‹ Encyclopédie monastique, ou, Histoire des monastères, congrégations religieuses, et couvens quiChapitre 51 sur 120 · DOMINICAINS · texte numérisé non relu

DOMINICAINS

DOMINICAINS. L'Ordre de Saint-Domini.

que n'était^ dans l'origine ^ qu'une Congréga* gation de Chanoines réguliers , qui obtinrent y par la suite , de faire partie des moines mendians ; ce qui est incomparablement plus avantageux*;! Cette Religion prit naissance, au i3^ siècle , pendant que Saint Dominique (i) , qui en est le fondateur, poursuivait avec énergie sa mission contre les Albigeois. C'est pour le récompenser d'avoir réduit ces hérétiques, qu'Innocent III confirme son ordre, dont une des principales attributions est , comme on sait , de faire rôtir les mécréans ici -bas, dans la crainte qu'ils ne soient chauffés dans l'autre monde.

: (x) DeGuznian, genlilhomiDe Espagnol, né en 11 70, à Galarvega, bourg du diocèse d'Osnia, dans la Yieille-Gastille.'ll fut d'abord Chanoine et Archidiacre d'Osma. Lçs dogmes des Dominicains sont ordinairement opposes a ceux des Franciscains.

Ea Espégne, qui e$t le theâlre de Ieur$ plu^ beaux exploits^ ils oonservent le nom générique de Dominicains ; en Italie , ils çonl ^ppelé^ Frères Prêcheurs , et sont charges de l'inspection de la librairie ; en France ^ on les nommait Jacobins. Ils ont fait de vaines tentatives pour y introduire l'Inquisition ; et je me suis toujours étonné que nos aïeux aient rejeté cette institution > tandis qu'ils en souffraient beaacoup d'autres aussi peu libérales. Il y eut tou-^ jours néanmoins un Grand-Inquisiteur à Toitp louse , mais il était sans fenctions : sa charge n'était qu'une sinécure^ vacante aujourdtiai»

Cet ordre ^ dont les armoiries offraient un petit chien tenant à sa gueule une torche allatolée , remplit bientôt tout l'univers. On y comptait prés de vingt-sept mille religieux et plus de quatre mille couvens.

Le Jacobin , ou Ddminicam ^ est sans barbe, la télé rasée > la corolle garnie de cheveux non interrompue, les pieds chaussés; il porte la culotte^ sous une robe de laine blanche; ceinture de ïE^uir > large de iroi» tpaver» de doigt ; capuçoQ veirsatile 7 relevé ea bosse vers la tête , sinué sur les bords , tronqué ^ son ap* pendice formant antérieurement un froc arrondi , et postérieurement un autre pointa ; les

IfWASTIQIîS^ 169

aiaoehes de la longueur des bras y amp^^ rer pliëe.s; le collier blanc, à peiue visible à l'œiL En ville 9 il se couvre d'un long manteau de laine y noir y cachant la robe blanche , et augmente d'un capuçon et de deux frocs, dont l'un est pectoral et l'autre dorsal, et doublés de blanc ; les manches de la veste étroite doivent dépasser les grandes noanches.

Page 1