LA CONSCIENCE
D; Mes enfants, d'où vient donc que, lorsque vous avez bien étudié et travaillé beaucoup, au lieu d'être las et malades, vous êtes si bien portants et de si bonne humeur? Vous ne le savez pas? — Savez-vous mieux pourquoi lorsque vous avez été paresseux, ou désobéissants, que vous n'avez pas été sages enfin, savez-vous pourquoi vous êtes tristes, mécontents, et tout prêts à pleurer pour la moindre chose?... —Vous ne le savez pas non plus? Eh bien! je vais vous le dire.
Dieu aime tant le bien, il désire tant que vous l'accomplissiez, qu'en vous faisant venir au monde, il a mis en vous tous, petits enfunts, quelque cliose qui vous le rappelle sans cesse ; quelque
chose juge toutes vos actions, et vous apprend tout bas si elles sont bonnes ou mauvaises. Ce quelque chose c'est la Conscience, c'est à-dire la science, le jugement de vos actions. — Lorsque vous avez rempli vos devoirs, rendu un service, pardonné une offense, votre conscience vous dit que vous avez fait bien, elle est satisfaite, alors vous êtes satisfaits... — Si au contraire vous avez battu votre frère, trompé votre maman, négligé votre ouvrage, votre conscience vous dit que vous avez fait mal, elle est mécontente, vous devenez mécontents. Car notre bonheur dépend de no* tre conscience. Quand elle nous approuve, nous aurions beau avoir des chagrins nous ne sommes jamais malheureux.
Et notre malheur aussi dépend de notre conscience, puisque nous aurions beau posséder tous les plaisirs et toutes les richesses, si notre conscience grondait, nous ne pourrions nous réjouir.
Savez-vous pourquoi Dieu nous a donné une conscience capable de nous récompenser ainsi de nos bonnes actions?
R. Parce qu'il est bon.
D. Mais pourquoi Ta-t-il faite capable aussi de nous punir de nos actions mauvaises ?
R. Parce qu'il est juste, etc.