À MES MAITRES DANS LES HOPITAUX DE PARIS
À MES MAIÎTRES A L'HOPITAE DE VERSAILLES
A M. re Docreur LUTEMBACHER
+ MÉDECIN DE L'HÔPITAL pE VERSAILLES
Qui nous a accueilli dans son service et qui nous a inspiré le sujel de cette thèse, en lémoignage de respeclueuse reconnaissance.
Introduction
Au cours des cardiopathies, les microbes qui pénètrent dans l’organisme à l’occasion d’une infection banale trouvent dans le cœur des conditions favorables à leur fixation.
C'est plus particulièrement le sireptocoque, mais aussi le pneumocoque, le staphilocoque qui interviennent, à la suite d’une angine, d’une rhinopharyngite, d’une bronchite. Chez la femme, à la suite d’une fausse couche, ou d'un accouchement septique.
Toutes les cardiopathies favorisent la fixation des germes microbiens. Non seulement les lésions valvulaires d’origine rhumatismale, mais les aortites,.les myocardites syphilitiques, les cardiopathies à prépondérance ventriculaire gauche des gros mangeurs, des hypertendus avec ou sans sclérose rénale ; les cardiopathies à prépondérance ventriculaire droite que l’on observe chez les sujets atteints de sclérose pulmonaire.
Anatomiquement on découvre d’une part : une lésion préalable du cœur, et, d’autre part, la complication septi-
que secondaire.
Celle-ci se présente $ous deux formes
L'’endocardite évoluant vers la {hrombose ;
L'endocardite végétante ou ulcérovégélante.
Cette distinction anatomique est analogue à celle que l’on établit entre la phlébite oblitérante et les phlébites dites infectieuses. |
La thrombose cardiaque est caractérisée par une coagulation fibronohématique qui rappelle le caillot actif des anévrismes, le caillot adhérent des phlébites. C’est ane intrication de mailles fibrineuses solides dans lesquelles on trouve en abondance des débris globulaires et des pigments sanguins. Dans la forme ulcéreuse et végétante la réaction fibreuse et constructive est faible, la végétation est molle et formée surtout d’amas leucocytaires et de fibrine en eytolise. Quelquefois le processus destructif l'emporte et l’on observe une exulcération qui envahit le pied d'implantation de la végétation.
La localisation même des lésions est différente. Sans doute on observe de petits polypes fibrino-hématiques pédiculés implantés sur les appareils valvulaires, mais le plus souvent la thrombose est pariétale et n’intéresse pas les valvules. |
La coagulation, lorsqu'elle est de petite taille, se cache dans les replis des auricules et les anfractuosités ventriculaires. Les thrombus de grande taille se développent dans Ja cavité même des oreillettes et des ventricules.
: Le processtis ulcérovégétant attaque avec prédilection
les appareils valvulaires. Cependant on à rapporté chez
a Ce
les cardiaques des lésions ulcéro-végétantes localisées à la cloison interventriculaire ayant abouti à la perforation de la pars membrana.
Ces deux formes anatomiques cerrespondent à des différences d'intensité de l’agression ‘microbienne. De méme que dans les phléhites, pour qu’un thrombus se forme, il faut une infection atténuée ; si atténuée même qu'il a fallu de patientes recherches pour découvrir dans ces caillots des germes microbiens et affirmer l'origine septique de cette thrombose considérée comme marastique.
Pour réaliser des lésions ulcéro-végétantes, une infection plus importante est nécessaire. On découvre aisément dans ces végétations des amas microbiens. Cependant s'il faut une grandé septicopyohémié pour réaliser une endocardite ulcérovégétante primitive, sans lésion cardiaque préalable, une infection atténuée consécutive à une angine Simple ou à une grippe banale suffit pour créer ces mêmes lésions au cours des cardiopathies.
Dans la thrombose les embolies ne renferment que peu ou pas de microbes. Elles ne déterminent dans le territoire embolisé que de la nécrose sans processus inflammatoire où suppuratif. L’embolie n’est dangereuse que par ses complications mécaniques. Dans la forme ulcérovégétante, les embolies septiques sont à l'origine de réactions inflammatoires vives qui vont jusqu’à la suppuration.
Cliniquement la thrombose correspond à la forme lenle, prolongée, de l’endocardite. La température est à 36°, 38°%5 avec de longues périodes d’apyrexie. L'évolution