‹ Encyclopédie monastique, ou, Histoire des monastères, congrégations religieuses, et couvens quiChapitre 9 sur 120 · ACCUSATION · texte numérisé non relu

ACCUSATION

A^CCUSÂTION. La dénonciation salutaire pour prévenir les petites infractions à la règle

devçiu^it insu^iç^niLepour les grands crimes. Qa €tait tequ alors d'inteuter une accusation for* 0ielle devant les juges compiétena, sotis peine d'être puni pomme non révâateur y et de par* (ager le sup{^ice du coupable. L'accusateur devait donç> en présence des prélats provinciaux, mettre U msiin sur son cœur, et promettre sous serment de dire toute la vérité , ^ et rien que la vérité.

La majorité des docteurs ca#uistes a pensé qu'il était bon de capher à l'accusé le nom des témoins qui déposaient contre lui , afin , di^* saieni-ils, de conserver la paix etTunion parmi les frères. Ce seAtiment a prévalu chez les Car* mes et les Franciscains. On lit dans les statuts des Récolei^ de 1641 : Par amour pour la paix , nous ne voulons pas qu^ les noms des accusateurs ou témoins à charge soient connus des coupables : Peici consulenies, nolwnus testium

mit nccusoiUiuni nomine reis manifcstan.

4GNVS DEI.

jiGNUS DEIj ou simjJenient Âgnus. C'est le nom qu'on donne a une espèce de pâte ou cire bénite par le pape, sur laquelle est impri-

4 EKCTGLOPÉDIE

mée la- figure d'un dgneau. Cerea Agni cœlestis effigies. Le pape bénit de sept en $ept ans les Âgnus Dei avec le saint-chréme / et leur dis^ tribution appartient à la charge du maître de sa garde-robe. Les cardinaux les reçoivent avec grande yéneration dans leurs mitreis. Les Feuillans avaient droit de pétrir ceux ^i sont faits de' pâte.

Celte cérémonie vient d'une ancienne coutume de l'Eglise. On prenait une certaine partie du cierge de Pâques/qu'on, avait béni le samedi siÂnt y et après la o;)mmunion on la distribuait au peuple pour en faire des parfums da£is les maisons^ les champs et les vignes, afin d'en chasser les démons y et les préserver des tempêtes et des orages, comme le témoigne le père Sirmond.^Â Rome, l'archidiacre béftissait 'de la cire arrosée d'huile , et mettait dessus Fe^^ prekitè d'un agneau pour la^ distribuer au peuple; ce qui a fait que, depuis, les papes en ont fait des consécrations plus solennelles. Âmalarius^ auteur du 9* siècle , dans son odvrage des Offices ecclésiastiques i mpporte les cérémonies pratiquées à cet égard. Alphonse Ciccarelli a fait un traité de l'origine de la Bénédiction et des vertus de VAgnus Dei . dont le père Labbé fait mention en sa bibliothèque.

monastique:" 5

Anciennement on donnait YAgnus Dei au nouveau baptise à la place de la robe blanche qu'il quittait , afili d'avoir par^là un . flymbole qui l'avertît continuellement de la sainteté de vie à laquelle il était obligé, et de kl néc6S»té oii il était d'inûter rAgnes^ilie Dieu dans* sa douce^r > son humilité et son innocence* Cet Agnus Dei étBXi blanc, pétri deja «cire du cieige pascal béni' par le pape> et 0fi fo portait au cou. . .. - l

Kous appelons aussi vulgairement ÀgnXèi Dei cette partie de la messe où le prêtre V se frappaiit la poitrine, dit trois fois à hwte.Vpix une prière qui commence par, ces deux mots -x 4gnus Dei» C'est le pape Sergius qui, à la fin du y"* siièçlç , ordonna que l'on chdntat à: la messe. Agnus Dei pendant que l'on rompait \e& hosties.

FiiBui^T. {Hist. ecelésiaHny .

ALEXIS (Habit d^ saimt). '\ \

ALEXIS (Habit de sautt)* Lai^^Piis parler Tanualiste des Gai:nies. .. i. i i...-

« Le .dernier de juin^ on apporte ej]\ la.cojoj^

6 BHCfCLOPÊblB

» munattié ah yieil hdbit plein dé pièces ^ et le » plus pauvre qu^>ii pnîssel faire. On Tapporte Té dans une layette couyene à^ fleurs^ pour être » dcbnë à celui qui veut imiter la vie de de » saint. Quiconque veut avoir tiet habit a coui* tumè de prév^njir le $upërieur^ lui donne un » billet dans lequel il lui demande la grâce de i» le rievéér^ et lui annonce la punitioii qu'il » veut s'infliger pour mériter cette faveur.

» Le^ uns s'exposent à jeûner tous les mois 1» au pain et à l'eau, à né^prononeer aucun mot , M dans quelque occasion que ce soit , à s'âdmij» nistrer tous les jours la discipline, à' assister » à la porte du cœur à genouic y et y être traité M comme un excommunié. D'autres promettent » de ne manger que ce qu'on donïie aux pau* » vres à la porte du couvent^ et encore sau- » poudré d'absinthe ; de prendre cette réfection » ncm à table y mais aveic des chiens ; de se cou- » cher avec des mulets ; enfin chacun met ce » que Dieu lui inspire. Le supérieur lit tous » ces billets en pleine communauté , et puis » donne l'habit à celui qui a montré plus de » ferveur et de zèle. »

Au couvent de Paris , le père Alexandre , maître des novices , neveu de Léon X , et frère du cardinal tJbàldih/niéritaplusielirs fois llia-

bit de saint Alexis. Il ne rougissait pas de recevoir en cet équipage les visites des ambassadeurs et des princes.

Page 1