‹ Enquête sur l'évolution littéraireChapitre 59 sur 72 · M. RAOUL PONCTION · texte numérisé non relu

M. RAOUL PONCTION

Pendant de longues années Ponction, le seul élève parisien du Banville des Odes Funambulesques, se contenta de crayonner sur le marbre des cafés, dans des marges de journaux, et sur des dos d'enveloppes, les vers les plus fantasques, les plus cocasses, les plus artistes, les j)lus gais qui furent jamais. Il consentit enfin à réunir quelques-uns de ces vers qu'il allait donner à imprimer, sous ce titre : La r)ius€ au cabaret^ oCi devaient se célébrer, naturellement, les gloires de la mangeaille et de la volupté. 11 paraît qu'il l'a perdu î

Ces vers, cfuc Pouchori écrivait autrefois pour son

plaisir, il consent aujourd'hui à les publier pour le nôtre. Son nom eut évidemment manqué à cette Enquête. Voici la lettre qu il m'a écrite, en réponse à ma prière réitérée; on l'y reconnaîtra tout de suite :

« Mon cher Huret,

» Vous feriez bien mieux d'aller voir des tilles plutôt que de me raser avec votre interview.

» D'abord, tout ce que je pourrais vous dire, vous le savez déjà. C'est que mes amis seuls et moi avons du génie. Et encore, mes amis?...

» Cordialement vôtre,

» l^AOFL PONCIION. »

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