‹ Enoch Arden;Chapitre 18 sur 33 · The breath of heaven came, la brise du ciel vint · texte numérisé non relu

The breath of heaven came, la brise du ciel vint

ENOUi ARDEN.

doucement le long des iles dorées se reposer silencieux dans son port oriental.

Là Enoch trafiqua pour lui-même et acheta des monstres extraordinaires pour les marchés de ces temps-là, et aussi un dragon doré pour les enfants.

Moins heureux fut son retour 1 ; d'abord, il est vrai, pendant bien des jours il glissa à travers une mer longtemps belle 2, se balançant à peine ; sa ligure d'avant au buste plein regardait paisiblement sur la vague qui retombait comme des plumes légères de ses bossoirs ; puis suivirent des calmes, puis des vents variables, puis des vents contraires 3, une longue suite, enfin une tempête qui poussa le vaisseau sous un ciel sans lune jusqu'à ce que, suivant de près 4 le cri de o brisants », vint le craquement de la ruine et la perte de tous, sauf Enoch et deux autres. Portés la moitié de la nuit sur des palans flottants et des espars brisés, ils allèrent à la dérive échouer au matin sur une île riche, mais la plus solitaire dans la mer solitaire.

Les moyens de subsistance n'y manquaient pas à l'homme 5 ; doux fruits, grosses noix et racines nourrissantes y abondaient ; et, à moins qu'on ne voulût céder à la pitié 6, il n'était pas difficile de prendre l'animal qui ne songeait pas à se défendre, si sauvage qu'il était comme apprivoisé. Là, dans une gorge de montagne regardant vers la mer, ils bâtirent et couvrirent d'un toit de feuilles de palmiers une hutte, moitié hutte, moitié grotte naturelle. Ainsi les trois, établis dans cet Eden de

Page 1