HABITUDES (BONNES
HABITUDES (BONNES). Ce qui distingue la vie monastique , c'est qu'on. y prend insensiblement une foule de bonnes habitudes y minutieuses au premier coup<l'œil ^ mais qui ne sont cependant pas sans influence > et dont on vou-»^ drait isainement se dëfairCiu
Je lis dans \<^ Annales des Carmes y liv. I^ chap* 42 > que Frère Léon de Saint -Joseph agirait mieux aimé donner sa vie que de né pas mettre son couteau et sa cuillère en croix au réfectoire. A quoi bon^ diront les mondains? Je n'en sais rien; maià je croirais volontiers que cela porte bonheur.
Aucun novice ^ che^ les Bénédictins y n'aurait oublié^ en se couchant^ de mettre son scapulaire
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de nuit sous sou oreiller ^ ses pantoufles ou souliers sous son lit, son chandelier derrière la porte; il n'aurait pas bien dormi, s'il n'avait revêtu le petit chafieron de nuit, et s'il n'avait gardé sur lui ^e^ chausses et son caleçon.
Toutes ces habitudes , recommandées par les règles de leur noviciat , étaient profondément enracinées chez eux. ^
Je me rappelle avoir connu un honnête homme qui aVait été éldvé chez les Bénédictins , et qui y malgré la dissolution de sa Société / sentait encore , à l'âge de quatre-vingts ans y le besoin d'observer toute» ces pratiques. Je l'ai vu souvent se glisser tout habillé dans son lit, et en retirer pièce à pièce chacun de ses vétemens. On voyait paraître d'abord sa cravate y puis sùtt gilet, puis ses bas...; mais on aurait vainement attendu sa culotte : le saint homme ne s'en dessaisissait pas.
HONESTINE.
HONESTINE. {Foyez Gvimpe.)
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