‹ Encyclopédie monastique, ou, Histoire des monastères, congrégations religieuses, et couvens quiChapitre 22 sur 120 · BARRETTE · texte numérisé non relu

BARRETTE

B/VRRETTE. Ce bonnet carré rouge , que le Pape donne ou envoie aux Cardinaux , était origiuairement un bonnet de toile mince , qui des-» cendai t sur les oreilles ^ et que le Pape avait seul le droit déporter.

KENEOICTINS.

BÉNÉDICTINS* La règle que saint Benoit avait composée, vers Tan 53o, pour les moines duMont-Cassiu ( i ) , était devenue celle de tous les

(i) Le monastère du Mont-Cassin fat détruit par les

i^oiaes d'Occident ; ^i cieusTci, tout pleins encore d^ souvenir du S^iQt dont ils avaient pris leur xtom , pratiqv^^onl; pepdaut long-tompe les pré* ceptes qu'il Icuir av^^ }4g^é^f Mais au eom.menceme^t du 9*" siècle , et pim de trois cents ans après #aint Benoît , Im iMi^es se trouvèrent ti?ç&-éloign^ de l'étroite (oikMii^Yaiice de la règle , parce que les monadtèffds fiepaB4ii:^ dans tout l'Occident^ étant indcpendans les uns des autres 9 avaient ipeçu insensiblement divers usages^ qui furent des prétextes de relâchement. Pour y remédier, fut lait le règlement d'Aix-la- Chapelle 9 en 8 1 7 , par les soins de Saint Benoit , ahbé d^Àniane , aidé des conseils de plusieurs autres abbés français. Le rétablissement de quelques sages observances , notamment de celle du travail des mains^ dont Tabbé lui-même n'était pas excepté y ramenèrent la régularité dans les cloîtres.

Mais au commencement du 10* siècle , les ravages des lYori^aitd;» et Im hostilités universelles entre les Chrétiens, ruinèrent la plupMt dea mox^siièm^ , et éteignirent pt esqiiie la vi^ OMnASiiqAèe eu^Ocoidant. Ce&A ^locs que la

mt»^''mmmmmmtmmmt^mt>mm^^ammÊ^i,^Êmmm^t»Êi^mmm^mi^m^mmt^

Lembards-en &8o , et rdi>âtrpar ieHPapeOrégohreli en 7x0*, par' les soins d'ufl, Bri^ûiçn DffffméXera^qf^^^. .. , .

piété et H vàle de Guillaume, duc d- Aquitaine^ donoér^u naissance au fam^eux monastère de Glugni , le fiiiks célèbre de tout 1 ordre , et qui e^'' resté digiie long- temps de T^time et de la vénératiQ^ que le méi lie de ses premiers abbés lui avaient conciliées ^ si les richesses toujours croissaQ.tes de leurs successeurs, leurs fii'fis, leurs privilèges, n'avaieut pas éloigné d'eux le peuple, qui a'aimail p9^ à voir grossir le nombre de ses Seigneurs,

Le besoin d'une r^pme se faisait sentir depais }o«g«-tamps I quand, au iïk* siècle, Ro« ber^, abbé de IHolesmie, voulut &ire revivra l'étroite observance de Saint Benoît. De là, longues disputes entre les moin^ noirs ( c'é« taient o^Uf àe Glugni); et les moines' blancs, ainsi appelés parce qu'ils avaient repris les manteaux blancs qu'on portait primitivement.

Ceux-Ksi fi^rmèrent une branche à part dans l'ordre de saint Benoit , et portèrent depuis ce temps le nom de Cisterciens.

A peine Les querelles de ces derniers et des Gagniatesélaient^lles assoupies , que Tappari* ti00 dà quelques ordres nouveaux , tels que les Mendians , rappela dans la lice les Bénédictins, à qui leur droit d ainesae dooaiail; plus d'aplomb

d^m h g^^wm qu'an dédarjsût aux enfans de

5j engyclopébie

Saint François. lis sentaient que des quêtes à domicile feraient du tort aux quêtes qu'ils faisaient eux-mêmes dans leurs églises, et qu'à prix égal y il était à coup sûr préférable de mériter les indulgences sans sortir de chez soi. ' Bien que de temps en temps des manœuvres intéressées jetassent de la déconsidération sur l'ordre, les Bénédictins acquirent de très-grandes richesses* Au rapport de quelques auteurs , ils possédaient trente-^ept mille abbayes, quatorze mille prieurés , et un plus grand nombre de maisons détachées; ce qui me semble excéder toute croyance. Le Prieur de Cliigni prenait le titre d'Abbé des Abbés, et son monastère n'était d'aucun diocèse : distinction abusive , qui fut abolie par un décret du i5 avril 1744*

Enfin, en i6i3, fut commencée, et en 1621 fut confirmée cette fameuse réforme, qui prit le nom de Congrégation de Saint-Maur. Cette époque fut celle de la régénération de tout l'ordre , qu'ont illustré depuis les AI ontfaiicon, lesMabillon , les Ducange, les Ruinart, et tant d'autres grands hommes qui , à la gloire dé la France, ont fait paisser en proverbe l'érudition des Bénédictins.

Le Bénédictin est sans barbe , la tête rasée , marquée d'une corolle linéaire, les pieds chaus-

ses. Il porte culotte^ sous une robe de laine noire euTeloppant tout le corps ; le capuçon lâche , presque arrondi , ample ; le scapulaire pendant, le collier bordé de blanc, la ceinture de laine ou de soie, longue et large ; le manteau noir, descendant jusqu'aux talons , et doublé le plus souvent de noir; les manches étroites, rétrécies au poignet , et un peu relevées. Quand il sort , il se dépouille du capuçon.

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