360 par un concile , à l'issue duquel il se retira dans une terre voisiue de Coustantinople où il mourut su bout de quelques années. C'est après sa déposition que Macedonius , qui déjà professait en partie Tarianisme, devint le fondateur d'une hérésie nouvelle. 11 nia la divinité du Saint-Esprit , et soutint que ce n'était qu^une simple créature , semblable aux anges, quoique d'une nature supérieure.

Cette hérésie, qi^l se propagea principalement dans la Thrace et une partie de l'Asie mineure , fut condamnée dans deux conciles

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tenus à Constantinople en 38 1 et S8S, et s'éteignit entièrement vers Fan 430. — Macei>oiiu8 II , élu patriarche de Constantinople en 494 , défendit avec courage le concile de Chalcédoine devant Tempereur Ana^itase, qui , Tayant cru jusqu'alors favorable aux hérétiques , le déposa et Texila en Chalcédoine. Il mourut à Gangrès en 516. Les Grecs célèbrent sa fête le 25 d'avril.

* MAC-ENCROE (D^m^tbius) , médecin irlandais , vivait à Paris dans la première moitié du 18« siècle, et y composa le poème de Connuhiis Florum , publié pour la première fois à la tête du Botanicon pansiense de Vaillant , Leyde ? 1727, in-fol. , et réimprimé en 1728, sous le nom de Démétrius dz La Choix , docteur-médecin , avec augmentations, Paris , in-8* de 39 pages, et depuis avec quelques retranchements dans le tom. 1 des Poemata âidtiscaUca. A.- A. Barbier en a donné une édition avec traduction française et des notes , Paris , 1798 , in- (2 ; il a été aussi traduit en allemand. On connaît encore de Mac-Encroe : Calamus hjrhernieus , etc. , et Petro Desmaretz abbati car^ men, in-S» , imprimé vers 1728.

* MACER (Lucius Clodius). rojrez Clomus.

* MACER (Emilius) , poète de Vérone , contemporain de Virgile et d'Ovide , avait écrit en vers latins , sur la propriété des plantes vénéneuses , un ouvrage qui parait perdu ; et il est presque certain que celui de même nature qui a été publié sous son nom a pour auteur un autre Macer , médecin comme lui , et postérieur à Galien. La première édition est de Arnold de Bruxelles, 1477; la meilleure est due à H. Ranzov, Hambourg, 1590, in-8<>. Il a été publié en français , Rouen , 1588, in-8<* , fig.

* MACER (Jeah), professeur en droit canon a l'université de Paris, né dans la province de Bourgogne vers le commencement du 16« siècle, a laissé les ouvrages siii-"^ vants : deProspens Gallorum Successib. Libellas^ Paris. 1555 , in-8<>,' Indicarum historiarum..,lib. IJI^ ib., 1555 , in-8*; Paiic^ricus deLaudibus Mandubiorum^ etc., ibid.,

1 556, in-8o ; Philippique contre les poétastres et les rimailleurs de notre temps, ib., in-8o.

* MACFARLANE (Robert), littérateur écossais , né eu 1734 , vint fort jeune à Londres , dirigea pendant quelques années , à Walthamstow, une académie qui eut de la célébfité, fut ensuite éditeur du Moming Chronicle et du London /Packet ( journaux

de la capitale) , aida Macpherson (voyez ce nom) dans son travail sur Ossiau, et mourut d'une chute de voiture en (804. On a de lui le premier et le dernier volume d'une Histoire du règne deGeorgé III, publiée h Londres de 1770 à 1794, 4 volum. in-8» ( les deuxième et troisième volumes de cette compilation peu soignée sont d'un autre rédacteur, ainsi que Ta déclaré Macfarlane dans son Adresse au peuple anglais sur l'état pré' sent et l'ai'enir présumé des affaires publiques, publiée en 1797 j il ajoute même que le premier volume ayant été étrangement défiguré dans une trobième édition , il ne le regarde plus comme son ouvrage; Temora , poème d'Ossian, traduit en vers latins , 1796 , in-8*; Dialogue de George Buchanan , sur les droits de la couronne d'Ecosse , traduit en anglais avec deux dissertations \iu traducteur, 1801 , in-S» ; Essais sur l'authenticité d'Ossian et de ^es poèmesr, 1804, in.8».

* MACH A -ALLA H, ou improprement MESSA-HALA , astronome et astrologue arabe du 8« siècle , de notre ère , juif de religion, vécut sous le règne des khâljfes Mansour et Mamoun , et obtint une grande réputation par sa science , son habileté ou plutôt son adresse dans l'exercice de l'astrologie. On lui doit plusieurs ouvrages dont Casiri a donné les titres dans sa Bibl. arab. hispan., tora. 1«% pag. 434.

* MACHADO ( Dibco-Baebosa ). Foyez Barbosa-Machado.

* MACHAM (Robert) , gentilhomme anglais , découvrit l'Ile de Madère en 1344, et y mourut peu de temps après. La relation de ses malheurs et dé la découverte de Tile écrite en portugais p^r D. Franc.' Alcaforado , et publiée par D. Franc. Manœl , a été traduite en français sous le titre de Relation historique de la découverte de l'Ile de Madère, Paris, 1671, in- 12. Le nom de Macham y est écrit Machin.

* MACHAU ( GuiLL. DE ), ancien poète français , né dans la Champagne en 1282 ou 1284, mort vers 1370, fut atUéhé successivement au service de la reine Jeanne de Navarre , puis à celui de Philippe-le-Bel, époux de cette princesse , et devint ensuite secrétaire de Jean de Luxembourg , roi de Bohême , et de Bonne de Luxembourg , sa fille , épouse de Jean ^ duc de Normandie , depuis roi de France. Ce poète nous apprend qu'il était fort vieux quand il inspira une vive passion a Agnès de Navarre, femme

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lie Phœbus , comte de Foix , par ordre de laquelle il composa le LiVre dou veoir dit , qui contient le récit détaillé de leurs amours. La bibliothèque du roi conserve un précieux manuscrit des Poésies françaises et latines de Guill. de Macbau,en 2vol. in-fol.

• MACHULT (Jeik de) , jésuite, né àParis en 1561 , mort à Clermont en 1629, est auteur, sous le nom de /. B. Gallus J. C. , d^]ne critique violente de Touvrage du président de Thou (in J,'A. Tliuani historiarum Ubros Notationes) ^ Ingolstadt, 1614, in-4« : ce livre, proscrit aussitôt qu'il parut , est devenu fort rare ; mais il a reparu avec l3 condamnation dans Thistoire de De Thou, édition de Londres, 1733, in-fol., 7 volum.

— Machault ( Jean-Bapt. ) , jésuite , né à Paris en 1591, mort à Pontoise en 1640, avait professé la rhétorique à Paris , et fut successivement recteur des, collèges de Nevers et de Rouen. On a de lui : Éloges et Discours sur la... réception du roi à Paris après la réduction de la Rochelle , Paris , 1629, in-fol., fig.; Ludowici XIII Expeditio in Italiam etc., ibid. , 1630, in-4o : la f^ie de B. Jean de Montmirel ^ moine de Citeaux , ibid., 1641 , in-8o j une Histoire des ét^êques d'ÉureuXj et une Histoire de la Normandie, 2 vol. in-fol. Il a aussi traduit de ntalien V Histoire de ce qui s'est passé aux royaumes de la Chine et du Japon , Paris , 1627, in-8o. — Machault ( Jacques de ) , parent du précédent , né à Paris en 1600, mort dans sa patrie en 1680, avait été recteur à Aiençon , Orléans et Caen . Il publia : Relation des missions du Paraguay^ Paris , 1636 ; — du Japon ^ ibid., 1646 ; — de Goa et du Malabar, ibid., 1651;— ^e la Co-' chinchine , ibid., 1652; — de VInde, 1659;

— de la Perse , idem ; — de Maduré et du Tandjaor^ 1663 , in-8».

*MACHAULT D»ARNOU VILLE (Jean- Bapt.), ministre d'état, successivement contrdleur-général des finances, garde-dessceaux, et ministre delà marine de France, né en 1701 , d'une famille ancienne dans la magistrature, fut d'abord maître des requêtes et intendant de province avant de parvenir au ministère. Ce fut lui qui fit rendre l'édit de main-morte àe 1747 (qui défendait « tout nouvel établissement de chapitre, collège, maison religieuse ou hôpital sans une permission du. roi , etc., » et qui interdisant « à tous les gens de main-morte d'acquérir , recevoir ou posséder aucun fonds , maison ou r«nte sans une autorisa-

tion légale î» ) , et l'arrêt do 1753 relatif à la liberté du commerce des grains dans l'intérieur delà France. Il fut disgracié en 1757 et exilé eans *sa terre d'Arnouville , où il resta jusqu'en 1789. A cette époque il se retira chez sa belle-fille à Thoiri, puis s'établit à Rouen en 1792, fut ensuite conduit h Paris par des agents du gouvernement révolutionnaire en 1794, et enfermé à la prison des Madelonnettes , où il mourut le 12 juillet de la même année. — On l'a confondu avec un.

autre J.-.B. Machault, son parent, conseiller au parlement, l'un des rédacteurs du recueil des Ordonnances de Louis XV^ mort en 1757. — Louis-Charles 'Machault , ancien évêque d'Amiens et chanoine du pre* mier ordre du ch&pitre de Saint-Denis ,fiîs du contrôleur- général , né à Paris en 1737 ) mort à Amouville en 1820 , avait été élevé par les jésuites , dont il partagea , -toute sa vie, les s^sntiments en}matière de discipline ecclésiastique. Promu au siège épiscopal d'Amiens en 1774 après la mort de La Motte d'Orléans , qui l'avait demandé à Louis XVI pour coadjuteur , il siégea aux états -généraux pour le bailliage d'Amiens à Ham , adhéra à V Exposition des principes des trente évéques , et émigra peu de temps après (septembre* 1790). C'est de Padebom en Westphalie que, pour obtempérer à l'invitation du pape , il envoya sa démission le 6 novembre 1801. Il rentra 6n France peu de temps après. On trouve sur lui une No- ' tice dans l'Ami de la religion et du roi, tom. 24, pag. 350.

* MÂCHÉE, célèbre général des Carthaginiois , agrandit leur empire du côté de l'Afrique, et leur soumit, vers l'an 537 avant Jésus-Christ une partie de la Sicile.

Moins heureux en Sardaigne, il fut banni par ses concitoyens ; et , indigné d'une -pareille ingratitude , il marcha sur Carthage avec le» troupes qui partageaient sa disgrâce, s'en rendit maître, fit mourir dix sénateurs et son propre fils Carthalon , et périt vers l'an 530 avant Jésus-Christ, victime du projet qu'il avait conçu d'établir le pouvoir arbitraire dans sa patrie.

* MACHET (GiRARD), évêque de Castres, né à Blois en 1380, mort à Tours en 1448 , parut avec éclat au concile de Paris , tenu contre les systèmes de Jean Petit, fut un des commissaires chargés dere voir le procès de la Pucelle d'Orléans, et se déclara en faveur de l'héroïne. On a de lui quelques manuscrits. — Machbt (Philibert-Amé ), successivement

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chanoine et doyen de Notre-Dame d^ Annecy , près de Genève , fut chargé de plusieurs missions importantes 2i Rome et à Avignon. On a de lui: Mémoires pour les archeuéchés et évéchés , villes et proi^inces qui ont des places dans le collège d'Annecy^ Annecy, 1693 , in4o ; Lettrée à un Ami résidant à la cour de 7\trin , etc. , 1700 , in-4<». * MACHIAVEL ( Nicolas \, célèbre publiciste italien, né k Florence en 1469, mort dans sa patrie en 1527 , fut nommé à rage de 29 ans chancelier de la seconde chancellerie de* Signori , et (quelque temps après secrétaire de Vojfiee des dix magistrats de liberté et paix , emploi qu'il exerça pendant quatorze ans. Le gouvernement florentin le chargea successivement de vingttrois légations au dehors et de fréquentes commissions dans Tintérieur de la république. Accusé de complicité dans la conjuration contre le cardinal de Médicis , il fut emprisonné, appliqué à la torture, et ne dut sa délivrance qu'au cardinal lui-même, qui, parvenu au pontificat sous le nom de Léon X , le comprit dans une amnistie. Nous nous dispenserons de donner la liste des ouvrages de cepubliciste, tous écrits en italien et publiés à différentes époques; ils ont été réunis en corps A^œuvre , dont la dernière , la plus ample et la plus estimée des éditions, est celle de 1 813, imprimée à Florence, 8 vol. in-8o. Une partie des OEuvre^ de Machiavel a été traduite en français par Têtard-, la Haye , 1743 , 6 vol. in-1 2 ; et par Giraudet et M. Hochet, Paris , 1799, 9 vol. in-8o : cette traduction ne comprend ni les contes , ni les poésies , ni les pièces de théâtre. La meilleure et la seule traduction complète de ses OEuvres est due à M.J.-V. Périès, Pa- .rts, 1823-1826, 12 vol. in-8o : elle est précédée d'une Histoire de Machiai>el , par le même. Machiavel a été Tobjet d'un grand nombre de critiques , d'apologies, d'accusations et d'éloges chez presque toutes les nations de TEurope. Les bornes de ce Dictionnaire ne nous permettant pas de présenter le résumé même le plus succinct de ces opinions diverses , nous renvoyons nos lecteurs à l'excellent ouvrage de Ginguené, Histoire littéraire de l'Italie. On y trouvera, outre les détails intéressants de la vie du publiciste florentin , et la liste complète de •es écrits , le meilleur jugement que l'on puisse porter de son caractère et de ses principes. M. l'abbé Aimé Guillon a publié une traduction du Prince de Machiavel intitulée:

Machiat*el commenté par N. Buonaparts, Paris, H. Nicolle , (816, in-8o ; {voyez Dictionnaire des Anonymes^ no 10,655). M. Léon Holevy a donné une traduction du mèmeouvrage ; elle se trouve dans celui intitulé :

Machiavel^ ou Morceaux choisis et Pensées de cet écrivain, Paris, 1822, 2 vol. in- 18.

M. de Bouille vient de publier des Commentaires politiques et historiques sur le traité du Prince de Machiavel et sur V^nti-Machiavel de Frédéric II, Paris , 1827 , in-8o.

* MACHIN (Johh), astronome anglab du 18^ siècle , fut professeur d'astronomie au collège de Grasham et secrétaire de la Société royale de Londres. On, connaît de lui les Lois du mout^ement de la lune , jointes aux Principes mathématiques de la philosophie naturelle de Newton , 1729, 2 vol. in-8'} dans les Tfxinsactions philosophiques de 1718 (no 358, tom. l ), un Mémoire latin sur la courbe de la plus prompte descente dans un cas donné; dans le volume de 1738, pag. 205 ^ la Solution d'un problème de Keppler sur le mouvement des corps dan» un orbite elliplique ; et dans les registres de la Société royale de 1731 une Observation sur une maladie singuliète de la peau. Machin avait écrit aussi sur les observations de John Clark relatives aux oiseaux de passage , et son manuscrit existait en 1777 entre les mains de George Allan. La f^ie de J. Machin se trouve dans le recueil intitulé : ihe Liues ofthe prof essors of Gresham collège , Londres, I740,in-fol.

MACHIAVÉLISME, royez Politiqui.

MACHINES. ( Mécanique.) Appareil qui servent à faire communiquer ensemble les forces motrices , soit pour les réduire à l'état d'équilibre , soit pour mettre la matière en mouvement d'une manière utile à nos besoins. Les* machines sont , pour la plupart , composées de parties solides , retenues en un point ou sur un axe 6xe, de manière à ne pouvoir prendre qu'une rotation autour de ces points immobiles. Mab quelquefois les machines sont composées de liquides ou de fluides , qui , en pressant les corps soumis à leur action , les déterminent au mouvement.

On a souvent pour objet, lors qu'on emploie une machine , d'exciter un corps à se mouvoir dans une direction et avec une vitesse données , du moins si cela est possible, dans l'état supposé de la force motrice et de la résistance. Mais quelquefois aussi la machine n'est destinée qu'à empê-

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cher le mooTement , ou Ju moins à le ralentir et à le régulariser. Quel que soit le hnï qu^on se propose , il faut d*abord considérer les forces comme si elles derdient s^enlre-détruire ; car , si les forces sont dans réiat d^cqailibre , en accroissant Tune d'elles ou rappliquant dans des conditions plus faforables , on fera naître le mouvement.

Dans ce sens , le frottement est une résistance dont il faut tenir compte, parce qu*elle agit toujours contre la force qui veut produire ce mouvement , et favorise , au contraire , celle qui n'aspire qu'k Vèquili" hre. { Voyez les deux articles qui vieunent d'être indiqués , où ce sujet a déjà été traité. ) La raideur des cordes et des chaînes est encore un obstacle qu'il faut étudier, aassi bien que Tadhérence des surfaces qui sont depuis quelque temps en contact.

Mais , ces résistances pouvant être considérées cooftme des forces nuisibles au mouvement, on les classe au rang de toutes les poissaiicesquiréagissentsui le système. Ainsi le problème général des machines consiste à exprimer les conditions nécessaires à leur équilibre, en vertu des diverses* puissances qui les sollicitent à se mouvoir. C'est ce qui a été analjsé au motÉçciLiiaB.

Biais , lorsqu'on descend de ces* généralités aux applications telles qu'elles s'offrent à nous chaque jour , on remarque que tontes les machines solides sont ou simples ou composées de machines simples. Les premières ne sont en général que de trois sortes : les cordes , les leviers et les pUna in" eUnis : mais , pour faciliter Fétudc , on place encore dans cette section de la mécanique les roues dentées^ les treuils , les vu, les coin* , et autres appareils, qui ne sont que des modifications très-simples des trois premiers.

Quant aux machines composées , elles varient de mille manières , selon les besoins que nous en avons ; la formation de ces appareils , au gré des circonstances qui en déterminent Tusage, fait le sujet d'une scieuce particulière qu'on appelle mécanique appli' tjuée aux arts . Il faudrait dépasser de beau* ccoup les limites dans lesquelles notre Encyclopédie est circonscrite , si nous voulions exposer et décrire la multitude de ces appareils ; il faudrait énumérer celles de ces inventions qui sont les plus ingénieuses ou les plus usitées , en calculer i'efi*et , en indiquer les vices, comparer ces appareils pour en montrer les défauts ou les perfec-

tions , etc. Nous devons donc renvoyer ux livres qui traitent de ce sujet spécialement. Tels sont la Mécanique de M. Hachette , celle de MM. Lanz et Bettancourt , celle de M. Christian , de M. Borgis, la Collection des machines approuvées par l'Académie , le Théatrum maehinarum de Leupold , la Mécanique de Nicholson , de Ch. Dupin, etc.

Mais ce qu'il importe de remarquer ici , c'est que , quelque compliquée que soit une machine , elle peut se résoudre en une série de machines simples qui réagissent les unes sur les autres. Dans la pompe à feu , la force expansive de la vapeur d'eau met en jeu un pistou , et lui communique un va et vient , par les alternations de condeixsation et d'expansion ; ce mouvement ' alternatif se transmet à des mécaniques d'usage trèsvarié : tels sont une filature , un métier à tisser, les aubes d'un bateau qu'on veut faire naviguer , une pompe destinée aux épuisements, des seaux qui montent la houille des profondeurs de la terre , des scies qui débitent des bois en planches, etc. Mais dans tons ces appareils compliqués , que nous choisissons pour exemple , étudiex avec attention les parties qui les composent, et vous n'y reconnaltre'z que des leviers, des cordes , et des plans inclinés. Les conditions d'équilibre et de mouvement se réduiront, pour la machine entière, \ celles de chacune de ces machines simples , considérée comme sollicitée à se mouvoir , et cependant retenue par une réisstance.

On trouvera une analyse de cette espèce dans les cas des roues dentées, et de la vis. Les principes suivis dans ces appareils sont ceux qu'on emploie dans les machines qui sont plus composées. iVoyez Hydrauliqui , PoHPi , elc).

MACHINES. ( Technologie.) On donne,' en général , le nom de machines à la combinaison et à l'assemblage de plusieurs organes mécaniques destinés à faciliter le travail manuel de l'homme , à Tabréger ou à y suppléer; bien entendu que ces machines sont mises eu mouvement et sont mues par un moteur quelconque. On nomme outils ou instruments des petites machines d'une combinaison moins compliquée, et qu'un seul ouvrier fait mouvoir en les tenant à la main.

Nous ne nous attacherons pas ici a décrire les machines qui sont employées dans les arts; elles sont en trop grand nombre. Une foule d'ouvrages , spécialement consacrés à

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chacune des branches de Tindustrie et des sciences , a rempli cette tÂche , et nous ne pourrions , sous ce rapport , que répéter ce qui a été dit.

Les machines élémentaires , qu*on nomme machines simples^ sont au nombre de sept; savoir : les cordes , le levier , la poulie , le treuil, le plan incliné^ le vis et le coin, {f^ojrez ces mots.) Toutes ces machines, prises séparément ou combinées entre elles, ont pour but d'aider la puissance à surmonter la résistance; mais chacune d'elles n'j est pas également propre dans tous les cas :

c'est au mécanicien qui les emploie à choisir celle qui doit être préférée selon les circonstances. AGn de mieux apprécier les différences qui peuvent concourir à faire préférer les unes aux autres , on les ramène sous le même point de vue , qui est l'équilibre entre la puissance et la résistance.

Lorsqu'un mécanicien a conçu une machine, ou qu'il est chargé d'examiner et d'apprécier une machine déjà construite, il doit en faire d'abord l'analyse , et réduire chaque partie à acs éléments, rechercher pour chacune des parties les conditions de l'équilibre , réunir les résultats , et connaître en définitive les véritables rapports entre la puissance et la résistance. Il pourra juger alors si elle est ou non avantageuse. Il préviendra , par cet examen préalable , beaucoup de dépenses inutiles, et souvent un temps bien précieux, employé à des con.

structions qui n'ont aucun résultat profi.

table.

La construction des machines exige une étude spéciale et long-temps prolongée.

Cette étude apprend que les machines ne créent ni force ni mouvement , qu'elles ne font que faciliter l'action de la puissance sur la résistance , mais qu'en même temps une grande quantité de cette puissance est détruite par les frottements. ( rojrez ce mo^t. ) A l'aide des machinen , on peut bien augmenter l'effet de la puissance , au 'point de lui faire surmonter les plus grands obstacles ; mais on ne doit pas perdre de vue que la durée du travail augmente-dans la même proportion, c'est-^-dire , en d'autres termes, que ce qu'on gagne par la force^ on le perd par la vitesse , et vice versd. Cette considération,' que la théorie et la pratique ont toujours confirmée , a donné naissance à cet axiome, que dans toutes les machines on perd^ du côté de la vitesse, ce if u* on gagne du côté de la puissance , ou , ce qui revient

an même, on perd en temps ce qu'on g^ne enjorce.

H notfs reste à traiter succinctement une question importante qui agite beaucoup les esprits , et sur laquelle on trouve encore aujourd'hui quelques contradicteurs, même parmi les hommes les plus savants en écono' mie politique. L'emploi des machines qui abrègent , dans les manufactures , le travail des hommes , n'est-il pt^s plus préjudiciable qu'utile à la société ?

Cette question a été traitée avec le plus grand succès par M. Paris, dans un Mémoire couronné sur l'emploi des machines.

L'auteur pose d'abord des vérités fondamentales généralement reconnues, et rangées dans la classe des axiomes ; les voici : « £n- » tre plusieurs États égaux en population et n en territoire/ celui qui produit le plus « est le plus puissant; et parmi plusieurs n nations, dans la même hypothèse, celle qui » produit le plus avec le moins cle travail « est à-la-fois la plus puissante et la plus « heureuse, parce que les individus pourront » accorder plus de temps à leur instruction , n aux affaires publiques, au repos et aux » plaisirs intellectuels et physiques. «

Les détracteurs des machines en admettent certaines dont l'usage est consacré depuis un laps de temps considérable ; iii ne rejettent que les nouvelles , voici les principales objections qu'ils émettent contre leur emploi dans Tes manufactures.

I o Elles privent les pauvres de travail , et par conséquent des moyens de subsister; on s'expose par là à voir Tordre troublé et les prolétaires s'avancer contre les propriétaires.

Sans doute le travail, que Sinith appelle avec raison la propriété la plus sacrée , doit être respecté, puisque cette propriété est l'origine de toutes les autres. Certes si, dans l'emploi des machines , dont l'usage est de produire plus économiquement , nous reconnaissions une cause de réduction du nombre . de bras occupés par l'industrie , nous serions du nombre de ceux qui voudraient les proscrire ; mais nous voyons au contraire que plus les machines se multiplient dans un pays , plus le nombre des ouvriers s*j accroît. En effet, qu'était Manchester avant l'emploi des machines ? Un mauvais village où l'on ne comptait pas deux cents habitants ; et , depuis l'emploi des machine» , que les ouvriers ont détruites plusieurs foia. la population 8*est accrue d'une manière pro-

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^peuse : «U« était déjà de cîiiqiiaute IniDe babitaats en I8U3. Nom pourrions citer dd exemples analogues en France.

Une machine ne s'applique qu'à une ou dcQx des opérations d'one fabrique, et, si elle produit davantage , il faut augmenter le nombre des ouvriers dans une proportion sniE&anle pour achever l'ouvrage. Les ouvriers dont cette machine supprime le travail, trouvent de suite et sans effort une autre occupation , le plus souvent plus lucrative, dans la même manufactui-e. Une machine ne marche pas seule , elle a besoin d'être dirigée , surveillée , conduite.

L*emploi des machines , une fois adopté dans un état quelconque, oblige tous les autres à adopter le même sjsième , lorsqu'il est reconnu qu'elles abrègent le travail, rexécutent avec plus de perfection et promettent d'en livrer les produits à meilleur compte. L'intérêt de toute la population le commande nnpérieusemettt : la consomma* lion augmente en proportion que son prix baisse. C'est là an des résultats des machines. Plos les choses nécessaires à la vie sont à bas prix, plus la population augmente , phM eue vit aisément.

Si la France eàt repoussé Fintroduclion des machines depuis long-temps introduites en Angleterre, et qu'elle eût voulu coatinoer ses fabrications à la main et sans leurs secours, qoe serait-il arrivé? Nos voisins anraîeat conservé le monopole de toute es* pèce de fabrication , nos manufatures n'auraieBt pas pu soutenir la concurrence , et la Fnnoe sersit tombée dans un tel avilisselAent, <fue la misère publique et particulière en seraient résultées. Mais que ces détracteurs des nouvelles machii»es cessent donc de prendre vainement la défense des onvriers? Oà en trouvent-ils qui se plaignent?

Noos ne connaissons pas an de ces étfes la^ fcorieux qui ne se loue an contraire de leur introduction ; tous y trouvent une amélioratioD considérable dans leur existence. Ce ne sont que quelques ouvriers isolés et en petit «ombre qui se plaignent, et Ton reconnaît <|oece sont des paresseux, des ivrognes et des libertins ^ mais ces êtres , qui dcshono^ t«nt rhumanité, ne méritent aucun intérêt.

A la mort du très-respectable duc de la Rochefoucauld , tout le pa js de Lianconrt fnt plongé dans la plus grande tristesse, et par ht perte de ce vénérable philantrope qui avait rendu ce pajs Fun des plus fortunés par les nombrenses isanufactures qa*il y Tome 15.

avait créées , et par la crainte que tous le» habitants avaient qnt ces établissements ne cessassent d'exister. Ce trait seul répond victorieusement à toutes les objections deé détracteurs des machines.

2« Des machines et la division du travail abrutissent les ouvriers , disent ces mêmes déiracteurs. Nous ne répondrons que par un fait constant à Cettr assertion. Avant l'introduction des machines , les ouvriers étaient absolument abrutis : depuis leur introduction , ils ont plus d'intelligence , leur conception s'est développée , et ils raisonnent assez bien, généralement parlant, les opérations dont ils sont chargés. La plupart se livrent à l'étude dont ils ne faisaient jadis aucun cas.

u Quelques avantages que présentent dé- A tinitivement l'emploi d'une nouvelle ma- «» chine pour la classe des entrepreneurs et « des ouvriers, la classe qui en retire le n plus d'avantages est celle des consomma- » teurs ; et c'est toujours la classe cssen- » tielle, parce qu'elle est la plus nombreuse, » par ceqoe le bonheur de cette classe, com- » posée de toutes les autres , constitue le n lyien-être général , la prospérité d'un » pays. » ( Say, Traité d'économie politique , liv. I. chap. 7.)

Voici les axiomes que l'économie politique et industrielle a établis :

« La production est la source de la ri-

* chesse.

» Plos on facilite la production , soit par » la division du travail , soit par Templol 1»' des agents physiques , mécaniques et chi* A miques, et plus on obtient de produits « poor une quantité donnée de services pro- » ductifs.

» Plus on obtient de produits pour une » même quantité de services productifs ,

* plus ils reviennent à bon compte; plus oil » en crée et consomme, et plus le produc-

* teur gagne ; plus le consommateur écono- » mise, et plus Tun et 1 autre forment et

. n accumulent de capitaux.

« Plus les individus accumulent de capi-

* taux , plus U nation s'enrichit.

» Plus la nation s'enrichit, plus sa popu-

* lation s'aecrolt , et réciproquement.

« Plus sa richesse et sa population a'ae-

* croissent , plus elle se civilise et s'éclaire. «> EnBn , plus elle se civilise et s'éclaire ,

» plus elle devient libi^ , morale , heureuse » et puissante. • {f^oyez MAVCVAcnTiBS.) LavoiaiAvn et Mxtxat.

BlÂCil

MACH

BIACHINE PNEUMATIQUE. ( Physique. ) Peu de temps après la découverte de ûi pesanteur de Tair, Otto de Guericke , bourguemestre de Magdebourg , inventa une sorte de pompe destinée à faire le vide 9 e'est-à-dire propre à retirer d'un vase de Tair qui s'y trouve naturellement contenu , de manière à pouvoir ensuite étudier les modificatious que subissent les corps quand on les soustrait à la pression atmosphérique.

Cette machine , d'abord très-imparfaite , a été successivement perfectionnée , et les changements qu'on lui a fait subir en ont fait un appareil dont la construction est fort simple ) l'usage facile et les eflets autant exacts qu'on puisse le désirer.

Le caractère distinctif des fluides aériformes, c'est-à-dire la propriété qu'ils ont de se distribuer uniformément entre toutes les parties de l'espace qui les renferme, sert non seulement à expliquer le mécanisme de la machine pneumatique, mais encore à faire

'découvrir la loi suivant laquelle on peut , au mojen de cette pompe, évacuer progrès* sivement l'air contenu dans une capacité quelconque.

Si R et P (pL 2 ^fg. 3) représentent , Tua le récipient , et l'autre le corps de pompe d'un appareil propre h faire le vide, on conçoit qu'en élevant le piston M lair renfermé dans le récipient se partagera entre lui et le corps de pompe , puisque le canal CD établit entre eux une commudcation que le robinet A , actuellement ouvert , laisse par-

' faitement libre. En augmentant de volume , l'air de la cloche diminue proportionnellement de densité ; en sorte que si -^exprime

le rapport des densités avant et après le premier coup de piston , celui des volumes

inversement correspondant sera — - — . Dès lors, 7= — -— douX=D ( — — = J

En abaissant le piston M , l'air refoulé sous }si cloche rétablirait les choses dans leur premier état, si Ton ne s'y opposait pas d*une part, en fermant le robinet A, et de l'autre, en ouvrant celui qui , plac^ en B à la partie inférieure du corps de pompe , laisse échapper le fluide comprimé par la descente du piston. Pour retirer une nouvelle quantité d'air, il suflit de rendre à l'appareil sa disposition primitive, c'est-à-dire, de fermer B,

d'ouvrir A , pois de lever le piston ; alors ,

l'air contenu sous le récipient et dont U p I p

densité est X=rD — - — se partagera de nou- R

veau entre lui et le corps de pompe ; ce qm donnera une seconde équation y = — «— • Or, en substituant pour X sa valeur, on a

'* Un troisième, un qaa-

Irième coup de piston , etc. , produisant des effets analogues , on obtiendrait successirement

et enfin Xn-«=I)

(rTf)'

A la seule

inspection de cette formule , on voit que sous le récipient de la machine pneumatique la densité de l'air décroit en progressioa géométrique, en sorte qu^au moyen de cet appareil , il est impossible de faire un vide absolu, puisqu'il faudrait un nombre infini de coups de piston pour que la valeur de X»— > devint égale à zéro.

La nécessité d'ouvrir et de fermer alternativement deux robinets rendrait fort incommode l'usage de la machine pneumatique . si Ton n'avait pas trouvé le moyen de faire disparaître cet inconvénient

1» En perçant le piston M d*une ouverture, op , à laquelle on ajuste une soupaptfS « tellement disposée que , s'ou\Tant de bas en hnut , elle dispense du robinet B. En effet, lors delà descente du piston, l'air comprimé soulève cette soupape pour sortir du corps de pompe, tandis que durant la montée, U pression atmosphérique la maintient au contraire fermée, et empêche la rentrée de Tair du dehors.

2o En remplaçant le robinet A par une disposition analogue à la précédente, etdans laquelle un petit cône de métal , fixé à use tige de cuivre qui travei^e à frottement , le piston s'élève et s'abaisse avec lui de manière k étably* ou à intercepter la communication entre le récipient et le corps de pompe. Cette soupape conique , placée directement au-dessus de l'orifice du canal CD, ne s'en éloigne qu'autant qu'il est nécessaire pour laisser librement passer Tair. En effet , un arrêt placé à la partie supérieure de la tige

MACa

M ACU

l'empêche de luivre le momrement da piston qui glisse sur elle et atteint seul la partie la plas élevée du corps de pompe , d''où il De peut descendre saDH qu'à rinstantméme le cdm ne bouche le canal de communication et ne s'oppose au retour de Fair sous la cloché.

L'addition du deuxième corps de pompe n'est pas Tune des moins importantes améliarations que l'on ait fait subir k la machine pneumatique, puisqu'au moyen de cette modification on obtient non-seulement avec plus de rapidité, mais encore avec une dépense de force moins considérable, les résultats qu'elle peut produire. En effet, dans l'appareil précédemment décrit , aucune quantité d'air ne sort du récipient durant le temps employé à faire descendre le piston ; dès lors on peut donc considérer ce temps comme perdu. Tandis que, dans la double pompe, le mouvement simultané, mais inverse 9 des deux pistons rend l'action de la . machine continue , et abrège par conséquent de moiftié la durée de l'opération.

La 6gure 4 , planche 2 , montre la disposition de la machine pnei^matique ainsi modifiée : A est une roue dentée que Ton fait alternativement mouvoir de droite ^ ganche et de gauche à droite , au moyen de la double manivelle RB ; les crémaillères CD, C"D' transmettent ce mouvement aux pistons M et M' , en sorte qu'à l'instant où l'on s'élève et laisse entrer dans le corps de pompe E , auquel il appartient , l'air du récipient, l'autre au contraire s-'abaisse , déplace le fluide qui est au-dessous de lui et le force de soulever la soupape qui peut seule lui donner issue ; car , dans ce nouvel appareil , les communications sont établies et interceptées exactement de la même manière que dans le premier.

Lorsqu'il s'agit de faire usage d'une machine pneumatique , la résistance qu'on est obligé de vaincre se compose d'éléments trop variables pour qu'a pi-iori on puisse toujours déterminer avec précision la force quM faut employer. Néanmoins une évalua, tion approximative fait aisément voir que , sous ce rapport, il existe entre deux pompes, dont Tune serait à simple et Tautiee à double effet, une différence tout à fait à l'avantage de la seconde. On en sera effectivement convaincu si l'on remMhque que , pour lever le piston de la première, il faut, indépendamment des frottements , faire un effort égal k la différence des pressions

qu*excrcenl d'une part l'air extérieur, et de l'autre celui du récipient. Or, comme l'élasticité du fluide renfermé sous la clocle va toujours* en s'affaiblissant, il en résulte que, vers la fin de l'opération , on est oblige de soutenir la pression atmosphérique entière.

Lors de la descente du piston , l'action de l'air le poussant de haut en bas , toute influence étrangère devient inutile , du moins aussi long temps que le fluide contenu dans le corps de pompe n'aura pas , à raison de la diminution de son volume , acquis une force élastique égale h celle de l'atmosphère. Cet équilibre une fois élabli , un léger effort suffira pour comprimer l'air qui est sous le piston; la soupape qui ferme l'orifice du canal pratiqué .dans son épaisseur s'ouvrira , et le fluide en ^'échappant permettra au piston d'arriver au terme de> sa course.

Dans la machine à double effet , lorsque- Ton commence à faire le vide , on a , comme dans le premier cas, seulement h surmonter la résistance du frottement et celle des soupapes , puisque les deux pistons sont également pressés de haut en bas et de bas en haut. Quand Fair est en partie évacué , sa résiistance est encore la même ; car , si le piston que l'on veut élever supporte une charge égale à la différence des pressions extérieure et intérieure , celui qui doit descendre est poussé avec la même force , ces deux puissances étant opposées, elles se feront donc mutuellement équilibre. A la vérité , cet avantage ira toujours en diminuant 5 car , à mesure que l'un des pistons descend et que l'autre s'élève , on' se rapproche de plus en plus des conditions particulières aux machines qui n'ont qu'un seul corps de pompe. Cet inconvénient n'est pas au surplus aussi grand qu'on pourrait le supposer, parce que c'est au moment où Ton change la direction du mouvement des pistons qu'il faut, exercer le plus gi'and effort; après cela, jusqu'à ce qu'ils atteignent la limite de leur course , il ne reste plus qu'à entret<»nir la vitesse qu'on leur a communiquée.

L'épronvette que l'on adapte à la machine pneumatique n'esta la vérité qu'une partie accessoire, mais cependant bien essentielle , puisqu'elle sert à faire connaître la quantité d'air qui reste sous le récipient. Cette éprouvette est ordinairement un baromètre tronqué, qui ne commence à descendre qu'au moment où le fluide que l'on raréfie

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