AUTRES SUJETS DE LEÇONS RESSORTANT DES LEÇONS PRÉCÉDENTES
Qu'est-ce que le sable? la chaux?
Comment sont faits la gâche, le rabot du maçon?
Quelles sont les principales espèces de pierres de taille?
Comment sont faits l'équerre ? le niveau?
Comment fait-on les caves, et à quel double usage servent-elles ?
Comment sont faits le pic, la pioche, la truelle, le cordeau?
Comment élève-t-on les échafauds?
De quelle manière se sert-on de ces grandes machines qu'on appelle chèvres?
Qu'est-ce que le plâtre et comment le prépare-t-onî
Dans les linteaux en pierres, comment. s^appelle la pierre du milieu qui retient toutes les autres (clef), et comment est-elle taillée?
Qu'est-ce que l'ardoise? d'où Textrait-on, et comment?
Gomment prépare-t-on les bois de charpente et de menuiserie, depuis l'abatage des arbres?
Comment fait-on le verre?
Quelles sont les qualités du verre?
Quels sont les objets fabriqués en verre et à quels usages servent-ils?
Qu'est-ce que le fer?
A quoi sert la limaille de fer?
De quoi le fer se couvre-t-il quand il est exposé à l'air et à l'humidité?
Que devient le fer couvert de rouille?
Qu'est-ce que la fonte ^ V acier?
Avec quelle matière les serruriers entretiennent-ils le feu de leur forge?
Qu'est-ce que la houille ou charbon de terre? d'où Textrait-on, et comment?
Que veut dire ciseau à froid, clef à vis, etc. ?
Gomment sont faites les tenailles, les limes, les estampes, et à quoi servent-elles?
Comment fabrique-t-on le carreau, la brique?
A quoi servent la scie à refendre, le valet, la varlope, le serrejoint^ etc.?
Qu'est-ceque le marbre? d'où l'extrait-on, et comment?
Comment travaille-t-on le marbre?
Que fait-on des éclats, de marbre?
Comment sont faits les calibres des plafonneurs, à quoi sont-ils utiles? Les outils qui portent le môme nom dans les différents métiers ont-ils la même forme, etc. ?
Lorsqu'une personne éclairée veut établir son crédit sur Tesprit d'une autre personne, afin de pouvoir, au moyen de cette influence, faire comprendre et adopter des idées salutaires, elle commence par considérer la nature de la personne à qui elle s'adresse ; elle observe les dispositions, les facultés que la nature a mises en celle-ci, choisit et proportionne ses moyens d'action selon les ressorts qu'elle a découverts, et, sans froisser ni blesser, mais en satisfaisant ce qui a droit d'être satisfait, obtient un jour toute la confiance qu'elle a su mériter.
Qu'il en soit de même en éducation.
Pour que les enfants deviennent accessibles à vos paroles et se laissent doucement pénétrer par vos inspirations bienfaisantes, favorisez en eux, dans une sage mesure, les inspirations qui ne sont point répréhensibles. Tous les enfants aiment à jouer, et ils s'y montrent si naturellement heureux qu'il serait barbare de leur en faire un reproche. Si le jeu ne forme pas directement l'esprit, il le récrée ; le cœur s'y dilate, le corps s'y fortifie, et tout l'enfant y gagne.
Le jeu ne peut tenir lieu de leçons, et il ne doit pas absorber le temps de l'étude ; mais personne au monde ne peut ni toujours écouter ni toujours étudier. Il faut, à cet âge surtout, danser, courir, sauter, se mouvoir de son propre élan, et se reposer des pensées un peu sérieuses par des jeux souvent vides de pensée.
Pourquoi donc refuseriez-vous l'aimable direction des
plaisirs, vous qui êtes astreints à la direction plus grave des travaux? Pourquoi dédaîgneriez-vous, non d'imposer des jeux, mais de les inspirer, mais de vous y mêler quelquefois? Les récréations n'ont point été organisées dans les Écoles maternelles, et c'est un oubli que Ton ne saurait trop tôt réparer. N'ayez pas peur de déclioir en excitant le bonheur autour de vous. Une récréation où personne ne s'amuse et ne sait à quoi s'occuper peut amener de fâcheux accidents; mais le jeu que vous aurez dirigé n'amènera jamais, soyezen sûrs, pour vos pupilles que des plaisirs plus grands; et pour vous, de leur part, qu'un retour de plus vive affection.'
Qui n'a joué dans son enfance à la Marguerite ^ à La Tow prends garde I au Chevalier du guet y à Giroflée, aux Barres. aux Quatre coins, au Marchand de Toile, au Marchand de plomb, au Furet? Qui n'a dansé mille et mille rondes? Tous ces souvenirs nous sont restés chers. Nous leur sourions encore, même à travers nos préoccupations sérieuses, tristes peut-être !... Rendons à nos enfants ces innocents bonheurs que nous avons goûtés. Nous rappeler nos jouissances d'autrefois, c'est comprendre leurs jouissances d'aujourd'hui. Les enfants ne sont pas plus austères que nous ne l'étions à leur âge, et nous leur devons au moins autant de plaisirs qu'il nous en a été donné.
Il y sans doute autre chose à faire pour les plaisirs de l'enfance que de renouveler ces jeux anciens qui ne sont plus en rapport avec les mœurs de notre époque : le Franc Cavalier j le Duc de Bourbon, n'abattent plus ni tour ni tourelle ; les Pèlerins de Saint-Jacques n'enfoncent plus les portes des villes, aujourd'hui laissées ouvertes devant tous. Ces jeux ne se rattachent donc à rien pour les enfants, si ce n'est à leur besoin naturel de mouvement physique et de naïve imagination.
Ne pourrait-on pas arranger de nouveaux jeux qui, prenant conseil des premiers pour leur ingénuité charmante parfois, ne seraient cependant pas tout à fait étrangers aux choses actuelles qui intéressent les enfants? C'est une entreprise que j'ai essayée, et l'expérience prouve depuis plusieurs années qu'en composant les Jeux gymnastiques, j'ai satisfait à un besoin réel. Je ne puis reproduire ici le volume en entier * , mais voici quelques rondes que je mets à la dernière page : si j'avais consulté à cet égard les petits enfants sous Tinspiration desquels elles ont été écrites, c'est la première page qu'ils m'auraient indiquée.