‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 4 sur 145 · LUC · texte numérisé non relu

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coup occopé du droit et de la statistique des difli^rents états deTempire germanique. On a de loi un grand nombre d'ouvrages ( tous en allemand )* superâciels et peu exacts.

Noof citerons seulement : Connaissance des états autrichiens, Vienne, 1786, in-8o; Manuel géographique des états autrichiens , ibid., 1790-92, 6 vol. in-S»; Code politique , ibid., 1789-95, 14 volumes in-8o; Code de justice^ ibid., 1793-95, 5 vol. in-S»; Connaissance pratique des états de l'Europe , ibid., 1796, in^o.

* LUCA (Jbah-Bapt.), cardinal, né dans la fiàsilicate de parents obscurs, mort en 1683 À 66 ans , a publié : des Notes sur le concile de Trente; Relation curieuse de la cour de Rome, 1680, in-4»; et une compilation sur le droit ecclésiastique, intitulée Theatrum justitiœ et veritatis, 12 volumes in-fol.

* LUCA , surnommé il Santo , peintre Horentin du 9« siècle , embrassa la vie religieuse, et ce distingua par sa piété. Il est aujourd'hui regardé comme Fauteur des tableaux de la f^ierge avec l'enfant Jésus, que Ton voit à Bologne et à Sainte-Marie- Majeure de Rome, images que Topinion vulgaire attribuait autrefois à Tévangéliste saint Luc. On peut consulter à ce sujet les ouvrages suivants : del f^ero pittore Luca Santo, Florence, 1764 : deW errore che persiste neW attrihuirsi lepitture al S. Luca «twtgclisia , ibid,, 1766. Ces deux écriU sont de D. M. Manni.

' LUCAIN (Ahvaus Maicus Lucavvs) , poète latin , né à Cordoue Tan de Rome 791 (38« de notre ère), fut de bonne heure amené à la cour de Caliguia , où Sénèque , ton oncle , tenait un rang distingué. Après avoir suivi avec de grands succès les leçons du grammairien Q. Rhemnius Palémon , du rhéteur Flavius Vir^inius et du philoso(>he Comutus , il fut placé par son oncle auprès du jeune prince, dont celui-ci était précepteur, Néron, qui, comme on sait, avait déjà 1a prétention de régner sans partage sur le Parnasse romain ] Lucain , bien autrement favorisé des muses , consacra ses premiers <«ais h la flatterie, et fut comblé d*honneur$ et de dignités. Mais deux poètes de ce caractère , et dans une semblable position , ne pouvaient rester amis dès qu'ils devinrent rivaux. Vaincu par son jeune émule dans la lutte quinquennale qu'il venait d'ouvrir à l'émulation des poètes , Néron ne pardonna point 'a Lucain , et il lui fut défendu de ré-

citer k Tavenir des vers en public. De son cdté Lucain ne pardonna point h Néron , et le désir de s'en venger le précipita dans la malbemrense conspiration de Pison. Arrêté avec ses complices , il nia d'abord la part qu'il avait prise au complot ; mais , flatté de l'espoir de l'impunité , il avoua tout , et dénonça même sa propre mère. Cette lâcheté parricide eut le prix qu'elle méritait : Lucain fut condamné à mort ; on lui laissa seulement le choix du supplice. Il se fit ouvrir les veines , et expira avant trente ans en récitant, dit-on , quelques vers de sa Pharsale qui caractérisent un genre de mort semblable au sien. Toute imparfaite qu'il l'a laissée , cette épopée , d'un genre si nouveau , d'une conception quelquefois si hardie , et d'une diction si bizarrement inégale , n'en est pas moins un monument très -remarquable dans son genre , et qui fait époque dans rbistoire des lettres romaines. Des beautés réelles , et toujours originales , ont demandé et obtenu gr&ce pour des fautes de tous les genres. Il n'est guère de livre de la Pharsale où l'on n'admire les preuves d'un talent très-distingué , mais il n'en est point aussi où l'on ne trouve h déplorer l'abus des qualités mêmes dont on vient d'admirer l'emploi judicieux. Ce poème, loué avec un enthousiasitae irréfléchi par les uns , déprécié par les autres avec une insigne mauvaise foi, n'en a pas moins fréquemment exercé l'émulation des typographes, la sagacité des critiques et le zèle des traducteur*. Nous indiquerons sommairement parmi les éditions à consulter celles de Rome ( princeps ) , 1469 î de Venise , 1493 , la première Aldine, 1502; celle dite Variorum, Leyde, 1669; celles enfin d'Oudendorp, ibid., 1728; de P. Burmann, Lejrdc, 1740; de Rich.

Benthley, Strawberry-Hill , 1760; et de M. Renouard, Paris, 1795, in-folio, tirée à 212 exemplaires seulement. Parmi les traductions françaises , nous ne citerons, en vers , que celle de Brébeuf , qui , malgré son fatras obscur, étincelle quelque/bis, et le fragment qu'on a publié en 1 816 sous ce titre : Traduction libre en vers du premier livre de la Pharsale de Lucain, par Auguste Simian , in-8o; en prose , celles de Marmontel et de P. Toussaint-Masson. Dans son édition latine et française, Paris^ 1816, l'auteur de cet article (M. Amar) a rétabli les passages omis par Marmontel, et traduit le Supplément de Thomas Maj. La Pharsale de Lucain a été traduite en italien par Melon-

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oellî, Rome, 1707, iii-4o , et par Griatofovo Borcella , Pise , (804 , 2 vol. in-4o . en espagnol par D. Juan de Jauregui, Madrid, 1684, in-4°; et en anglais par Nie. Rowe, Londres, 1718, in-fol.

* LUC ANUS (OcBLLus). Voyez Ocbllvs.

* LUCAR (Ctmllb). Voyez CraTUE- LucAa.

* LUCAS DAMMESZ.^orcaLEYDE.

* LUCAS (Marguerite), duchesse de Newcasile, née à Saint-John , près Colchester , vers 1625 , suivit en France la reine Henriette , dont elle était fîUe d'honneur , et épousa dans ce pays le marquis de Newcastle en 1645. Dans la suite elle suivit son époux à Roterdam et à Anvers , et charma Tennui de son exil par la composition de différentes pièces de vers qui eurent un grand succès.

Revenue à Londres après Tavènement de Charles II, elley reçut un accueil distingué, vit son mari obtenir le titre de duc , et se livra de nouveau à la littérature. Elle mourut en 1673. Le recueil de ses écrits , en vers et en prose , forme 13 vol. in-fol.

* LUCAS (Paui.), fameux voyageur du 17« siècle , né en 1664 à Rouen, se livra de bonne heure au commerce de la joaillerie , voyagea pour cet objet à Constantinople^ eu Sjrrie et en Egypte , prit du service dans les troupes vénitiennes , assista au siège de Négi*epoDt, s^embarqua sur des bâtiments armél en course contre les Turks , obtint un commandemeut, et revint en France vers 1696 , avec une collection de pierres antiques gravées , des médailles et des manuscrits qui furent déposés au Cabinet du roi. L'année suivante il entreprit un second voyage dans le même but, puis un troisième en 1699;* mais il n^obtint pas le même succès dans ce dernier. Après avoir parcouru TEgypte , la Syrie , TArménie et une partie de la Perse, il s'était rendu à Bagdad ; la maison des capucins , où il demeurait , fut pillée par les gens du pacha de cette dernière ville , et il se vit dépouillé de toutes les curiosités qu'il avait rassemblées dans ses diverses excursions. Ce fut en vain qu'il réclama auprès du sulthan de Constantinople la restitution de ces objets ; et il eut encore le malheur , à son retour en Europe , d'être pris par un corsaire de Flessingue , qui lui enleva tout ce qui lui restait. Revenu à Paris en 1703 , il fut bien accueilli par Madame (belle-sœur de Louis XIV ) , qui l'engagea à public^ la relation de son voyage. Le roi le renvoya ensuite dans le Levant avec la mission de

rechercher les monuments de Fantlquité.

Lucas , parti de Marseille le 15 oclobise 17(fô, parcourut de nouveau la Grèce, l'Asie mineure , la Syrie, l'Egypte, les régences d'Afrique, et revint à Paris à la fin de 1708.

Louis XIV lui accorda le brevet d'un de ses antiquaires , et le renvoya une cinquième fois dans le Levant en 1714. Six ans après il entreprit un sixième voyage; et k son retour Louis XV, en lui témoignant qu'il était satisfait de ses services, l'engagea à ne plus s'occuper de nouvelles courses. Il se reposa en effet pendant quelques années; mais en 1736, malgré son âge avancé , -tourmenté par sa passion. des voyages, il partit pour l'Espagne, et fut bien accueilli par Philippe V, qui l'avait connu en France , et qui le chargea de ranger son cabinet de médailles. Lucas ne jouit pas long-temps de la bienveillance du monarque : quelques jours après son arrivée à Madrid , il fut atteint d'une maladie dont il mourut an bout de huit mois en 1737. On a de lui : Voyage au Le»

vant , Paris , 1704 , 2 vol. in- 12, avec caries et figures ; Voyage dans la Grèce , l'Asie mineure^ la Macédoine et l'Afrique^ ibid. , 1710, 2 vol. in- 12, cartes et figures : Voyage dans la Turquie , VAsie^ Sourie, Palestine , Haute et Basse-Egypte , ibid., 1719, 3 vol.

in-12, cartes et figures. Ces trois voyages, souvent réimprimés, ont été traduits en allemand. On croit que les relations de Paul Lucas ont été mises en ordre et rédigées sur ses notes , la première par Baudelot de Dairval, la seconde par Fourmont , la troisième par l'abbé Banier (cette dernière est la meilleure). Malgré ses inexactitudes et sou exagération,' Paul Lucas peut être consulté , et plusieurs de ses récits ont été confirmés depuis par d'autres voyageurs.

* LUCAS ( François ) , sculpteur , né à Toulouse en 1736, obtint le grand prix en 176J , et fut nommé professeur de sculpture en 1764. Passionné pour les modèles antiques, il rassembla autant qu'il put de figures moulées dans une des salles de l'Académie , alla visiter l'Italie, Irecueillit une suite nombreuse de médailles et de figures, et exécuta en terre cuite, en plâtre, en bois et eij plomb 150 statues ou bas^eliefs, parmi lesquels les principaux sont les Adorateurs , le Mausolée Puyverty la Ville de Toulouse et tOccitanie^ et surtout Xa Jonction des deux mers. François Lucas mourut^ Toulouse en 1813.— Lucas ( Jean-Paul ) , frère du précédent mort en 1808, fut un peintre médiocre , mais pas-

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sionné pour son art. On a de lai : Catalogue historique et critique des tableaux et autres monuments des arts du Musée de Toulouse , cinquième édition , 1806 ; Préceptes sur la n^anière d'apprendre à dessiner^ Toulouse , l«04, în^».

* LUCAS (JsAH'AHDBé-HENBi), naturaliste, né à Paris en 1780, mort dans cette Tille en 1825, était le fils d'un conservateur du Muséum du Jardin des Plantes. La minéralogie doit h ce savant d'importants progrès. Il a publié : Tableau méthodique des espèces minérales^ première partie, 1806, seconde partie , 18i2, in-S». En outre, il a dirigé la seconde édition du Dictionnaire d'histoire naturelle , et coopéré au Dictionnaire clas^ sique d'histoire naturelle. Le huitième volume de cet ouvrage contient une Notice sur Lucas. Il a été publié un Catalogue des livres composant sa bibliothèque, Paris , 1825 , in-8«.

•LUCATELLI ouLOCATELLI(Pibhrb), peintre d'histoire, né dans TÉtat romain, fut reçu à T Académie de Saint-Luc en 1690, et composa un grand nombre de tableaux remarquables par un ton de couleur franc et décidé. — LucATBLLi ( André ) , peintre de paysages , mort en 1741, élève, ou selon d*autres seulement contemporain de Paul Anesi , a laissé beaucoup de tableaux qui représentent des vues de montagnes , de forêts ou d*architecture. Il a aussi composé des tableaux à la flamande et des bambochades estimées.

* LUCCA ( Bautolombo db), historien ecclésiastique , né à Lucques en 1236, entra ehea le^ dominicains de cette ville , fut disciple , puis confesseur de saint Thomas-d'Aquin , deux fois prieur de son couvent , bibliothécaire et confesseur du pape Jean XXII , en^ fin évéque de Torcello,où il mourut vers 1327. On a de lui : Jnnales (ab ann. 1061 ad ann. 1303), imprimé kLyon en 16l9,in-8o,et dans la Biblioth, patrum ; Histor, ecclesias' tica , publiée pour la première fois par Muratori dans ses Scriptor. rerum Italie. , tome 1 1 ; Genealogia Roberti Guiscardi cum pluribusaliis, Sarra gosse , l578,in-fol.

* LUCCHESINI (JxxvXavxbvt) , fésuite, néàLocqscsen 1638, mourut vers 1710. On a de lui : Compendium vitœ admirabilis S. Bosœ de S.-Marid, Rome, 1665, in-24.

traduit en. fiançais , en espagnol , en portugM , en polonais et tn indien ; Nova copia.

et sari&ê cemlum evidenlium sigtmrum venm

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