‹ EnluminuresChapitre 2 sur 2 · VV · texte numérisé non relu

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rond les

maisons,

En rond les maisons comme pour danser, e7i rond les maisons où, stir le marché,

l'homme qui dit là des mots à chanter, c'est moi pour la joie des miens tout en paix.

Or, gai! le fermier, salut ! r aubergiste, et joie! le berger, que mai vous assiste.

c’est fête, à bras nus cuisez boulangers, et, papegai chu, riez les archers;

puis joie tout en rond des toits, des bâtisses, avec le printemps ouvrez vos comices :

le joueur cü orgue est arrivé.

t connais-tu Marco la Belle?

Et connais-tu Marco la' Belle, et nonne voulez-vous danser, et c’est le Lys de la venelle que l’on dit ici en été.

et puis encor, quand il fait froid, les pauvres Deux enfants de Roi qui s’aimaient tant que c’est vraie croix les chanter, même à basse voix.

Mais comiais-tit la ritournelle qjii fait rues pleines et gens soûls, en Flandre toute aux hirondelles quand les Géants sortent en août,

et puis encor la bienheureuse chanson si douce oh c’est, de nuit, passant sous la fenêtre heureuse l’eau complice du bon ami;

or, connais-hi — c’est la plus belle — Anna-la-Lune avec ses pies ?

Mais alors chantent aux ruelles les enfants autour des bougies.

uis. violon haussé d’un ton.

J^ms violon haussé d’un ton,

— c’est dans le cahier à chanter — alors le très vieux boidanger qui bat sa feninie mie corps et âme,

et violon baissé d’un ton, c’est le soleil avec la phde, emménageant la diablerie d’une kermesse sans cloche ou messe.

Puis viol07iS trop doux et boits aux maisons de mattvaise vie, c’est à l’amo7ir, jtisqu’ à la lie, les matelots sidvant leur lot;

et violons, accordéons,

et musiques à l’unisson des couteaux en l’honneur des femmes, lors c’est chanson à fendre l’âme.

ais l’heure sonne.

Mais l’heure sonne et c’est le jour,

qtii chante paix du haut des tours à ceux de peine, à ceux d’amour, mais l’heure sonne;

et paiivres hommes, pauvres femmes,

doigts aux fuseaux ou mains aux rames, en paradis allez de l’âme

droit à vos trônes.

Mais l’heure sonne avec sa voix

de toute douce et bonne foi, et le soleil avec sa joie

met sa couronne ;

mais l’heure sonne, et, gens de bien, gagnez le ciel avec vos mains, pour ceux de foi tous les chemins mènent à Rome.

r Saint Pierre et Marthe la Bonne.

Or saint Pierre et Marthe la bonne, voici que le coq a chanté, et que, Jésus ressuscité, c’est grande fête chez les hommes

et que Pâques dit sa bonté sur les villes et sur les toits, et dans la chair, et dans la foi, puisqu’il fait doux comme en été.

Mais Flandre alors déjà si bonne, avec vos mains de charité, et saint Pierre et Marthe la bonne, que de beaux jours nous sont comptés

pour la joie simple d’étre en fête avec la bouche, avec les yeux et de daller cœur au milieu des choses, des gens et des bêtes.

car voici l'avare qui donne et les prodigues amendés, et saint Pierre et Marthe la bonne, foutes mes villes en beauté.

ais lors ma joie étant Hollande.

Mais lors ma joie étant Hollande, j’ai bâti du côté du jour, et dans des arbres tout d’atours, ma maison qui est en Hollande avec la mer autour.

et mon cœur y vit sa semaine avec sa joie, avec sa peine, et Jean qui rit, ou Madeleine mon cœur y passe la semaine avec la mer autour.

Or, en attendant son dimanche, mon âme est là comme un pèchetir au bord de l'eau et sous les branches à causer bas avec mon cœur près de la mer aiitour,

d’^me paix dont la bonté franche serait de partager d'amour toute ma vie dont c'est le tour de mettre enfin sa robe blanche avec la mer autour.

car tout est prêt, jusqu'à moi-méme, dans la maison de bon séjour pour le bonheur qui vient qiiand même qtiand on l'attend, celle qu'on aime, avec la mer autour.

ma vie rêver

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Or c’est ma wie rêver ainsi, devant un peu trop d’espérance, mains aux genoux comme l’on pense à la mode de mon pays.

et cœur en foi, croyant de l’mne que c’est déjà mon bien promis, rien qu’ à vous voir, hommes et femmes, et toutes les choses d’ici.

Mais lors le ciel, la mer aussi, et toute la vie bénévole, mais lors le ciel, et plein aussi, le monde de bonnes paroles.

musique, joie et bien acquis, c’est mieux que d’attente et de gage, tnon cœur qtd dit bonheur ici, à dràpeaux mis sur ses villages.

car c’est son lot s’aller ainsi de joie aux hommes comme aux bêtes, voulant en tout, dimanche et fêtes, à la mode de son pays.

t maintenant voici que l’on boit et qu’on mange.

Et maintenant voici qîie l’on boit et qu'on mange, que les lèvres ont joie, que la bouche est aux anges.

et qu’à fruits d’ ornement, figJie, amande et raisins, tout comfte fait ici c’est mon livre à- sa fin.

car à présent voici que l’on rit et l’ on danse à la mode d’ Espagne, à la mode de Erance,

et que c’est vous et moi tous mes paroissiens qui trouvons joie ainsi à nous tenir les mains

pour la doîiceur qu’on a d’ être sœurs, d’ètre frères, à s’entraîner ici en maisons, bois et terres.

Or Flandre dite alors de toutes les manières, à la façon des fils, à la façon des pères.

c’est le roi qid boit et tout le monde qui rit, hommes, femmes, enfants et les bêtes atissi.

puis dimanche avec vous, soldats et militaires, et lundi menuisiers, et marchés maraîchères.

meuniers voici le vent, et printemps jardiniers, et drapeaux mis aussi sur mes plus beaux clochers.

Mais lors douceur à tous, car tout est bien au monde, quand c’ est plaisir aux yeux, de jardins et verdures,

et midi des repas faisant les tables rondes, voici rire la vie et mes mains en peinture

s’aller à vos souhaits enfin miens des villages en rouge autour des toits et foi au raisin vert

et selon mon cœur d'ici qui sait vos usages, prendre joie avec vous du ciel et de la mer.

car en toutes choses c’est simple le meilleur et d’ornement au corps comme à l’àme santé.

et bonnes gens alors en musique à son heure voici mon livre ouvert comme salle à danser.

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O t vaisseau mon bon frère.

Et vaisseau, mon bon frère, et lors voile, ma sœur, et tout aiitour la mer, et la tulipe en fleur,

c’est Hollande avec nous;

et mes bons camarades d'abord les menuisiers, donnez-vous l’accolade et chantez les cordiers,

Hollande est avec vous.

Puis baiser de nature tout aussi de douceur, riez les créatures, bêtes et simples cœurs,

et bergers avec vous ;

et coqs d’or sur les villes de profil, face ou dos, et moulins en famille, assis au bord de Veau,

la paix soit avec vous;

car maisons pour la pluie, • arbres contre le vent, puis à chacun la vie comme du sable blanc.

Hollande est bonne à tous.

ais lors voici le grand concert.

Ma/s lors voici le grand concert des bêtes de toutes les peaux, et comme sœurs et comme frères les loups au milieu des agneaux,

et fraternité sans amorces, les forts à côté des plus doux, et Foi des Fois, force des forces, tous à chacun et tout à tous.

Or symphonie des symphonies, lors sur le beau mode pitié, voici vivre toute la vie, à nu l’amour et cœur entier.

et Monsieur du Bœuf en sa chair.

Monsieur du Coq sur ses ergots, et Messieurs aussi de la Mer disant paix de face et de dos,

lors musiqm naïve et bonne pour les simples et pour les doux, et Monsieur dti Roi sans couronne chez sa tristesse le hibou.

ais las ici voici mes

yeux.

Mais las ici voici mes yeux de couleur, musiqtie et ramage, mais las ici voici mes yeux et mes souliers devenus vieux,

et lors en sa maison d'hiver, à jours en long, larges les heures, feu la voile, morte la mer, mon âme seule avec mon cœur.

Or tristesse en tous les langages, à mains vides cherchant labeur, et dans mon livre à voix d'images, fin aussi de fête en couleurs.

voici le noir, voici le blanc, faisant musiqiies appatrories et dans la mort plus qu'en la vie s’aller mes bêtes et mes gens.

car dans la phtie ou dans le vent,, et pour les fous comme les sages, povir chaque chose il est un temps e^i hommes comme en paysages ;

et vie en tout suivant son cours ici par les rues de mes villes, voici passé mon temps d’amour dans la joie des garçons et filles

r à chacun soit sa fête ou son lot.

Or à chacun soit sa fête ou son lot, mais bojt voyage, Monsietir du Soleil, à vent dans le dos, gens à gais propos et roîite en velours et chaude aux semelles.

car tristesse aux uns, comme aux autres joie, les saisons s’en jouent, les saisons s’en rient, et voici venus, se suivant les mois, aux toits des maisons, le vent et la pluie.

Mais à nous alors vêpres, litanies, et rêves les vieux, et rouets les vieilles, pour montrer q^l’on est encor de la vie, les enfants à vous de chanter Noël,

car cloches disant nuit dès basses messes, mais Sainte-Catherine et ses bonnets, c' est fête pourtant qui veut sa kermesse à coudes en rond et fumant les fnets.

et lors vieilles gens préparez le thé, aux nièces, nevetix, des champs et des villes, car suivant leur cœur en tout avisé, elles trouveront des maris les filles.

t maintenant voici l’hiver.

Et maintenant voici V hiver et mon cœur qui s’était allé, revenu heureux dans sa terre sachant que tout est à aimer,

depuis le ciel, depuis la mer jusque mieux et plus humblement les objets de toutes manières fidèles inepablement .

Or foi mise ainsi dans les choses, alors voici mon testament, aux bois, à Veau, atix fleurs de roses, léguant mes joies d’homme et d’enfant.

car en arbres, toits et maisons, à mains rouges miettx qu’ en prières , tout me fut doux, tout me fut bon selon l’outil, selon la pierre.

et repos me soit à présent en eux après labeur et peine, et de mon blé, mauvais et bons, à vous ici corieille pleine .

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Maintenant ici tires le rideau, car voici matin et ma tâche est faite comme je l’ai pu selon mes carreaux et dti mieux de mon cœur et de ma tète,

aux jours en long de ma peine et ma joie, qui sont en couleurs, jardins et verdures, toutes les choses ainsi qu’on les voit dans mon pays bien mieux qu’en mes peintures.

Or salîd ici, tous ceux de chez moi, car labeur fini de toutes manières, et selon mon vœu, à chacun son toit en santé d’âme, de corps et de chair,

c’est le bien promis de mon temps qîii vient, mamtenant qu’en moi deux bonnes personnes, l’Amour et la Foi en chair à mes mains sont pour qu’on les prenne et que je les donne.

avec mon baiser de saint sans couronne, mais dont sait la paix mon cœur tout tremblant, à présent qu’ici c’est un si vieil homme qui l’a dite enfin toute sa chanson.

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