‹ Encyclopédie moderne. ou, Dictionnaire abrégé des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 13 sur 67 · APPAREIL DE WOLF · texte numérisé non relu

APPAREIL DE WOLF

Cet appareil est destiné à dissoudre les gaz dans l'eau, tels que le chlore , l'ammoniac , l'acide hydro-sulfurique , etc. Il se compose d'un ballon à long col A , placé sur un fourneau BB , et exposé h une chaleur douce ; car il a pour intermédiaire un bain de sable EE. Deux tubes sont adaptés à ce ballon : l'un G est recourbé en S; il sert h introduire les substances liquides qui doivent déterminer le dégagement du gaz : l'autre tube F établit une communication avec un flacon à trois tubulures D , placé sur un support G. Ce tube doit plonger dans les couches inférieures du liquide qui y est contenu. La tubulure moyenne de ce flacon reçoit un tube droit H qui s'enfonce de quelques lignes seulement dans le liquide; il est ouvert h sa partie supérieure , afin de commu niquer avec l'air extérieur. De la troisième tubulure part un tube J , qui fait communiquer le flacon D avec le flacon I. L'extrémité K de ce tube est placée dans l'air du flacon D , tandis que son extrémité L s'enfonce dans la partie inférieure du liquide contenu dans le second flacon tubulé. Les tubes de ce dernier flacon offrent la même disposition que ceux du précédent ; seulement le troisième tube vient se rendre dans une cuve hydro-pneumatique M , sous une clocho

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iTinplic trcaii , «K'slinrc à recueillir Ir gaz donl l.i «iissolulion lie s'est pas o|)(!Tt^e daus le liquide des deux fl.ict){is lubul<!'5.

Cet appareil /laiit ainsi dispose^, on met d.iiis le ballon les nialii'^res (jui doivent l'onrnir le corps <;!:zeii\. On introduit , dans le flacon D , une petite (pianlilé d'eau distillée ou couunune , afin qu'en la traversant le j^az perde les corps solubles qu'il pourrait tenir en suspension, et l'on remplit d'eau distillée le second flacon, jiisqu'aux (juatre cinquièmes de sa hauteur. On élève peu ii peu la température du ballon, et l'on ajoute par portions l'acide employé , en lui faisant traverser le tube en S. Quand on veut obtenir des dissolulions concentrées , il faut abaisser la température du flacon I h l'aide d'un filet d'eau très froide, ou de la glace piléc; on peut ajouter à cet appareil d'autres flacons tubulés renqdis d'eau , de manière à obtenir, pendant la même opération , une plus grande quantité de solution gazeuse; mais il faut avoir le soin de disposer les tubes de jonctions, comme le sont ceux du flacon I. L'appareil de AVolf contient ordinairement trois flacons tnbnlés.

Voyez, pour l'emploi de cet appareil. Acide iiydro-si'lrrniQCE , Acide caruomqi e , Chlore.

APPAREIL FUMIGATOIRE DE Gl YTON-MORVEAU.

La pièce principale de cet appareil est un flacon A, dans lequel on met le mélange propre à dégager le chlore à la temnéralurc ordinaire. Ce flacon est enfermé dans une

boîte E E , le plus ordinairement en buis , à laquelle est adapté un couvercle de forme conoïde C C C C , qui s'y unit à l'aide d'une vis; le point de jonction se trouve aux lettres D D. Le sommet du cône, fermé par le couvercle, est traversé par une tige à vis R, qui est terminée, h sa partie

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njCérieiirc, par une rondelle de verre à surface dépolie, qui petit venir s'appliquer sur l'ouverture du flacon de verre, en Taisant mouvoir la vis de pression. Sur le milieu de la hauteur du couvercle en bois sont pratiqués deux trous I I , qui établissent une communication entre l'intérieur du couvercle et l'air extérieur.

Quand on veut se servir de cet appareil, de manière à dégager un peu de chlore , il suffit de relever la vis de pression ; l'orifice du flacon est ouvert, et le chlore se dégage par les ouvertures II; on tourne lavis eu sens inverse pour fermer hî ilacon. Cet appareil est transportable dans la poche , et peut servir dans tous les instants.

Voyez Chlore, Désinfection.

FOURNEAUX A RÉVERBÈKE.

FIGl'RES 5 ET 4-

Ils se composent de trois pièces principales ABC, fig. 3. La pièce A est le fourneau proprement dit, formant un cylindre divisé en deux parties, vers le milieu de sa hauteur, par une grille eu terre destinée à recevoir le charbon , audessous de laquelle se trouve un espace que l'on appelle cendrier, tandis que celui qui est au-dessus de la grille se nomme foyer. Ces deux espaces ont chacun une ouverture latérale E E , fig. 4 > qi^i peut être fermée à volonté h l'aide de morceaux de terre conformés ad hoc.

La seconde pièce B est désignée sous le nom de labora- •toire; c'est un cylindre creux pouvant s'adapter à la partie supérieure du fourneau , et destiné h recevoir une cornue qui repose sur deux petites barres transversalement placées h l'endroit d'intersection des deux pièces que nous venons de décrire. Cette cornue ressort par une échancrure F à lâ-

4 (IIIÎNUK.

(jucllc coricspoiul une échancrurt! analogues G |)iali<mé(' siir la troisième pièce C Celle-ci esl appi'léi; «lôiae; elle est dt* l'oruie tonique , et le sominct , dirig»^ en haut, peut recevoir un tuyau de poêle destiné h acciMérer l(^ courant d'air et à auguienler la combustion. Ces pièces principales sont garnies chacune à l'extérieur de prolongements H II en l'orme d'anses , afin de pouvoir les porter. Elles sont entourées de cerceaux en fer , destinés à assurer leur soli<lité.

Ces fourneaux ont des avantages très marqués sur ceux qui ne sont formés que d'une seule pièce : i". ils peuvent contenir une grande quantité de charbon; 2°. ils peuvent être raccourcis on allon"és h volonté , de manière h activer plus ou moins la combustion; 5°. ils peuvent remplacer les fourneaux simples , lorsqu'on ne se sert pas des deux pièces supérieures. Ils sont destinés à produire des températures assez élevées , car on peut y fondre du cuivre , quoique ce métal n'entre en fusion qu'à une température de 27° du pyromètre de Wedgwood.

La figure 4 représente le même fourneau , contenant uno cornue, mais qui est vue dans un autre sens.

Voyez Coi;PELLA.TiOi\.

FOURNEAU DE COUPELLATION.

A A. Cendrier, et o porte du cendrier.

B B. Foyer, et ô porte du foyer.

C C. Laboratoire, et o. porte servant à fermer une ouverture par laquelle on introduit une sorte de petit four R désigné sous le nom de mouille , et qui est destiné à recevoir les coupelles.

D D. Dôme du roiirncau surmonte d'une cheminée K E , et

présentant en avant une porte F, par laquelle on charge le

l'ourneau.

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