‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 42 sur 135 · PU&M · texte numérisé non relu

PU&M

•PUPIEN. /^Or«MAXIMl.P0PIB».

PUPIPARES. ( HUtoire naiureliê. ) La famille d'insectes parasites que , sous ce nom, M. Latreille a établie dans Tordre des diptères , se divise en deux tribus « les coriacts et les phthjrromjreê, ■ Les coriaces comprennent le genre orniihomjre, ainsi appelé, parce qu'il ?itsurles oiseaux, quoique dans ses sept espèces il y en ait qui vivent sur le mouton ; et le genre hippoboêifue qui vit toujours sur le cheval , et que Ton connaît sous le nom vulgaire de mouches bretonnes et de mouches d'Es^ pagne.

Le premier est un insecte long de deux à trois lignes , dont les deux espèces sont d'une couleur roussfttre ou d'un vert obscur;, sa tète est terminée en arrière par une éminence noire portant trois petits jeux ; les ailes sont vitrées , grandes , et de fohne ovale.

Le second a près de cinq lignes de longueur, depuis la tête jusqu'à l'extrémité des ailes; ses yeux sont noirâtres, sa tête est jaunâtre et aplatie , son corselet est mélangé de blanc et de jaune , ses ailes sont blanches , transparentes, arrondies à l'extrémité, et presque une fois plus longues que le corps; celui-ci est légèrement couvert de poils.

n s'attaque souvent au bœuf, et même k l'homme, âa piqûre ^ produit une forte démangeaison pendant la succion ; mais elle n'est suivie d'aucune enflure.

Les phfhyTomyes ne se composent que d'un seul genre; celui des nycUribies, insectes singuliers dans leur conformation, puisque , suivant la description qu'en a donnée M. Latreille , leur tête, espèce de tubercule ovoïde et velu , formant une capsule coriace, en cône renversé, est implantée sur le dos du corselet , où une cavité longitudinale terminée postérieurement en forme de capuchon, peut recevoir l'extrémité de cette tête. On conçoit , d'après son organisation , que cet insecte , que Ton peut appeler le pou de la chauue-^ouris , soit obligé de se renverser sur le dos pour sucer le sang de cet animal. Les njctéribies courent trèsvite sur le corps de la chauve-souris ; mais 'dès qu'elles en sont séparées , elles ne peuvent plus marcher, et s'abandonnent à des mouvements désordonnés. Huot.

* PURAMUNDUS. f^oxez Glbichmàb».

• PUHBACH. yojrez Piurbach.

PURCHAS ( SiMirBL ) , ecclésiastique

anglais, né dans le comte de d'Essex en

1576, mort vers 1628 , est princlpale'ment connu par le célèbre recueil de voyages qui porte son nom. Chapelain de l'archevêque de Cantorbéry et pourvu de plusieurs autres bénéfices , il employa sa fortune h acquérir la plus nombreuse collection de voyages, tant imprimés que manuscrits, qu'on eût vue jusqu'alors , et l'on doit à son zèle et à son érudition l'un des plus célèbres recueils en ce genre. Il en fit paraître le premier volume en 1613 ; ce volume eut quatre éditions , la dernière, de 1626 , très-augmentée, est la meilleure. Quatre autres volumes pa* rurent en 1625. Purchas y a fait entrer tous Jes manuscrits laissés par Hakluyt , et dont il avait fait l'acquisition. On a encore de lui un recueil de méditations sur l'homme , dans tous les ftges et dans toutes les positions sociales.

* PURE ( MicoBL DB ) , abbé et homme de lettres , né à Lyon en 1634 , mort à Paris en 1680, est bien plus connu par le ridicule dont Boileau l'a couvert dans êca satires ^ que par les ouvrages qu'il a publiés. On a de lui plusieurs pièces de théàtj*e, qui sont oubliées de nos jours , des traductiona françaises des Institutions de Quintilicn, 1GG3, 2 vol. in-4; deV Histoire des Indes onentales et occidentales f de l.-P. Maflee, 1665, in-4o.

* PURICELLI ( JBA>-PiBRaB ) , savant antiquaire , né k Gallarate , diocèse de Milan , en 1589, embrassa l'état ecclésiastique, et parvint à la dignité d'archiprêtre de la basiîique de Saint-Laurent. Il signala son xèle et sa charité pendant la peste qui désola Milan en 1630 , en se dévouant tout entier au service des malades , fut le seul des chanoines que la contagion épargna , et mourut en 1659, laissant un très-grand nombre d'ouvrages , dont beaucoup sont conservés manuscrits à la bibliothèque Ambroisienne.

Pai*mi ceux qu'il a publiés, on die : jâmbrosianœ madiolani basilicœ Monumenta , Milan , 1645 , in-4o ; Laur . Littœ , cifis et or» chiep. Mediolanif f^ita, ibid., 1653, in-4o* — PuBicBLLi ( François ) , littérateur , né à Milan vers 1657, mourut en 1 738. On a de lui ^ des poésies qui , d'abord éparses dans différents recueils , ont été rassemblées et puj)liées sous le titre de Mimes , Milan ,1750, in-4»; Vejiise, 1751; Bologne; 1752, et Nice, 1781 ,in-8«.

* PURMANN ( MATH.-GoDBFaoT ) , chirurgien allemand du 17« siècle, fut d'abord employé dans les troupes du Brandebourg ,

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^ exerça ensuite son art à Halberstadt, pat* à Breslau , où Ton croit qu*ii moamt rers 1700. Parmi ses onvrages, qui tous eurent de son temps beaucoup de succès, BOUS cûterons : le vrai Chirurgien militai' re, etc.,in-8«, en allemand, Halberstadi , 1680, 1682 > 1690, 1693; léna, 1705 et 1721, la Couronne chirurgicale {chiTurprdier Lorbeerkranz )*, in-4o, Halberstadt, 16853 FrancCort, 1692, et Breslau, 1705, oorrage important pour Thistoire de la diirurgie en Allemagne au 1 7* siècle ; C/iirurgia curiosa , in-4o, Francfort, 1694 ; léna, 1716; traduit en anglais, Londres, 1706 , in fol.

♦PUTHOD DE MAISON-ROUGE (F«awçoiWMaub ), archéologue , Tun des vingtquatre hérauts d'armes du roi Louis XVIII, né en 1757 Ji Màcon, mort en 1820, membre de r Académie de Villefranche de Beaujolais , de celle des Arcades de Rome et du Cercle des philadelphes , avait été d*abord gendarme du roi, puis, à Tépoque de la révolution, successivement capitaine de chasseurs dans la garde nationale parisienne, adjudantgénéral et colonel. 11 présenta à rassemblée constituante ( 4 oct. 1790) , une pétition pour se faire autoriser à recueillir les inscriptions et archives des couvents, et dès Tannée saivMite devint membre de la commission des monuments établie à la bibliothèque des Quatre-Nations* C^est h cette époque qu'il oitrcprit la publication d'un ouvrage périodi<{ue ayant pour titre les Monuments, et dont il devait paraître vingt-qua Ire livraisons par an. Outre sa coopération au traité des Offices de Guyot , dont il dirigea la partie militaire , on lui doit encore : Géographie de nos viUàges , ou Dictionnaire maçonnais , Mâcou , 1800 , in-8o.

PUTRÉFACTION. (Chimie,) Lorsque la vie s'éteint dans las végétaux et 1er animaux, les parties qui les constituent rentrent sons l'empire des lois physiques.

Abandonnés h eux-mêmes , leurs éléments tendent à se dissocier, ^ revêtir d*autre8 formes , et à donner à la terre des matériaux ponr la formation de nouveaux êtres. L'oxygène , rhydrogène et le carbone constituent à enz seuls presque tous les végétaux ; ces trois principes , plus l'azote , forment toutes les matières animales. C'est en se combinant dans de certaines proportions qUè ces éléments donnent naissance à de nouveaux produits , et la formation de ces produits caractérise ponr nous la putréfaction. On

peut en établir de deux espèces , d'après les deux genres de corps qui la présentent :

l'une végétale , Tautre animale. Le dévelop- ^ment des gaz acide carbonique et hydrogène carboné, d'eau, d'acide acétique et peut-être d*huile, et d'une substance noire dans laquelle le charbon prédomine , caractérise la première. Ces divers produits , plus de l'ammoniaque , sont le résulUt de la seconde. Les limites dans lesquelles nous sommes forcés de nous restreindre nous en« gagent à faire seulement l'énumération des ' principales circonstances qui favorisent la putréfaction ou s y opposent et les phénomènes qui raccompagnent^ 1<* Un air raréfié accélère la putréfaction j 2o un excès de chaleur ou de froid s'y oppose ; 3^ les expériences récentes de Guntz portent à penser qu'il n'est pas impossible quelle puisse avoir lieu dans le vide ; 4» Foxygëne est de tous les gaz celui qui la favorise le plus \ Tazote ajouté à ce gaz, lorsque déjà la putréfaction est développée , en accélère la marche ; 5o l'azote pur , l'hydrogène , le deutozyde d^azote , l'acide carbonique , Tacide sulfureux , et surtout le chlore , s'opposent à son développement; 6« l'eau la favorise lors-* qu'elle est mêlée à 1 état de vapeur avec d'autres gaz;. aussi l'air humide est-il trèsfavorable à la putréfaction , tandis que l'air sec arrête ses progrès ; 7» l'eau liquide la retarde; elle développe chez les animaux un produit particulier que Ton désigne sous le nom devras de cadat^res (savon ammoniacal); 8o le sol apporte dé grands changements dans le développement , la marche et la terminaison de la putréfaction , suivant sa nature : dans le sable sec et chaud , le cadavres se momifient ; dans un sol gras et humide , ils se convertissent en gras de cadavre , comme dans l'eau ; dans une terre qui se trouve dans les circonstances communes d'humidité, de température, et qui renferme beaucoup de terre végétale , les parties molles se putréfient , tombent en déliquium, et disparaissent complètement au bout de six ans environ. Quant aux os , ce n'est qu'après douze ans que l'on n'en retrouve plus de traces. Dne foule de circonstances sont susceptibles d'apporter des modifications à ces termes. Tout poiie à eroire que le terreau , la tourbe , les bitumes ne sont que les résultats de la putréfaction v'^es matières végétales.

On a observé avec soin les phénomènes que présentent les cadavres quand ils se

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