DIEU BON
D. Mes petits enfants, lorsque vous souffrez de la faim, vous êtes heureux, n'est-ce pas, que Dieu ait créé le blé dont on fait le pain que vous mangez? {Réponse.)
D. Lorsqu'il fait beau temps et que vous allez à la promenade, vous êtes contents que Dieu ait fait de belles prairies, pleines de pâquerettes, de primevères, de boutons d'or? (Réponse.)
D. Lorsqu'il vous est arrivé quelque malheur, une souffrance, un chagrin, et que vous pleurez, vous êtes heureux que Dieu vous ait donné une mère pour vous cousoler, vous câliner et vous faire oublier par ses caresses votre chagrin ou votre souffrance? {Répotise.)
D. Mais pour avoir fait tant de choses utiles, douces, consolantes, qui vous rendent si gais et si heureux, Dieu vous aime donc bien? 11 est donc lui-môme bien aimable et bien bon I car les méchants ne font pas le bien, ils fout le mal, et ceux qui l'ont le bien ne sont pas méchants, fissent bons..,, etc.
DIEU PROVIDEMCE.
D. Mes petits enfants, lorsque le matin vous quittez votre maison pour venir à l'asile, qu'est-ce votre maman met dans votre petit panier!
R. Du pain.
D. Et s'il fait froid, que met-elle sur vos épaules?
R. Un manteau.
D. Et s'il pleut, qu'ouvre-t-elle au-dessus de votre tète?
R. Un parapluie.
D, Elle pourvoit donc à tous vos besoins, votre bonne mère? (Réponse).
D. Savez-vous commeut on appelle une mère qui poiurvoit ainsi à tous les besoins de ses enfants? Vous ne le savez pas?... On l'appelle une Providence.
Eh bien, mes enfants, il y a une autre Providence que vos mères; une Providence qui pourvoit non-seulement à vos besoins à vous, mais aux besoins de vos mères elles-mêmes, à ceux de vos papas, de tout le monde et de tout ce qui est sur la terre.
Savez-vous qui apprend aux petits oiseaux à faire un nid bien douillet pour leurs petits? C'est la Providence.
Savez-vous qui a donné des fourrures bien chaudes aux animaux qui demeurent dans les pays bien froids?... C'est la Providence.
Savez-vous qui fait couler les rivières et les fleuves pour empêcher leurs eaux de se corrompre et de nous empoisonner? qui envoie la pluie pour arroser la terre, le soleil pour la réchauffer? qui fait mûrir l'été les fruits rafraîchissants, et qui réserve pour l'hiver ceux que Ton cuit et que Ton conserve?
Savez-vous enfin qui donne à vos pères et à vos mères tant d'amour pour vous, petits enfants, qui mourriez sans leurs soins continuels, et qui donne ensuite aux bons enfants, à mesure qu'ils
grandissent, tant d'amour pour leurs parents devenus vieux, qui, à leur tour, mourraient sans les soins affectueux de leurs enfants? C'est la Providence, c'est la bonne et divine Providence qui voit tout, qui sait tout, qui pourvoit à tout. Et vous la connaissez, nous en avons déjà parlé,' car cette Providence, c'est encore Dieu ! etc.
DIBU JUSTE.
D. Mes petits enfants, lorsque vous êtes bien sages, que fait votre maman?
R. Elle nous embrasse, elle nous prend sur ses genoux, etc.^etC'
D. Et quand vous n'êtes pas sages, que fait-elle?
R. Elle nous gronde, elle nous punit.
D. Elle est donc juste, votre maman, puisqu'elle récompense le bien et punit le mal?... (Réponse),
D. Et moi, qu'est-ce que je fais quand vous êtes sages?
R. Vous nous donnez de jolies petites leçons.
D. Et quand vous n'êtes pas sages?
R, Vous ne voulez plus nous parler.
D. Je suis donc juste aussi, puisque je récompense le bien et que je punis le mal?... {Réponse).
D. Mais qui donc nous apprend à être justes, mes enfants? Qui donc a été juste le premier, avant tout le monde? Qui donc nous apprend ce que c'est que la justice, nous en fait un devoir et nous en donne l'exemple.
C'est Dieu, mes enfants, et vous l'auriez bien deviné tout seuls en réfléchissant un peu. Voyez, qu'arrive-t-il au gourmand qui a trop mangé?
R. Il devient malade.
D. Qu'arrive-t-il au petit désobéissant qui joue avec 1q feut
R. Il se brûle.
D. Qu'arrive-t-il au paresseux qui ne travaille pas?
R. Il ne gagne rien.
D. Qu'arrive-t-il au trompeur qui ment?
R. On ne le croit plus.
D. Dieu punit donc le mal, car c'est par sa volonté, par la loi de Dieu que toutes ces choses arrivent?
Voyons donc maintenant si Dieu récompense le bien... Qu'arrivet-il à l'enfant studieux qui écoute les leçons?
R. II s'instruit.
D. Q'arrive-t-il à Tenfant loyal qui dit toujours la vérité?
R. On Testime
SUR QUELQUES POINTS DE LA RELtGlON. H
D. Qu'arrive t-il à l'enfant aimable et complaisant ?
R. On l'aime.
D. Eh bien, être aimé, être estimé, s'instruire, n'est-ce pas là autant de récompenses accordées par Dieu à qeux qui les ont mé« ritées? etc.
Mais Dieu nous punit-il toujours sur le champ? aussitôt que nous avons fait le mal? Nous récompense- t-il de même, comme un maître qui paye à l'ouvrier sa journée aussitôt qu'elle est faite?- Oh ! non. Dieu ne se presse pas, il a du temps devant lui , il a cette vie et puis l'autre. Ceux qui font le mal, il a la bonté d'attendre qu'ils se corrigent. Ceux qui font le bien, oh! ceux-là ont confiance en lui, et s'ils ne sont pas récompensés à Theure même, ils savent bien qu'ils le seront un autre jour, ou dans un autre monde..., etc.