MÉUITATION SUR LES RUINES DE ROME
I Qu'il est triste l'aspect de ces plaine»
5 vers. { immenses, où le temps foule aux pieds lia vanité romaine !
Où l'aqueduc en ruine sert d^asile aux I corbeaux; où. à l'ombre des sépulcres , le 4 vers, {buffle mange; où, parmi les débris des colonnes, le grillon en paix , sous les herbes , chante son refrain ;
ÎOù, fuyant au bruit des pas du voyageur, le lézard choisit l'urne d'un empereur pour retraite.
Pourtant j'aime à attacher mes yeux et ma pensée sur ces restes d'une gloire dé- 4 vers. { truite ; à voir le lierre avide couvrir les riches demeures de ces morts tout-puissants à jamais disparus^
Moi, faible inconnu, qui passe comme l'ombre , qui mourrai sans laisser aucun 4 vers ( souvenir^ aucune trace, je souris en marchant sur la cendre de ces générations qui furent l'effroi d'un si grand nombre de peuples.