Enseignement pratique et technique [microforme]
J'approuve complètement votre projet de réunir en brochure les articles que vous avez fait paraître dernièrement dans la Presse sur la question de ‘“ l’enseignement manuel de l'enfant dans l’école primaire. ”
Parus dans plusieurs numéros, publiés parfois à des intervalles assez éloignés, ces articles ont pu ne pas être tous lus, et dans beaucoup de cas, n'ont pas été conservés : ils n’ont donc pas produit tout le bien qu’on devait en attendre et n’ont pas surtout attiré suffisamment l'attention du public sur l’importante question que vous avez traitée.
Votre brochure, en présentant dans leur ensemble tous ces articles et en rendant ainsi leur lecture et leur méditation faciles et productives, vous permettra certainement d'atteindre le but que vous vous êtes proposé : faire com-
prendre la nécessité d'introduire l’enseignement manuel | dans nos écoles primaires ; montrer ce que les nations eu- | | ropéennes et les Etats-Unis ont fait jusqu'ici pour introduire cet enseignement dans leurs écoles, ainsi que les excellents résultats qu’elles en ont obtenus.
Le résumé que vous donnez de l'étude approfondie de cette question par le Congrès international des instituteurs ; les exemples que vous citez du fonctionnement de l’enseignement manuel en France, en Suisse, en Suède, aux Etats-Unis ; les rapports si concluanis des hommes les ‘plus compétents dont vous donnez des extraits nombreux, tout cela doit porter forcément la conviction dans tous les esprits. YEL
Après avoir lu votre brochure, il deviendra évident pour tous que l’avenir, et le perfectionnement de notre industrie dépendent de l'introduction, dans le plus bref délai, de l’enseignement manuel dans nos écoles primaires.
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Comme vous le dites, vous n'avez pu avoir l'intention de traiter à fond ce vaste sujet dans une brochure d’une cinquantaine de pages ; il faudrait des volumes pour l’approfondir comme il le mérite. Vous avez voulu simplement appeler sur ce sujet l'attention des hommes chargés de l’éducation, de tous ceux qui portent intérêt à notre industrie et tout spécialement du gouvernement et du Conseil de l'instruction publique. Je pense que vous réussirez et que lorsque votre brochure aura la publicité qu’on doit lui souhaiter, l'enseignement manuel dans l’école primaire aura cause gagnée dans notre pays, comme elle l’a, depuis longtemps déjà, chez les autres nations.
e Conseil des Arts et Métiers, convaincu comme vous et comme les hommes éminents dont vous avez reproduit les témoignages, que l'avenir de notre industrie dépend de l’introduction de l’enseignement manuel dans l’école primaire, espère que votre brochure aura une grande publicité, et qu'ainsi, ayant vulgarisé cette importante question dont peu de gens se sont occupés en Canada, elle contribuera à faire triompher cet enseignement dont vous avez exposé si clairement les excellents résultats pratiques.
Déjà le Conseil des Arts et Métiers qui connait les bons résultats produits par l’enseignement manuel a fait de nombreux efforts pour l’introduire dans des classes du soir ; mais cela ne suffit pas, il faut que cet enseignement soit implanté aussi dans les écoles de jour.
Soyez convaincu, monsieur, que le Conseil des Arts et Métiers vous aidera de tout son pouvoir, car il considère l’enseignement manuel comme une nécessité qui s'impose et comme une question vitale pour nos industriels.
Votre bien dévoué,
S. C. STEVENSON, - Secrétaire du Conseil des Arts et Métiers:
som patron pour aller chercher ailleurs une besogne.