DEUXIÈME PARTIE
Charpentier.
(Voir plaDche VIII, à la fin da volame.)
D. Quand on veut faire, dans une même maison, plusieurs logements les uns au-dessus des autres, c'est-à-dire plusieurs étages, ne faut-il pas avoir soin de placer les planchers de chaque étage, à mesure qu'on élève les murs de la maison?
R. Oui.
D. Les planchers sont-ils faits en maçonnerie, en bois, ou en fer?
R. En bois et en fer (fig. 23).
D. Alors ce ne sont pas les maçons qui font les planchers, ce sont les charpentiers sans doute?
R. Oui.
D. Comment appelle-t-on les pièces de bois, parallèles qui soutiennent le plancher (fîg. 23, partie a) ?
R. Les solives.
D. Sur quoi pose-t-on l'extrémité des solives (fig. 23, partie 6)?
R. Sur des poutres ou des lambourdes placées en sens contraire.
D. Sur quoi pose-t-on Textrémité des poutres ou des lambourdes (flg. 23, partie b bis) ?
R. Sur les murs.
D. Gommeut appelle-t-on les petites planchettes que l'on me^ ensuite en travers sur les solives pour remplir les vides laissés entre elles (fig. 23, partie c) ?
R. Des bardeaux.
D. Comment appelle-t-on Tétage qui est au ras du sol Y
R. Le rez-de-chaussée.
D. Et ceux qui sont au-dessus ?
R. Le premier, le second, et ainsi de suite.
D. Quand les étages sont élevés les uns au-dessus des autres, et que les planchers sont établis, par quel chemin y arrive-t-on ?
R. Par Vescalier.
D. Gomment appelle- t-on chaque degré d'un escalier?
R. Une marche.
D. Comment nomme-t-on Tappui sur lequel on pose la main pour monter ou descendre plus facilement l'escalier?
R. La rampe,
D. Comment s'appellent fes petits planchers qui interrompent l'escalier à chaque élage (fig. 24, partie 6)?
R. Les paliers.
D. Comment s'appelle l'espace réservé dansl'intérieur des étages, et occupé par l'escalier?
R. La cage de V escalier.
D. Sufût-il que les escaliers soient faits et que Ton puisse monter facilement aux étages supérieurs pour que la maison soit finie?
R. Non.
D. Que lui faut-il encore ?
R. La couverture,
D. Avec quoi couvre-t-on ordinairement les maisons ?
R. Avec des ardoises ou des tuiles.
D. Sur quoi cloue-t-on les ardoises ?
R. Sur des lattes ou des voliges.
D. Sur quoi sont clouées les voliges (fig. 25) ?
R. Savla, charpente.
D. Quels sont les ouvriers qui font la charpente ?
R. Les charpentifrs.
D. Comment s'appelle la pièce de bois la plus élevée de la charpente, celle qui va d'une extrémité de la maison à l'autre, et qui en forme ainsi le sommet, le faite {Vig. 25, partie a) î
R. Elle s'appelle le faîtage.
D. Com ment s'appellen t les pièces de bois perpendiculaires au faîtage, qui le soutiennent aux extrémités et de place en place (fig. 25, partie b) ?
R. Elles s'appellent les pomçons.
D. Comment appelle-t on les fortes pièces de bois placées en tra- /ers de la maison et du faitage, et sur lesquelles reposent les poiQ« çons (fig. 2o, partie c) ?
R. Les tirants,
D. Comment nomme-t-on chaque paire de ces pièces de bois qui, partant de chaque côté du faîtage et des poinçons, descendent obliquement vers le bout du tirant, de manière à former de chaque côté un triangle (fig. 25, partie d)?
R. Ce sont des arbalétriers.
D. Quelles sont les pièces qui forment l'angle droit de ces triao^ gles?
R. Le poinçon et le tirant.
D. Qu'est-ce qui en forme lé grand côté T
R. L'arbalétrier.
D. Comment appelle-t-on chaque paire de ces pièces de bois qui, partant des deux côtés du poinçon, s'élèvent obliquement jusqu'aux arbalétriers comme pour les soutenir (fig. 25, partie e).
R. Les jambes de force,
D. Et comment appelle-t-on rensemble de toutes ces pièces de bois et de quelques autres réunies ?
R. Une ferme,
D. Comment nomme-t-on ces longues pièces de bois qu'on place dans le sens du faîtage sur les arbalétriers (fig. 25, partie f)t
R. Les pannes.
D. Gomment s'appellent les longues pièces de bois, toutes égales, qu'on pose en travers des pannes, de distance en distance, une extrémité sur le faîtage et l'autre sur les murs (fig. 25, partie g )?
R. Les chevrons,
D. L'extrémité inférieure des chevrons, au lieu de poser à nu sur les murs, ne porte-t-elle pas sur une autre pièce de bois plate, couchée elle-même en long sur l'épaisseur des murs (fig. 25, partie h) ?
R. Oui, l'extrémité inférieure des chevrons porte sur les filières.
D. A l'extrémité inférieure des chevrons, on rapporte encore des pièces de bois, longues d'environ un demi-mètre, pour soutenir la toiture ; comment s'appellent-elles ?
R. Des coyatbx.
D. Est-ce avec des clous ou avec des chevilles que l'on assemble toutes les pièces de la charpente?
R. Avec des chevilles,
D. Quels sont les principaux outils du charpentier ?
R. Ce sont les scies grandes et petites (fig. 26); la ôisaigftté(fîg. 27); les ciseaux (ûg. 28); les tarières ou perçoirs de différentes grosseurs (fig. 29); la hache (flg. 30); la var/ope, le marteau» le maillet (ûg, 31, 32, 33); la petite règle ou jauge (ûg. 34); les compas (ûg. 35); Véquerre et la fausse équerre (ûg. 36, 37) ;\efilà plomb (ûg. 38) ; l'/ierminette (ûg. 39), etc.
D. Gomment les charpentiers peuvent-ils élever jusqu'au haut des maisons leurs pièces de bois si pesantes ?
R. Ils les élèvent au moyen d'une grande machine en bois qu'on appelle une chèvre (ûg. 40).
TROIXIÉME PARTIE. Couvreur et plombier.
(Voir planche IX, à la fin du volume.)
D. Dans quel sens pose-t-on la volige ou les lattes sur les chevrons (fig. 41, partie a ) ?
R. En travers des chevrons, dans le sens du fattage et des pannes.
D. Quels sont les ouvriers qui couvrent ainsi la maison ?
R. Ce sont les couvreurs,
D. De quoi les couvreurs couvrent-ils ensuite la volige ?
R. Ils la couvrent d'ardoises.
D. De quels outils les couvreurs se servent-ils pour tailler leurs ardoises ?
R. D'un marteau de fer tranchant, pointu d'un côté, qu'on appelle essette (fig. 42), et d'un support en fer, pointu d'un côté et tranchant de l'autre, qui s'appelle enclume (ûg. 43).
D. Quels sont les outils dont les couvreurs se servent le plus souvent ?
R. Des échelles ordinaires, des échelles plates (ûg. 44), et des cordages, etc.
D. Comment appelle-t-on la couverture des maisons î
R. Le toit.
D. Lorsqu'une maison est couverte, que pose-t-on au bord et le
long du toit, pour empêcher les gouttes de pluie de couler du toit le long des murs ?
R. On pose des gouttières (ûg. 4î>, partie a).
D. De quoi sont faites les gouttières ?
R. De fer-blanCf ou de zinc, ou de plomb,
D. Comment appelle-t-ou les ouvriers qui font les gouttières?
R. Ferblantièt'S, ou zingueurs, ou. plombiers.
D. Comment Teau arrêtée au bord du toit par la gouttière arrivet-elle jusqu'à terre?
R. Par un tuyau qui descend de la gouttière (Og. 45, partie 6).
D. Comment faut-il placer la gouttière pour que l'eau qu'elle arrête vienne tomber par ce tuyau ?
R. Il faut la placer un peu en pente,
D. Comment s'appelle la partie inférieure du tuyau par où Teau s'échappe?
R. Une gargouille (fîg. 45, partie c).
D. Comment fixe-t-on les gouttières au bord du toit et le long des murs?
R. Avec des crampons en fer (fig. 46).
D. Quels sont les outils nécessaires pour tailler et pour assembler les feuilles de zinc ou de fer-blanc dont on fait les gouttières?
R. Ce sont les ciseaux (fig. 47), le réchaud et le fer à souder (Ûg. 48, 49).