‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 65 sur 145 · Tome · texte numérisé non relu

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déterminer exactement, dans les lieux les plus farorables , les circonstances du pasage de la planète de Vénus sur le disque du soleil. Le poste de Mallet fut la ville de Poool dans la Laponie russe , au bord de la mer Blanche. Mais les nuages ne lui laissèrent voir que Tentrée de la planète , et son observation fut dc'peu d'utilité. Il revint dans sa patrie en 1770 , y occupa une chaire d'astronomie fondée exprès pour lu^^, se livra a d'utiles observations dans un b&timent qu'il avait fait construire k cet effet sur un des bastions de l'enceinte de Genève « se retira ensuite à la campagne où il mêla à ses occupations astronomiques celles de l'agriculture et de rhbtoirc naturelle , et mourut en 1790. Il a laissé divers Mémoires sur les probabilités , la mécanique et l'astronomie , insérés dans les recueils des Savants étrangers^ dans les Commentaires de l'Académie de Saint-Pétersbourg ; dans les Transactions philosophiques ; dans les jécta helvetica, etc. Son Eloge (que Ton croit de Lalande) , a été inséré dans le Guide astronomique ' pour 1791.

• MALLET ( Paul-Hesei ) , historien, né Il Genève en 1730, professa successivement les belles-lettres à l'Académie de Copenhague et rhifttoire li celle de Genève , devint membre du conseil des deux-cents de cette ville ^ et résident de Hesse-Cassel près les républiques de Genève et de Berne. De retour dans sa fa trie , Vers 1792 , après plusieurs voyages en Angleterre, en Allemagne, en Italie et en France , il croyait jouir paisiblement d'une fortune médiocre que ses talents lui avaient acquise ; mais la révolution le força de se retirer à Rome ; il ne revint à • Genève qu'en 1801 , et y mourut en 1807.

• Sur la fin de ses jours , il reçut une pension du gouvernement français ; il était membre associé de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de Paris , des Académies d'Upsal, de Lyon , de Cassel , etc. On a de lui : Introduction à l'histoire de Danemarck , etc. « Copenhague, 1755-1756, deux parties in-4«; traduite en danois, 1756, ln-4«, et en anglais , Londres, 1770, 2 vol. in-4o ; Histoire de Danemarck^ de 7 14 k 1669 , Copenhague, 1758-65-77, 3 vol. in.4»; et jusqu'à 1773.

Genève , 1788 , 9 vol. in-1 2 ; abrégée , Copenhague, 1760, in-8« ; de la forme du Gouvernement de Suède ^ etc., ibid., 1756, in-8*; des Intérêts et des devoirs d'un républi" cain^ etc., Iverdun, 1770, in-8«j Histoiredes Suisses , etc. , Génère, 1803, 4 yoI. în-8» ;

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Bistoù'e de la ligne anséatique ^ ibid., 1805, in-8* ; des Mémoires sur fa littérçiture du JVbrv/, ibid., 1759-1760 , 6 vol. iii-8o ; une traduction des Voyages de ffillCoxe en Pologne , Bnssie , Suède , etc. , Genève , 1786, in-4" j une nouvelle édition augmentée du Dictionnaire de la Suisse par Tscharner, Genève, 1788, 3 vol. in-8o. M. Simonde de Sisinondi a publié : de la Fie et des écrits de P. -H. AfaUet, GenèVe , 1807, in-8« de 51 pages. — MalletPrévost( Henri), frère du précédent, né à Genève en 1727, mort dans cette ville en 1811 , se livra à Tétude des sciences , et principalement à celle de la géographie. On a de lui : Cartes des environs de Genèt^e, sur une assez grande échelle, et fort exacte ; une autre Carte de la Suisse romande , en quatre grandes feuilles , 1761- 62 ; une troisième de la Suisse en 18 cantons; un Répertoire général des mesures , etc. , des différents peuples, etc. , 1802, in-4'; et une Description de Genève ancienne et moderne, Genève , 1807, in- 12.

» MALLET-DUPAN (Jacqdbs), écrivain politique, né h Genève en 1749, de la famille des précédents , avait reçu une éducation très-soignée , et fort jeune encore mérita Tcstime de Voltaire , qui le plaça près du landgrave de Hesse-Cassel en qualité de professeur de littérature française ; mais ennemi de tout assujettissement, Mallet regarda cet emploi comme une chaîne , et le quitta bientôt pour se lancer dans 1^ politique, qui dès -lors occupa toute sa vie. D^abord continuateur des Annales politiques de Liuguet, il publia ensuite, de 1779 à 1782, les Mé-^ moires politiques et littéraires sur l'état pré^ sent de l'Europe. Ce journal fit connaître avantageusement Mallet, qui , à son arrivée k Paris, y commença le Journal historique et politique de Genève , réuni en 1788 au Mercure de France. Un succès prodigieux accueillit cet écrit périodique d'une forme nouvelle en France, remarquable par retendue des vues et des considérations diplo> matiques , et surtout par la libre expression des opinions de Tauteur. Indépendant sous la censure ministérielle , Mallet conserva son caractère quand l» révolution semblait rappeler dans le parti des réformateurs ; il défendit avec force les prérogatives du trône, et par cette conduite , de plus en plus dangereuse à mesure que les passions s'exaltaient s''altira de fréquentes dénonciations de la part des sociétés populaires. D'un autre côté les royalbtes le regardaient comme rhomme

le plus capable de les servir : aussi en K92 il fut chargé d'une mission secrète auprès des souverains coalisés coutre la France; et sacrifiant la fortune toute littéraire qull avait acquise à Paris , il partit pour Francfort. C'est ainsi que Mallet préluda àJa correspondance diplomatique qu'il entretint 4e Genève avec plusieurs cours de TEurope .

et avec les princes français émigrés ; elle loi donna une grande eonsîdération, sans toutefois suffire à ses besoins pécuniaires. Après s'être vu exilé de sa patrie pour un article dingé contre Bonaparte et inséré dans un journal de Paris , Mallet espéra trouver une existence plus tranquille en Angleterre : il se rendit à Londres en 1799 et y publia aussitôt un journal , le Mercure Britannique , qui fit une grande sensation : malheureusement il ne jouit pas long^tempa de cette nouvelle gloire. Affaibli depuis long-tcmpi par les chagrins et les agitations continuelles de sa vie , il mourut à Richmond en 1800, laissant sa veuve et cinq enfants, pour lesquels une souscription considérable fut surle-champ ouverte et remplie : de plus le gouvernement anglais fit une pension <k 200 livres sterling à la première, et plaça son fils aine dans un emploi avantageux. A Teiceplion de quelques opuscules de sa jeunesse, Mallet n'a écrit que des ouvrages politiques, tous remarquables par la variété descon* naissances et la force des pensées : le sl/lc en est plus correct, mais plein d'éner)$ie.

Outre les journaux que nous avons âlés, il a publié ; Discours de l'influence des lettrtt sur la philosophie , Cassel, 1772; Discours sur V éloquence et les systèmes politi^-ues^ I^mdres, 1775,in-12; de la dernière Bétfolntion de Genève en 1782 ; du Principe des fie- ^ tions en général, etc., i79l î Considéretions sur la nature delarevolut.de France^ t^y liOndres , 1793 , in-8<* ; Corre^Hmdaact politique^ «te., Hambourg, 1796^ in-8*; Essai historique sur la destruction de U ligue et de la liberté helvétique, laondjcesy 1796| in-8o.

* MALLET. rayez Malet.

* MALLEVILLE (Abtouib-Ci^i7m), avocat au parlement de Paris , où il était oé, publia en 1561 un ouvrage de droit, source titre : in regias aquarum et syU^arum Ows* stitutiones cotnmentarius , iii-8*. — Miu>viLLB (Guillaume) , prêtre , né à Domne en 1699 a laissé : la Religion naturelle et U révélée , établies sur Us principes de la vnie philosophie et sur la tUvinité d^écnttireii

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