‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 131 sur 135 · B HEI · texte numérisé non relu

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qu'il a exposés. Reynolds s'est aussi fait remarquer comme écriyain théoricien. Les dû' cours qa^il a composés sur la peinture sont des chefs-d*œuvre d'élégance , d'énergie et dé discussion. Us ont été traduits en français par Jansen en 1788 , et réimprimés en 1806, 2 vol. in-8».

* RETRAC (Pajurçofs-PHiLim DULAU- RENS db) , poète et littérateur, membre des académies de Toulouse, de Bordeaux et de Caen , associé-correspondant de celle des inscriptions et belles-lettres de Paris, né

. en 1734 au château de Longuevillc, dans le Limousin , d'une famille qui s'était illustrée par les armes , entra, dès T&ge de 16 ans , dans la congrégation des chanoines routiers de Chancelade , y reçut les ordres sacrés, et s^nnonça bientôt dans la chaire par une éloquence douce et persuasive, une pureté de style et une sévérité de goût qui lui valurent des succès. Le panégyrique de Saint-Louit, qu*îl prononça à Toulouse et k Bordeaux , lui ouvrit les portes des académies de ces deux villes. Mais le jeune orateur avait è vaincre un grand défaut de mémoire et une extrême timidité qui lui parurent des obstacles insurmontables ; il renonça è la prédication , et vint , en 1 765 , se fixer à Orléans , où il fut nommé prieur-curé de la paroisse Saint-Maclou. Cestlà que,iivré tout entier aux devoirs du saint ministère et à la culture des lettres , il fit admirer ses vertus modestes , et qu'il créa ces riantes compositions qui lui ont acquis une réputation que le temps a peu diminuée. Il mourut à Orléans en 1782. Son éloge par le père Bérenger, a été publié en cette ville en 1783. Les OEufi'eM de Reyrac , contenant seulement te* écrits en prose poétique et quelques vers choisis , ont été publiées à Paris en 1796 et eu 1800, in'8«.

* REYRE (Joseph) , ecclésiastique, né à £yguières, en Provence , en 1735 , mort en 1812, s'est fait de la réputation comme prédicateur et comme écrivain. Parmi ses nombreux ouvrages , dont la plupart sont consacrés à rinstruction de la jeunesse , on cite : U Mentor des enfànu, in-12 , quatorzième édition . 1821 ; Otxiison funèbre du dauphin, Avignon , 1766, etc.

*^ RETS ( A9TON10 dos), littérateur portugais , né en 1690 , près de Santarem , se fit oratorien à Lisbonne, y remplit des charges importantes , et mourut dans cette ville en 1738, laissant un grand nombre d^ouvrages.

* REZZANO ( Fkaxçois ) , eecîéslaslfque italien , né à Côme en 1731, mort en 1780, a publié : IlLibro di Giohbe, espoêto in poesia itaUana con oHnotazioni , Rome , 1760 , et Nice, 1781 , traduit plusieurs fois en vers italiens.

♦ REZZONICO (AwT.-Jos.), comte de La Torre , maréchal-de-camp, chambellan du duc de Parme, savant littérateur, membre de plusieurs académies , naquit à Cdme en 1709, d'une famille féconde en hommes .de mérite , et qui s'honore d^avoir donné un pape à rÉglise ( Clément XIII). Après s'être distingué dans les armes en Espagne et en Italie , Rezzonico fut nommé gouverneur de la citadelle de Parme , et se livra alors sans réserve h la culture des lettres, qu'il n'avait jamais négligée , même au milieu des camps.

Il mourut en 1785. On a de lui plusieurs ouvrages estimés.

• RHABAN 00 HRABAN-MAUR. Foyet Rabar.

* RHASIS ou RHASÈS. Foyez Raxi.

* RHAT ( TnéoDORB ) Jésuite, né en 1603, dans le duché de Olèves , fut précepteur des jeunes ducs de Juliers et de Neubourg , ensuite recteur du collège de Doren, et mourut dans cette ville en 1671.

* RHEA-SILVIA ( Mythologie ), flUe de Numitor, roi d'Albe, fut contrainte par Amulius , qui avait détrôné son père , à se faire vestale. Mais ayant été visitée par le dieu Mars , elle devint mère de Remus et Romulus , qui , dans la suite , tuèrent l'usurpateur, et remirent leur grand-père en possession de sa couronne.

• RHÉE (Mythologie) , la même que Cybèle ( voye% ce dernier nom ).

*RHEEDE (Hkhbi-Adbibv DRAAKEN- STEIN VAir), gouverneur hollandais au Malabar, dans le 17« siècle, prit soin de rassembler et de faire dessiner et peindre., ^ ses irais , les plantes les plus remarquables des contrées qu'il eut à parcourir , et en forma ensuite un des plus beaux ouvrages qu'on eut encore vus. Cet immense recueil parut à Amsterdam, de 1678 h 1703, en 12 vol. in-fol., sous le titre de : Horius malabaricuê avec 794 planches.

♦ RHEITA. ( Abtoimb-Maxib SCHYRLE DB ), religieux capucin , né en Bohème vers la fin du 16« siècle, mort à Ra venue en 1660, s'est distingué par ses connaissantes en mathématiques et en astronomie. On lui est redevable de la lunette astronomique actuelle à quatre verres convexes , et du té-

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Icjtcope ttioaclc que Montuda croit trop

* RHENAN13S ( Bbatus ), l'un des philologues qui ont le plus contribué à répandre le goût des lettres en Allemagne, né à Schlettstadt en 1485, voyagea pour perfectionner ses connaissances, fut lié avec les savants les plus distingués de son temps , et «nourut H Slrasbourgen 1547. On a de lui un grand nombre d'éditions avec des notes, des commentaires et des dissertations,

* aHËSE ou RICE, le mdme que J. Davus , a un article sous ce dernier nom.

•RHETICUS. f^c^yez G. JoACHmet B. Pi-

TISCUS.

RHÉTORIQUE, RHÉTEURS. ( LUtérature, ) La rhétorique , apportée de Sicile k Athènes au temps de J^ocrate, naqoit de cette dialectique subtile et pointilleuse qui se faisait un jeu de rendre la vérité suspecte, et de prêter au mensonge les couleurs de la vraisemblance. D*adroiU sophismes , d'ingénieuses probabilités, wvétues de tous les prestiges d*iine élocution nombreuse et fleurie , sont les armes dont elle se servit pour conquérir les suffrages d*ua peuple spirituel et frivole. Ce vain simulacre d^éloquence obtint d'abord ud succès prodigieux, et Ton sait quels transports d'enthousiasme 4u;cueillirent dans Athènes le rhéteur Gorfias , lorsqu^il vint avec des phrases d'appa^^tt solliciter des secours pour ses coociloyens en danger. Tout le monde s'empressa de lui demander des leçons; il ouvrit une école où il enseignait à plaider le pour et le contre dans une mémo question, à parler d'une manière agréable sur toutes sortes de sujets. Le bon sens de Socrate ne fut pas dupe des triomphes d'un art si futile , et , indigné de leur charlatanisme , alarmé de la fausse direction que ces oracles du moment donnaient aui esprits, il méconnut peutêtre ce qu'il y avait de talent réel dans les rhéteurs, et ne voulut pas les reconnaître pour des maitres de l'éloquence. Suivant lui, l'éloquence n'était point un art, mais une conviction ; et sans avoir besoin d'enseigne* ment, l'éloquence arrivait naturellement à l'homme profondément instruit de sa matière • et pénétré de la justice de sa cause. £o tiièse générale , et pour les règles ordinaires de la vie, Socrate avait raison ; mais son système , appliqué à la difcuasion des aCiires litigieuses, aux débats des grands intérêts sociaux , k la défense d'an accusé aux prises avec un adversaire puissant, au

salut d'tm peuple qu'il faut réveiller sorte bord de l'ablrae , ne se trouvait plus conforme à la vérité. L'homme le plus heureusement doué , quelles que soient en outre son instruction et sa conviction , n'improvisera jamais ni le discours de Oémostbène»

sur la couronne, ni cette seconde Philippique centre Antoine , que Juvénal appelle une oeuvre presque divine. De pareib obe&d'œuvre, et presque tous les autres discours de ces deux orateurs , sont des âis^ rations du génie , fécondées par une raisen supérieure , élaborées par la méditation et le travail. Mais ces grands hommes ajant au desmaitres célèbres, et dont ila ont euxuémea avoué l'utilité , nous sommes anlorisés à conclure de ce fait contraire à Topinion de Socrate, que Téloquence est «n art dont on peut enseigner la théorie comme celle des autres aris ; et que si aucune leçon ne saerait donner l'éloquence , de iQénie un maître habile , nourri de Tëtude des modèles, habitué, k les comparer sans cette avec les moavements du cœur de l'homme, doit contribuer beaucoup à développer dans ut élève favorisé des dons de la nature les lacul tés de l'orateur et la puissance de la parole. Voilà ce que Socrate aurait dû reconnaître et avouer ; un exemple frappant aurait suffi pour lui révéler cette véiitè.

Isocrate, oubliant trop souvent les svieta sur lesquels il ^'exerçait avec gloire, tels que les grands intérêts politiques, ou le salut de la Grèce menacée de perdre sa Kberté , pour comparer et cadencer les périodes d'un éloge de Bosiris ou d'Hélèse,ae ressemblait que trop alors à ces rbéte«vs que les sages d'Athènes appelaient des <i»vriers de paroles à la langue légère. Cependont Cicéron lui-même disait que la mwi a oii de ce même Isocrate était un gjrmnase o«- ▼ert à toute la Grèce , et que de son éoole , comme du cheval de Troie , était aortie a»e foule de héros. Effectivement, malgré tons ses défauts de rhéteur, malgré les vices de 9^ manière , malgré son impuissance k parier devant le peuple assemblé, Isocrate coiiBabsait si bien l'art de persuader , qu'il a lorac des héros de la tribune. Suivant MarmoBtcl, l'école des rhéteurs n'avait g«ère produit que de vains déclamateurs-etdes sopkiatesi l'autorité de Cicéron et celle des faits ceatrediaeut cette opinion. Le méoM écrÎTata a eu raison d'avancer , avec l'orateur romaia . que l'école des philosophes prodùait les princes de l'éloquence , Péridès , Aleîbtadc,

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