‹ Enoch Arden;Chapitre 16 sur 33 · Their own minds, leurs nropres esprits · texte numérisé non relu

Their own minds, leurs nropres esprits

primât son . désir dans sa physionomie et sa fille la pressait constamment d'épouser cet homme si cher à eux tous et de faire enfin sortir2 leur ménage de la pauvreté; le visage rose de Philippe se contractait; le souci le rongeait et le faisait pâlir 3; et toutes ces choses tombaient sur Annie, vives comme un reproche.

A la fin, une nuit, il arriva qu'Annie ne put dormir; elle sollicita instamment un signe en réponse à cette question : « Mon Enoch est-il parti? » Alors, enveloppée par l'obscurité de la nuil 4, elle ne supporta pas la terreur dont cette attente remplissait son cœur3; elle s'élança du lit, alluma une lumière 6, puis, dans le désespoir, saisit le saint livre, l'ouvrit7 soudain pour trouver un signe, plaça soudain son doigt sur le texte, « sous le palmier ». Gela n'était rien pour elle ; il rCy avait là nulle signification ; elle ferma le livre et dormit : quand voilà son Enoch assis sur une hauteur, sous un palmier ; audessus de lui le soleil : « Il est parti, » pensa-t-elle, « il est heureux, il chante : Hosanna au plus haut des deux. Là-bas brille le Soleil de Justice, et voici les palmes que le peuple heureux des Juifs répandait en criant : Hosanna au plus haut des cieux ! » Ici elle s'éveilla, décidée, l'envoya chercher et lui dit, comme hors d'ellemême 8 : ce II n'y a pas de raison pour que nous ne nous mariions pas. » — « Alors, pour l'amour de Dieu », répondit-il, « pour notre double avantage, puisque vous allez m'épouser, que ce soit immédiatement. »

Page 1